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Unité retrouvée pour la Lesbian & Gay Pride de Lyon

Par Renan Benyamina mardi 16 juin 2009, à 14h45 | 2736 vues
Plus de: Lyon, lesbian & gay pride

INTERVIEW. Les commerçants exclus de la Marche pour des propos transphobes ont présenté leurs excuses et appelé à un défilé solidaire samedi. Une victoire du dialogue selon le président de la Marche, qui répond à TÊTU.

La Marche des fiertés lyonnaise devrait se faire remarquer samedi, puisque les participants défileront derrière un mot d'ordre courageux: «Respectons la transidentité. Refusons la transphobie». Les conflits qui ont opposé commerces et associations sur ce mot d'ordre ont donc laissé la place à l'unité. En effet, les représentants des quatre établissements, exclus de la Marche en raison de propos jugés transphobes (voir l'article de TÊTU), ont adressé une lettre d'excuse aux 17 associations adhérentes de la Lesbian and Gay Pride, dans laquelle ils «invitent tout le monde à défiler le 20 juin prochain». Une victoire du dialogue et de la pédagogie qui augure une Marche aussi mobilisatrice que joyeuse. Rencontre avec David Souvestre, président de la LGP de Lyon.

TÊTU: Pourquoi avoir choisi de dédier le mot d'ordre de la marche 2009 aux droits des personnes trans ?
David Souvestre: Dès 2004, la Lesbian and Gay Pride (LGP) de Lyon a porté les revendications trans. À l'époque, nous militions pour la reconnaissance de la transphobie par la HALDE, qui était en cours de création. Avec l'association trans Chrysalide, qui a rejoint la LGP en 2006, nous avons poursuivi ce travail pour mobiliser nos partenaires et nos compagnons de route. Le mot d'ordre de la Marche des fiertés cette année est l'aboutissement de cette séquence. Par ailleurs, l'actualité nationale s'y prête particulièrement: Roselyne Bachelot va recevoir un rapport de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge médicale des personnes trans. Il est important de lui faire entendre que nous nous inscrivons en faux contre ce rapport et que nous désapprouvons l'opacité dans laquelle il a été écrit. Il y a bien eu une consultation publique mais nous considérons qu'il s'agit d'une mascarade.

A-t-il été facile d'imposer ce mot d'ordre audacieux ?
Nous avons décidé de travailler sur la transphobie en janvier 2009 ; les 17 associations qui siègent à la LGP se sont prononcées favorablement, c'était naturel pour tout le monde. Seules les associations LGBT peuvent porter ces revendications. Quel autre mouvement peut poser la question dans l'espace public de la stérilisation obligatoire des trans qui veulent changer de sexe à l'état civil ? Il faut sensibiliser l'opinion publique et alerter les politiques sur ces pratiques barbares.

Commerçants et associatifs se sont opposés sur le mot d'ordre, avant  de s'entendre. Comment expliquer ces résistances ? Ques sont vos objectifs pour le 20 juin ?
Les résistances procèdent d'une ignorance et de préjugés. Je suis persuadé que la communauté LGBT, c'est comme une famille ou un groupe d'amis. Il faut parfois que le conflit éclate pour que la parole se libère et que les choses importantes soient dites. C'est ce qui s'est passé à Lyon ; aujourd'hui, le conflit est derrière nous, les commerçants que nous avions interpellés sur leurs propos s'en sont excusés et tous désormais affirment soutenir le mot d'ordre. Malgré les difficultés que nous avons connues pendant quelques semaines, je suis persuadé qu'il y aura autant de monde que l'an passé, sept chars seront présents comme en 2008. Cette marche sera une fois de plus festive et revendicative ; avec un mot d'ordre fort, je suis sûr qu'il s'agira de la plus belle marche de France et j'espère qu'elle servira de modèle aux autres. J'espère que Roselyne Bachelot nous entendra ; le 20 juin, nous serons uni-e-s, fier-e-s et solidaires.

Propos recueillis par Renan Benyamina. Photo: LGP de Lyon (Marche 2008)

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25 réactions de la communauté

 
NémoGizmo

De NémoGizmo

Le 17 juin à 10h53

en somme "tout est bien qui finit bien" :-)) bonne nouvelle! si entre LGBT de bonne volonté on rejette a priori toute une partie de nos 'troupes', en effet on n'est pas sortis... bravo aux lyonnais! bises à mes potes locaux. :o))

