Un baiser gay en Une du Washington Post: des lecteurs se désabonnent
Deux hommes s'embrassent après avoir fait leur demande administrative de mariage: cette photo a valu au quotidien américain des lettres de protestations, et même des désabonnements. Mais le journal tient bon et défend sa position.
Un couple s'embrasse sur la bouche après avoir effectué les formalités administratives nécessaires à son mariage. Photo banale jeudi dernier à la une du Washington Post. Enfin pas si banal, car ces amoureux sont deux hommes, photographiés le jour de l'entrée en vigueur de la loi qui ouvre le mariage aux couples de même sexe dans le Disctrict. Et cette photo (ci-contre) du bonheur a provoqué la colère de nombreux lecteurs du grand quotidien américain, choqués par le cliché. Pour protester, certains se sont d'ores et déjà désabonnés. «J'aurais préféré que mes enfants soient protégés de ces photos dérangeantes. Ne nous jetez pas ces histoires d'homos à la figure», s'énerve une lectrice du District de Columbia.
«La société change» se défend le Post
Sans complexe, le médiateur du Washington Post a répondu aux mécontents dans un article. « Lorsque nous avons publiés des images difficiles du séisme en Haïti, il n'y a pas eu autant de polémique, explique Andrew Alexander. Le photojournalisme illustre la réalité et la société qui évolue. A la fin de la ségrégation, des lecteurs se plaignaient que l'on montre côte-à-côte des Noirs et des Blancs. Aujourd'hui qui s'en soucie ? »
Le quotidien rappelle que la reconnaissance du mariage gay à Washington est le résultat d'un long combat engagé il y a des décennies. Le sujet est encore loin de faire l'unanimité aux Etats-Unis. La capitale fédérale n'est que le sixième Etat américain à reconnaître le mariage entre personnes du même sexe. Mais avec de si beaux baisers, l'espoir est permis. Il n'y a pas photo !












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De MOBAL
Ah les Etats Unis terre de liberté et de sectarisme (bref contradiction), ils avancent plus vite que nous d'un coté mais ils sont toujours tres puritain de l'autre..
A quand le mariage en France (quand les poules auront des dents?)
Moi je veux la meme photo en premier page du Figaro (on peut rever, Libe trop facile)
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De jlth
Etats-Unis, terre de liberté ?
Bof, pour y avoir séjourné plusieurs fois, j'ai plutôt ressenti une société coincée et une ambiance de surveillance policière généralisée.
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De vpi79
Les pays les plus surveillés au monde sont juste à côté de nous: Royaume-Uni, et Monaco (pas les Etats-Unis...). On est bien plus surveillé en France qu'aux USA.
La fausse impression vient de la présence policière dans la rue (quand elle est là, elle s'impose) et dans les aéroports et aux frontières (pour les touristes). Mais une fois qu'on est entré, on y a bien plus de liberté (mais on est aussi exposé à bien plus de risques qu'en France, car justement la surveillance est bien moins importante).
La seconde impression vient de la peine de mort et de la brutalité des interventions policières (aucun état d'âme pour se servir des armes à feu, il faut bien que les policiers montrent leurs armes quand justement n'importe qui aux USA peut être armé, et l'est effectivement sans avoir même à rien justifier, pas même d'une formation minimale, pour juste pouvoir acheter une arme et l'avoir dans sa voiture ou chez lui, voire même sur lui dans la rue dans certains Etats).
La troisième impression vient des milices civiles autoorganisées qui régentent certaines régions, alors qu'en France ce serait illégal. Et aussi des chasseurs de primes professionnels.
Certaines choses sont très surveillées aux USA: les déclarations fiscales (et les détournements y sont santionnés bien plus cher qu'en France), ainsi que le paiement des amendes pour infractions routières (qui peuvent aussi vous mener immédiatement en prison avec des amendes bien plus élevées aussi, sans compter que si vous êtes étranger, vous serez expulsé et banni à vie aussitôt la peine accomplie, même pour un simple chapardage dans un magasin, voire même pour un permis de séjour expiré ou si vous y avez seulement travaillé un peu sans carte verte, ne serait-ce qu'une heure).