 
Un type qui passait par là

De Un type qui passait par là

Le 17 juin à 16h36

Bonjour, Ayant suivi cette affaire depuis l’affichage du mot d’ordre, la lettre ouverte (exclusion des commerçants) puis l’autre lettre ouverte (affirmation d’excuses publiques), je me permets de déposer un petit commentaire sur votre article. La lettre ouverte diffusée sur Facebook début juin a été le premier pavé si l’on peut dire. C’est en effet le collectif associatif (ou l’un de ses membres/représentants) qui a émis cet écrit fracassant, signifiant que les quatre commerces expressément nommés ne participeraient pas à la Gay Pride 2009 car ils en avaient été tout bonnement exclus. C’est ainsi que les associations ont, et n’ayons pas peur de le dire, jeté de l’huile sur le feu. Sans sombrer dans les abysses d’une analyse métalinguistique profonde, il convient de souligner certains passages de cette lettre ouverte, et en particulier celui-ci : "Vous avez remis en cause certaines des revendications fondamentales que doivent porter selon nous toutes les personnes LGBT, comme l'arrêt immédiat de l'obligation de stérilisation des trans souhaitant changer d'Etat-Civil". Je réitère en sélectif : « revendication fondamentales (…) que doivent ». Vous noterez le petit côté prosélytisme de lobby. Les revendications portées par la marche de cette année, et pardon de le signaler, sont pour partie loin d’être fondamentales ! Et puisque Têtu ne les a pas clairement énoncées (hé oui… désolé), les voici dans un extrait de la lettre « triomphaliste » du collectif associatif datant d’après les excuses publiques : « - la dépsychiatrisation des trans et donc la liberté de démarrer une transition médicale directement via son généraliste ou endocrinologue, sans être soumis au bon vouloir d’un psychiatre la prise en charge par la Sécurité Sociale des opérations y compris en dehors de l’Union Européenne, de bien meilleure qualité ; - la possibilité de changement d’état civil aux personnes non stérilisées, non opérées et sans traitement hormonal en faisant la demande, via une démarche administrative et non judiciaire ; - la reconnaissance de la transphobie, au même titre que l’homophobie, le sexisme ou le racisme, dans les textes de loi sur les discriminations, l’injure et les violences, ou encore par la HALDE » Revendication première : le changement de sexe, quoi qu’on puisse en dire ou en penser et en dépit des arguments fallacieux ou des témoignages erronés qu’on saura donner, est une décision lourde qui résulte d’un sentiment d’injustice, d’erreur ou de mal être (ou de quelque autre sentiments non plein d’heur…). En tant que tel, il convient d’accompagner le décisionnaire dans sa démarche. Bien que l’on puisse comprendre le désir de liberté et d’indépendance (non soumis à un contrôle médical) du décisionnaire, il reste une personne dotée d’un état psychologique nouveau et encore généralement peu « équilibré » ou « fiable » ou qui tout au moins est à considérer comme spécifique, singulier… On peut remettre en cause toute la science psychologique, et j’imagine qu’on n’y manquera pas, mais voilà : le transsexualisme, ou « dysphorie du genre » est un syndrome appartenant à une catégorie psychopathologique… Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est un fait de psychologie… Alors que le sujet est pris en charge dans sa démarche de métamorphose par une équipe médicale, le collectif revendique la fin de cette assistance médicale… Quoi que puisse en penser le sujet et quel que soit sa position entre acceptation et déni, il est et reste, pour un temps défini et aléatoire, un patient de psychologue. La première des revendications de la marche est donc l’abrogation d’un droit médical d’accompagnement et de suivi, en somme d’aide et certes de contrôle d’équilibre… Ce qui reste une aide : le patient étant potentiellement sujet à des troubles divers il doit être suivi : on ne peut d’après la loi française le laisser en proie à un danger quelconque… En ce qui concerne la prise en charge par sécurité sociale de l’opération de transformation du corps y compris pour une opération hors de l’Union Européenne, je ne tiens même pas à argumenter, je pense que les médias (ouh les méchants médias qui nous manipulent oui, ouh) nous parlent bien assez du trou de la sécu, de la nécessité de renoncer au remboursement de certains médicaments ou interventions, etc. Je ne veux même pas en débattre, je ne suis pas un économiste, mais ce qui semble positif, c’est que le collectif associatif n’en compte apparemment pas non plus… Ou alors un utopiste. Revendication seconde : je vous invite à la relire avec attention… Encore un peu… Très bien alors voila : si on appliquait la revendication telle quelle, n’importe qui, pourrait prétendre au genre opposé. Oui opposé, là encore je vais me faire l’avocat du diable, mais la palette chromosomique humaine permet deux genres : masculin et féminin, l’un et l’autre étant donc sémantiquement (et ceci par une foule de sèmes universellement – allez mettons internationalement pour ne pas que l’on me reproche une propension à la généralisation – intrinsèques) opposés. Donc le collectif demande une amputation du système d’accompagnement et de contrôle en place au profit d’une cacophonie administrative (oui après on revendiquera une meilleure organisation administrative…). D’accord le raisonnement avancé est absurde et je pourrais pourtant pousser, mais je m’abstiendrai. Si la personne transsexuelle est accompagnée dans sa métamorphose par une équipe médicale, qu’elle suit un traitement et qu’elle est soumise à un contrôle de crédulité judiciairement, ce n’est que pour une chose : son bien ! Si demain n’importe qui pouvait changer, administrativement, de genre, alors les discriminations et les insultes « transphobes » se multiplieraient !... A en croire les associations, la transsexualité est un fait social simplement minoritaire qui ne devrait pas être soumis à contrôle ou à suivi… Recentrons : c’est une métamorphose lourde de l’organisme, un dopage du système hormonal et la sortie d’une situation d’exil, de solitude, de souffrance ou tout au moins de mal être vers un monde nouveau, un mode d’existence nouveau. Il faut je pense arrêter de minimiser l’acte et la décision. En ce qui concerne la stérilisation, il est vrai que cela épargnerait une « humiliation » ou un sentiment de destitution ou de perte de soi-même supplémentaire dans le processus de métamorphose. La loi française n’autorisant encore même pas l’adoption homosexuelle, la reconnaissance du second parent ou l’adoption d’un enfant par un gay isolé (homosexualité = condition rédhibitoire), je pense qu’il convient de ne pas mettre la charrue avant les bœufs (pardonnez l’image) : avant d’exiger qu’une personne transsexuelle puisse être père ou mère, il faudra faire passer la pilule du père gay et de la mère lesbienne… Hé oui… Ce sera plus aisé ensuite. Et oui, oui, le T de LGBT est la cause oubliée, etc., mais non : chaque problème a son heure, et l’heure de la « trans-parentalité » n’a pas encore sonné je pense… Revendication troisième : là je n’irai pas par quatre chemins puisque je suis tout à fait d’accord avec ce combat-ci. Concernant les commerces maintenant, il est vrai que ceux-ci ont adressé une lettre d’excuse (j’imagine que c’est vrai puisque c’est véhiculé), bien que l’appellation d’excuses publiques me semble peu appropriée (nous n’avons pas vu de lettre ouverte des commerçants). Toutefois, il reste des éléments que Têtu ne précise pas (eh oui…). En même temps, Têtu a fait le choix de relayer l’information sous forme d’une interview, une forme somme toute assez neutre qui ne se veut froisser ni blesser personne. Très fin, bravo… Vous nous aviez cependant habitués à des écrits moins consensuels. Ce qui n’est pas précisé donc, c’est que les commerces visés sont ceux qui à Lyon sont les plus emblématiques du « milieu gay ». On dit à un gay lyonnais « tu fréquentes le milieu ? », celui-ci peut vus répondre « non l’UC ça m’a soulé » ou « Pas trop, je vais plutôt au DV1, à la chapelle »… Le milieu gay toujours, mais moins emblématique et sans les milles reproches que l’on adresse au « milieu »… Bon est-il utile de préciser cela ? Mettons que non. Les commerces sont emblématiques et voilà tout. En tant que tels, ils n’ont pas de grands besoins de communication au sein des magazines associatifs pour la Gay Pride etc., ce qui fait que pour la Gay Pride, char mis a part, leur contribution est somme toute limitée. Or, l’itinéraire de la marche passe depuis plusieurs années devant le Cap Opéra (qui du coup engrange à vu de nez un bon chiffre). Les associations « ont fait pression » si l’on peut dire (je mets de guillemets) sur le dit bar en avançant un itinéraire différent pour les années à venir. Une lettre d’excuse est donc en effet un acte envisageable dans ces conditions d’intérêt… Toutefois, et c’est là l’essentiel propos de cette précision sur les commerces, voici un petit passage de la lettre ouverte « triomphaliste » où le collectif brandit les excuses publiques des commerces : « Dans cette lettre, ils présentent leurs « sincères excuses à toutes les personnes que [leurs] propos, lors des différents échanges, ont pu blesser ou choquer » et affirment « soutenir sans aucune restriction, le mot d’ordre de cette année : Respectons la transidentité, refusons la transphobie ». Ils reconnaissent que « les personnes trans et leurs revendications restent les grandes oubliées du combat pour l’égalité et qu’il reste effectivement beaucoup de combats à mener ».Ils précisent en outre renoncer à toute participation à la Marche de cette année, sous quelque forme que ce soit, afin d’apaiser les tensions, mais invitent « tout le monde à défiler la samedi 20 juin prochain » » Les commerces ne participeront pas à la marche de cette année alors qu’ils sont les emblèmes lyonnais du milieu gay… Qui donc est la dernière roue du carrosse cette année ? Vous noterez bien au passage qu’en ce qui concerne la non participation des commerces, l’extrait n’est pas directement cité, il s’agit de discours indirect avec prêt intentionnel… Le slogan à la tournure piètre nous l’avait déjà laissé présager mais voilà une belle confirmation : le rhétorique n’est pas le fort du collectif associatif… En bref : l’unité lyonnaise n’est pas du tout à l’ordre du jour, elle n’est qu’une image que s’est attelée à dépeindre le collectif associatif en brandissant tour à tour décision d’exclusion, lettre ouverte à (pseudo)scandales, menace économique, etc. Il convient donc de préciser cela. J’espère que ce « petit » écrit saura replacer chaque chose à sa place et que le collectif associatif ne s’en sortira pas avec l’image de l’enfant de communion qui lutte contre les méchants démons capitalistes que sont les commerces gay… Les associations se sont lancées tête baissée dans un trou noir en brandissant le petit chat miséreux de la cause LGBT et n’ont pas pris soin de tenir compte de leurs partenaires commerçants. Ils ont ainsi avancé un slogan peu unificateur en sachant pertinemment que la marche ne serait pas boudée puisqu’étant la 14ème à Lyon, elle est un évènement festif attendu. Convaincues de leur hégémonie sur la vie gay lyonnaise, elles n’ont pas hésité à cracher sur leurs partenaires, à les boycotter, à les diaboliser en place publique pour finalement les faire s’incliner, sans autre but finalement de se gargariser publiquement de l’image symbolique… Alors, si joyeuse que ça la vie lyonnaise ? Si vilains les commerces ? Si victimes les associations ?

 
Synh

De Synh

Le 17 juin à 17h22

Hé ben, qu'est ce qu'on peut lire comme betises dans les commentaires de gens qui ne savent absolument pas de quoi il parlent... Actuellement dans un parcours trans' officiel ( c'est a dire régit par les equipes hospitalieres dites officielles ) c'est un petit tour qui peut s'averer tres long chez un psy, qui une fois ayant décidé que la personne est bien trans' ( notons que ça n'est que la decision du psy, et pas de la personne qui n'a absolument pas son mot a dire la dedans.. ) l'envoie chez l'endocryno, etc ... C'est ça un suivi ? Pardonnez-moi, mais le but d'un vrai suivi, c'est l'accompagnement aux personnes, et rien que ça, alors il serait aussi temps qu'on arrete de nous prendre pour des imbeciles, NON il n'y a pas de suivi, quand t'es trans', t'es malmené quelques mois, voir quelques années par un psy qui ensuite te lache completement dans ta transition et n'y prend part en aucune façon. Et quand la personne se retrouve avec des changements tres rapides de son corps, parfois celà peut-etre effrayant, parce que mine de rien, ces gens qui se prétendent psychiatres, ils ne te préparent pas vraiment a passer le cap de la transition... Je ne parle pas du reste, mais je n'en pense pas moins... Au lieu de raconter des betises, s'informer parfois, c'est bien aussi ...

 
hector dumas

De Un type qui passait par là

Le 17 juin à 18h48

Mettons en effet que derrière le suivi d'une équipe médicale se cache un parcours difficile et parfois dissuasif. On est resté en France dans une optique de changement d'esprit plutot que de corps, mais plus pour très longtemps et j'y reviendrai plus loin. Toutefois, de là à qualifier la totalité de mon commentaire de "bêtise", je trouve que c'est un peu abusif. Quoi de plus évident que d'affubler les personnes réfractaires à sa propre pensée d'une ignorance caractérisée...

Et puisque ma foi l'exercice est des plus facile je vais m'y prêter avec un argument qui saura montrer que je ne suis pas des plus ignares. Voici un petit article du télégramme, du moins en voici un extrait :
"Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a saisi la Haute autorité de santé en vue d'un décret sortant la transsexualité de la catégorie des affections psychiatriques." 17 mai 2009.
Militer pour l'abandon du suivi psychiatrique et du contrôle et de tout ce que dénonce Synh, c'est un combat à l'agonie : qui dit non à l'affection psychiatrique dit non au contrôle psychiatrique. Le premier pas avait déjà été fait en 1992 avec la condamnation de la France par la cours Européenne... Le second en bonne marche.

Au vu de cela, la première revendication brandie par le collectif s'inscit dans un combat qui est simplement mort et organiser une marche militante pour un en cours d'acquis, c'est là la plus belle preuve d'ignorance. Et quand la Haute autorité de la santé aura rendu un rapport perçu comme positif pour les associations, elles revendiqueront cette formidable avancée "lancée par la marche lyonnaise" ?

Je défends d'autant plus ma position au vu de l'inertie du collectif (cette année en ce qui concerne la gay pride du moins) face aux acquis européens (mariage gay, adoption...) !... Une Gay pride n'a pas à défiler pour revendiquer des en cours d'acquis...

 
hector dumas

De Un type qui passait par là

Le 17 juin à 18h48

Mettons en effet que derrière le suivi d'une équipe médicale se cache un parcours difficile et parfois dissuasif. On est resté en France dans une optique de changement d'esprit plutot que de corps, mais plus pour très longtemps et j'y reviendrai plus loin. Toutefois, de là à qualifier la totalité de mon commentaire de "bêtise", je trouve que c'est un peu abusif. Quoi de plus évident que d'affubler les personnes réfractaires à sa propre pensée d'une ignorance caractérisée...

Et puisque ma foi l'exercice est des plus facile je vais m'y prêter avec un argument qui saura montrer que je ne suis pas des plus ignares. Voici un petit article du télégramme, du moins en voici un extrait :
"Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a saisi la Haute autorité de santé en vue d'un décret sortant la transsexualité de la catégorie des affections psychiatriques." 17 mai 2009.
Militer pour l'abandon du suivi psychiatrique et du contrôle et de tout ce que dénonce Synh, c'est un combat à l'agonie : qui dit non à l'affection psychiatrique dit non au contrôle psychiatrique. Le premier pas avait déjà été fait en 1992 avec la condamnation de la France par la cours Européenne... Le second en bonne marche.

Au vu de cela, la première revendication brandie par le collectif s'inscit dans un combat qui est simplement mort et organiser une marche militante pour un en cours d'acquis, c'est là la plus belle preuve d'ignorance. Et quand la Haute autorité de la santé aura rendu un rapport perçu comme positif pour les associations, elles revendiqueront cette formidable avancée "lancée par la marche lyonnaise" ?

Je défends d'autant plus ma position au vu de l'inertie du collectif (cette année en ce qui concerne la gay pride du moins) face aux acquis européens (mariage gay, adoption...) !... Une Gay pride n'a pas à défiler pour revendiquer des en cours d'acquis...

 
hector dumas

De Un type qui passait par là

Le 17 juin à 18h54

Mettons en effet que derrière le suivi d'une équipe médicale se cache un parcours difficile et parfois dissuasif. On est resté en France dans une optique de changement d'esprit plutot que de corps, mais plus pour très longtemps et j'y reviendrai plus loin. Toutefois, de là à qualifier la totalité de mon commentaire de "bêtise", je trouve que c'est un peu abusif. Quoi de plus évident que d'affubler les personnes réfractaires à sa propre pensée d'une ignorance caractérisée...

Et puisque ma foi l'exercice est des plus facile je vais m'y prêter avec un argument qui saura montrer que je ne suis pas des plus ignares. Voici un petit article du télégramme, du moins en voici un extrait :
"Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a saisi la Haute autorité de santé en vue d'un décret sortant la transsexualité de la catégorie des affections psychiatriques." 17 mai 2009.
Militer pour l'abandon du suivi psychiatrique et du contrôle et de tout ce que dénonce Synh, c'est un combat à l'agonie : qui dit non à l'affection psychiatrique dit non au contrôle psychiatrique. Le premier pas avait déjà été fait en 1992 avec la condamnation de la France par la cours Européenne... Le second en bonne marche.

Au vu de cela, la première revendication brandie par le collectif s'inscit dans un combat qui est simplement mort et organiser une marche militante pour un en cours d'acquis, c'est là la plus belle preuve d'ignorance. Et quand la Haute autorité de la santé aura rendu un rapport perçu comme positif pour les associations, elles revendiqueront cette formidable avancée "lancée par la marche lyonnaise" ?

Je défends d'autant plus ma position au vu de l'inertie du collectif (cette année en ce qui concerne la gay pride du moins) face aux acquis européens (mariage gay, adoption...) !... Une Gay pride n'a pas à défiler pour revendiquer des en cours d'acquis...

 
Synh

De Synh

Le 17 juin à 18h33

Hé ben, qu'est ce qu'on peut lire comme betises dans les commentaires de gens qui ne savent absolument pas de quoi il parlent... Actuellement dans un parcours trans' officiel ( c'est a dire régit par les equipes hospitalieres dites officielles ) c'est un petit tour qui peut s'averer tres long chez un psy, qui une fois ayant décidé que la personne est bien trans' ( notons que ça n'est que la decision du psy, et pas de la personne qui n'a absolument pas son mot a dire la dedans.. ) l'envoie chez l'endocryno, etc ... C'est ça un suivi ? Pardonnez-moi, mais le but d'un vrai suivi, c'est l'accompagnement aux personnes, et rien que ça, alors il serait aussi temps qu'on arrete de nous prendre pour des imbeciles, NON il n'y a pas de suivi, quand t'es trans', t'es malmené quelques mois, voir quelques années par un psy qui ensuite te lache completement dans ta transition et n'y prend part en aucune façon. Et quand la personne se retrouve avec des changements tres rapides de son corps, parfois celà peut-etre effrayant, parce que mine de rien, ces gens qui se prétendent psychiatres, ils ne te préparent pas vraiment a passer le cap de la transition... Je ne parle pas du reste, mais je n'en pense pas moins... Au lieu de raconter des betises, s'informer parfois, c'est bien aussi ...

 
Synh

De Synh

Le 17 juin à 20h58

Rien n'est jamais acquis : On voit encore des gens se faire tabasser parce qu'ils sont etrangers, homo ou trans ( et j'en passe ! ) On voit encore des controles de police ( hé, oui ) dans des lieux communautaires ( bars homos ) pour des " relevés d'identité ". On voit encore des gens se cacher, se suicider ( et j'en passe, encore une fois ) pour des rejets conditionnés par notre belle société qui se veut ( en apparence ) solidaire. Mais qu'est ce que vous croyez ? Bachelot dit : " les trans ne seront plus consideres comme des malades mentaux , mais les parcours de soin restent les memes " Elle est ou l'avancée la dedans ? Et le rapport de la HAS ! Tres controversé par les associations ! Et vous savez pourquoi ? Pour faire simple, ils ont purement et simplement noyé le poisson, et veulent en plus de cela imposer des parcours en equipes hospitalieres " officielles " a tout le monde, quand on regarde bien. Enfin, c'est ce que préconise. Et en sachant un peu quels ont été les acteurs de la redaction de ce rapport ( a tous les niveaux ) on ne peut que se poser des questions ... Un combat mort ? Non, il est bien vivant, bien au contraire. Il est bien vivant.

 
Un type qui passait par là

De Un type qui passait par là

Le 17 juin à 21h44

Les associations, en tant que telle se doivent de tout controverser tant que ce n'est pas parfait et ce n'est qu'après coup qu'elles reviennent sur un évènement pour en faire une victoire. Alors que le PACS à l'époque, pour ne citer que cela, avait une pâle figure de sous mariage pour homo étiqueté, des associations nous disent aujourd'hui être très fières de l'avancée qui a eu lieu avec le PACS... En vouloir toujours plus, c'est une nature, celle de l'Homme, qui, en collectif associatif particulièrement semblerait-il, se voit multipliée... "Rien n'est jamais acquis". La situation des gays, des étrangers et autres minorités reconnues en tant que telle s'est bien arrangée. Il existe aujourd'hui des lois qui protèges du racisme sous de nombreuses formes après ça ne peut pas protéger des mauvaises intentions... Si le combat n'est gagné que quand le monde est utopiste et jonché d'exclusives bonnes attentions, alors le combat est d'autant plus mort : on se bat contre des fantômes pour atteindre une brise... La procédure mise en place en France a justement permis une baisse significative du taux de suicide post-intervention chez les transsexuels (beaucoup moins de suicides que lorsque la médecine cherchait à changer l'esprit du sujet plutôt que son corps...). Après, que notre société soit solidaire aou nom, cela n'a pas à entrer en débat et saura trouver sa place sans doute plus sur un forum marxiste ou raelien... Notre société est en perpétuelle mutation et la mondialisation renforce toute forme d'individualisme, on ne va pas changer le monde. Le suicide est rarement anomique ou altruiste. L'appellation d'un suicide décidé pour raison d'absence d'interaction, d'intégration ou de reconnaissance sociale c'est "suicide égoiste". Si un individu est isolé ou autre, il existe de nombreux collectif de soutien aujourd'hui... Passons, le débat est ailleurs. "Bachelot dit : " les trans ne seront plus consideres comme des malades mentaux , mais les parcours de soin restent les memes " "... Des sources ? Non parce que sinon c'est presque de la diffamation publique, pardon de le signaler. Roselyne Bachelot a saisi la HAS et elle a obtenu le retrait de la transsexualité de la liste des affections mentales... La réalité brute, c'est ça. A partir de là, c'est la porte ouverte à toute les démarches judiciaires : la Cours Européenne ne laissera pas le France traiter certains de ces citoyens comme des malades mentaux en leur imposant un parcours psychiatrique du combattant... Roselyne Bachelot a ouvert la grande porte aux associations et aux militant et elle se fait cracher au visage parce qu'il manque les tapis rouge l'orchestre et les petits fours ? Après je vais revenir sur le petit propos "Je ne parle pas du reste, mais je n'en pense pas moins... Au lieu de raconter des betises, s'informer parfois, c'est bien aussi ...". Je demande quelle bêtise ? Non parce que je suis prêt à débattre du reste aussi. Les relations avec les commerçants ? Le manque de décences des associations ? La victimisation médiatique des associations ? L'absence de réponse sur le vrai fond de ma lettre (mot d'ordre pas au gout du jour du tout) ? etc.

 
Un type qui passait par là

De Un type qui passait par là

Le 17 juin à 21h48

Les associations, en tant que telle se doivent de tout controverser tant que ce n'est pas parfait et ce n'est qu'après coup qu'elles reviennent sur un évènement pour en faire une victoire. Alors que le PACS à l'époque, pour ne citer que cela, avait une pâle figure de sous mariage pour homo étiqueté, des associations nous disent aujourd'hui être très fières de l'avancée qui a eu lieu avec le PACS... En vouloir toujours plus, c'est une nature, celle de l'Homme, qui, en collectif associatif particulièrement semblerait-il, se voit multipliée... "Rien n'est jamais acquis". La situation des gays, des étrangers et autres minorités reconnues en tant que telle s'est bien arrangée. Il existe aujourd'hui des lois qui protèges du racisme sous de nombreuses formes après ça ne peut pas protéger des mauvaises intentions... Si le combat n'est gagné que quand le monde est utopiste et jonché d'exclusives bonnes attentions, alors le combat est d'autant plus mort : on se bat contre des fantômes pour atteindre une brise... La procédure mise en place en France a justement permis une baisse significative du taux de suicide post-intervention chez les transsexuels (beaucoup moins de suicides que lorsque la médecine cherchait à changer l'esprit du sujet plutôt que son corps...). Après, que notre société soit solidaire aou nom, cela n'a pas à entrer en débat et saura trouver sa place sans doute plus sur un forum marxiste ou raelien... Notre société est en perpétuelle mutation et la mondialisation renforce toute forme d'individualisme, on ne va pas changer le monde. Le suicide est rarement anomique ou altruiste. L'appellation d'un suicide décidé pour raison d'absence d'interaction, d'intégration ou de reconnaissance sociale c'est "suicide égoiste". Si un individu est isolé ou autre, il existe de nombreux collectif de soutien aujourd'hui... Passons, le débat est ailleurs. "Bachelot dit : " les trans ne seront plus consideres comme des malades mentaux , mais les parcours de soin restent les memes " "... Des sources ? Non parce que sinon c'est presque de la diffamation publique, pardon de le signaler. Roselyne Bachelot a saisi la HAS et elle a obtenu le retrait de la transsexualité de la liste des affections mentales... La réalité brute, c'est ça. A partir de là, c'est la porte ouverte à toute les démarches judiciaires : la Cours Européenne ne laissera pas le France traiter certains de ces citoyens comme des malades mentaux en leur imposant un parcours psychiatrique du combattant... Roselyne Bachelot a ouvert la grande porte aux associations et aux militant et elle se fait cracher au visage parce qu'il manque les tapis rouge l'orchestre et les petits fours ? Après je vais revenir sur le petit propos "Je ne parle pas du reste, mais je n'en pense pas moins... Au lieu de raconter des betises, s'informer parfois, c'est bien aussi ...". Je demande quelle bêtise ? Non parce que je suis prêt à débattre du reste aussi. Les relations avec les commerçants ? Le manque de décences des associations ? La victimisation médiatique des associations ? L'absence de réponse sur le vrai fond de ma lettre (mot d'ordre pas au gout du jour du tout) ? etc.

 
Un type qui passait par là

De Un type qui passait par là

Le 17 juin à 22h15

Les associations, en tant que telle se doivent de tout controverser tant que ce n'est pas parfait et ce n'est qu'après coup qu'elles reviennent sur un évènement pour en faire une victoire. Alors que le PACS à l'époque, pour ne citer que cela, avait une pâle figure de sous mariage pour homo étiqueté, des associations nous disent aujourd'hui être très fières de l'avancée qui a eu lieu avec le PACS... En vouloir toujours plus, c'est une nature, celle de l'Homme, qui, en collectif associatif particulièrement semblerait-il, se voit multipliée... "Rien n'est jamais acquis". La situation des gays, des étrangers et autres minorités reconnues en tant que telle s'est bien arrangée. Il existe aujourd'hui des lois qui protèges du racisme sous de nombreuses formes après ça ne peut pas protéger des mauvaises intentions... Si le combat n'est gagné que quand le monde est utopiste et jonché d'exclusives bonnes attentions, alors le combat est d'autant plus mort : on se bat contre des fantômes pour atteindre une brise... La procédure mise en place en France a justement permis une baisse significative du taux de suicide post-intervention chez les transsexuels (beaucoup moins de suicides que lorsque la médecine cherchait à changer l'esprit du sujet plutôt que son corps...). Après, que notre société soit solidaire aou nom, cela n'a pas à entrer en débat et saura trouver sa place sans doute plus sur un forum marxiste ou raelien... Notre société est en perpétuelle mutation et la mondialisation renforce toute forme d'individualisme, on ne va pas changer le monde. Le suicide est rarement anomique ou altruiste. L'appellation d'un suicide décidé pour raison d'absence d'interaction, d'intégration ou de reconnaissance sociale c'est "suicide égoiste". Si un individu est isolé ou autre, il existe de nombreux collectif de soutien aujourd'hui... Passons, le débat est ailleurs. "Bachelot dit : " les trans ne seront plus consideres comme des malades mentaux , mais les parcours de soin restent les memes " "... Des sources ? Non parce que sinon c'est presque de la diffamation publique, pardon de le signaler. Roselyne Bachelot a saisi la HAS et elle a obtenu le retrait de la transsexualité de la liste des affections mentales... La réalité brute, c'est ça. A partir de là, c'est la porte ouverte à toute les démarches judiciaires : la Cours Européenne ne laissera pas le France traiter certains de ces citoyens comme des malades mentaux en leur imposant un parcours psychiatrique du combattant... Roselyne Bachelot a ouvert la grande porte aux associations et aux militant et elle se fait cracher au visage parce qu'il manque les tapis rouge l'orchestre et les petits fours ? Après je vais revenir sur le petit propos "Je ne parle pas du reste, mais je n'en pense pas moins... Au lieu de raconter des betises, s'informer parfois, c'est bien aussi ...". Je demande quelle bêtise ? Non parce que je suis prêt à débattre du reste aussi. Les relations avec les commerçants ? Le manque de décences des associations ? La victimisation médiatique des associations ? L'absence de réponse sur le vrai fond de ma lettre (mot d'ordre pas au gout du jour du tout) ? etc.

 
Synh

De Synh

Le 18 juin à 22h22

Mais bien sur oui ... Vous avez raison, continuez donc comme celà.. C'est avec le genre de discours que vous tenez, monsieur, que les choses n'avancent pas.. Ne me dites pas le contraire, vous monsieur vous n'etes visiblement pas du bon coté de la barrière pour le comprendre. Les integrationnistes, on a déjà essayé de discuter avec, on en a pas tiré grand chose... Je vous salue.

 
ulissey

De ulissey

Le 18 juin à 22h30

A Jimmy Riot: bon , éclairons un peu ta lanterne, c'est urgent , tu avances avec aplomb ..droit vers les années cinquante.Je te cite:": le transsexualisme, ou « dysphorie du genre » est un syndrome appartenant à une catégorie psychopathologique… Et ce n’est pas moi qui le dit (sic!), c’est un fait de psychologie… ". Mais bon sang, mais c'est bien sûr...!" Il faut retrouver ces bons docteurs qui aidaient les homos , malades -la science pouvait te le prouver -en les lobotomisant sur demande des familles. C'était un fait mondialement et médicalement reconnu qu'un type comme toi était un grand malade... à l'époque. Comment des médecins se déclarant experts sur un sujet pourraient -ils se tromper? Ta prose fait froid dans le dos. Il y a peu le scandale des handicapés mentaux stérilisés (ou c'était euthanasié-E-s? ) systématiquement en Scandinavie a fait surface. Mais toi tu préconises quoi au juste, lorsque tu écris:"En tant que tel, il convient d’accompagner le décisionnaire dans sa démarche. Bien que l’on puisse comprendre le désir de liberté et d’indépendance (non soumis à un contrôle médical) du décisionnaire, il reste une personne dotée d’un état psychologique nouveau et encore généralement peu « équilibré » ou « fiable » ou qui tout au moins est à considérer comme spécifique, singulier…" et aussi "Ce qui reste une aide : le patient étant potentiellement sujet à des troubles divers .." On se croirait dans Docteur Folamour . Va dire a ma compagne Trans, qui élève avec moi mes enfants dans un couple transparental lesbien ( tu n'y connais rien non plus à ce sujet!), bosse, milite, travaille, et se porte comme en charme parce qu'elle a pris sa transition en charge elle-même , qu'elle souffre et qu'elle est une patiente potentielle! Notre entourage va te rire au nez. De quoi as-tu si peur? Que c'est terrifiant, l'idée qu'on puisse vivre selon le genre ( ou " les", car ton binarisme est une construction pas si universelle que cela ) auquel on se sent appartenir, pour mener une vie épanouie et socialement riche..Brr, des citoyenNEs heureux, et responsables d'eux-mêmes, quelle horreur! Il se trouve que Synh a entièrement raison au sujet de Roselyne Bachelot, parce qu'au lieu de s'inventer ce qu'est la transidentité et quel rôle joue l'état (qui veut encore mieux assujetir les transsexuelLEs au fameux "parcours", et mater les transgenres ) , il a sans doute vérifié ses sources à l'endroit le mieux indiqué: le site du ministère de la santé lui-même!. Je reviens sur un point qui en dit long sur ce que cache ta logorrée, en te citant: Tu critiques le passage suivant: " Vous avez remis en cause certaines des revendications fondamentales que doivent porter selon nous toutes les personnes LGBT .." et tu ajoutes : "Vous noterez le petit côté prosélytisme de lobby." donc, quand tu défends ton petit commerce , c'est de la philantropie? Tu écris que le T te dérange , car il ne veut pas prendre son tour dans la file (en dernier après tout le monde , bien entendu, va donc au bout et parle nous du mouvement l..G..bt !! )A ce charmant extrait de ton mail , on peut ajouter: "avant d’exiger qu’une personne transsexuelle puisse être père ou mère, il faudra faire passer la pilule du père gay et de la mère lesbienne… Hé oui… Ce sera plus aisé ensuite. " Quelle pilule? tu vis sur quelle planète? Les gays et les lesbiennes de mon entourage ne t'ont pas attendu pour être parents, les transgenres non plus, d'ailleurs, et cette dernière catégorie inclut des transsexuelLes aussi ( qui se sont lasséEs d'attendre ta permission, sans doute!) . Stériliser est barbare et c'est une spécificité française, mais que les nazis pratiquaient aussi très bien. La transphobie spécifique à certains gays ( les femmes transphobes sont totalement absentes des commentaires deTêtu, Têtue, et Libé) est hélas répandue encore. Ton mail suinte le mépris: mais que vas-tu donc faire à la Marche???

 
hector dumas

De Un type qui passait par là

Le 20 juin à 06h50

Très bien je vois que je me heurte à des murs, très épais mais très creux...

Je vous prie donc d'excuser mon ignorance totale et ma débilité profonde. Comme le souligne si bien vos propos, aujourd'hui en France :

- l'homoparentalité est un fait avéré (et en effet si telle est la réalité je n'en savais rien), rependu, courant, reconnu, accepté...
- l'union trans/gay/lesbienne ou autre est reconnue par la loi et on se marie librement sans discrimination
- les gays sont des nazis intégristes qui demandent stérilisation de tous les transgenres, et encore seulement les plus gentils
- masculin ou féminin c'est du pareil au même, universellement cette oposition n'existe pas. ( Notons juste que même au temps de l'indoeuropéen langue de base de l'ensemble de trois continents entiers, masculin/féminin était l'opposition de base ! Même dans les hiéroglyphes on différenciait les genres !) le génome est totalement commun et la chromosomie X Y c'est une fadaise médicale. Être homme ou femme doit rester une décision, le libre arbitre pur doit en décider : la nature ne saurait rien nous imposer, ce serait contraire à notre droit à la liberté.
- la psychologie a totalement tort quand elle considère qu'un individu estimant que son esprit n'est pas dans le bon corps est malade. Il est vrai que le Transgenre n'a pas à être considérer comme un individu fragile : se sentir exclu, non reconnu, avoir ce sentiment d'injustice ou d'incompréhension... Tout ça ce sont des mensonges. Le trangenre est heureux en homme ou en femme, peu lui importe. La métamorphose n'est qu'une simple envie, une sorte de caprice : ben oui pas de mal être là dedans voyons ! Avant, après, homme, femme, trans, tout ça c'est que du bonheur ! (c'est votre thèse hein)
- le gouvernement complote farouchement contre la communauté trans, sans doute devient elle trop puissante

Pourrais-je effleurer l'inaccessible espoir que vous daignez un jour accorder votre pardon à mon esprit étriqué, ignare, irréfléchi, stigmatisant, lobotomisé, etc. ?

Je ne participerai pas à la marche pour info. Je refuse de soutenir une cause que j'estime vide de sens et de marcher pour revendiquer des aberrations (la prise en charge de la totalité des opérations de reconstruction par la sécu... C'est la porte ouverte à tout : je voudrais un nouveau nez s'il vous plait, les transgenre ont le droit, donc moi aussi...).

Bref ! Synh a fuit le débat en s'inclinant avec ironie devant mes arguments sans prendre le temps de répondre à mes relances sur ses propos (hé oui dur de faire face à ses incohérences et à ses propres bêtises ou même à la forme pathètique de son propre discours) et je ne comptais pas faire pareil. Je vois malheureusement que la seule chose que vous êtes capables de faire c'est de me coller une étiquette, de me stigmatiser en somme... Vos raisonnement empiriques basés sur du détails ou de l'échantillonnage sélectif biaise toute approche intelligente de la question. A défaut de pouvoir utiliser librement des arguments fallacieux face à ma perception, vous utilisez des formes stylistiques infantiles telles que la dérision (docteur folamour, sur quelle planete...) ou le négationniste dubitatif et débilisant (les gays et les lesbiennes de mon entourages sont parents...). Je vis sur la Planète France (ouh, ouvre toi un peu... Je vois venir alors je vais préciser à votre petit esprit pointilleux et chipoteur que c'est une figure de style argumentative basée sur la reprise sémantique et nominale d'une question rhétorique) et ici, un enfant ne peut pas avoir légalement deux parents de même sexe (sauf peut être en cas de changement de sexe de l'un des deux parents). Vos petits exemples exceptionnels sont sans doute fort touchants mais bien loin de la réalité Réelle...

Et pour info toujours, les commerces que je défends ont été victimes d'une transformation de leur propos du fait de l'attitude agressive et stupide de certains membres des associations. Il est parfois difficile de se dire sans en suinter de frustration que certains (les commerçants en l'occurrence) vivent de ce qui est notre hobby (le monde gay) de bénévoles et s'en voient en plus mieux reconnus... C'est là qu'à été toute la base du problème. Le plus grand bar gay de Lyon aura même demain ses volets fermés lorsque la Gay Pride passera devant sa terrase, par peur de voir des menaces (bris de glace etc.) proférées par des individus défendant la cause du collectif associatif être mise à exécution.

Je m'en vais prendre congés de vous pour vous laisser placer un dernier mot me donnant tous les torts et montrant encore une fois que je suis une personne stupide, sans culture, sans réflexion propre, sans intelligence ni sensibilité, sans connaissance, pas ouverte d'esprit, etc. Bien cordialement :)

 
hector dumas

De phil86

Le 20 juin à 08h40

mon compagnon est en train de changer de sexe, il (enfin elle) se sent beaucoup mieux maintenant et a trouvé son équilibré et n'a plus d'envies suicidaires comme avant ; si la transexualité était une pathologie elle ne se sentirait pas mieux maintenant qu'avant mais plus mal... le problème n'est pas la transexualité mais le fait se se sentir homme (ou femme) dans un corps de femme (ou d'homme)... pourquoi certaines personnes vivent-elles ce mal-être ? : qui peut le savoir et le dire ?

 
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