Tabassées en revenant de la gay pride: un suspect interpellé
REVUE DE PRESSE. Un jeune homme de 19 ans a été arrêté la semaine dernière à Lyon. Il est soupçonné d'être le principal agresseur de quatre adolescentes et d'un chauffeur de taxi qui ont reçu un déluge de coups dans le quartier de Gerland, le 12 juin, après la gay pride.
Un agresseur présumé a été interpellé mercredi dernier dans l'affaire des quatre jeunes filles tabassées au retour de la Gay pride de Lyon, rapporte Le Progrès ce week-end, qui revient sur les faits. C'était le samedi 12 juin: les quatre amies âgées de 14 à 17 ans reviennent de la Marche des fiertés lyonnaise, arborant des autocollants et un drapeau. Sans être lesbiennes, elles s'étaient jointe au cortège pour profiter de la fête, d'autant que l'une d'elles célèbrait ce jour-là son anniversaire.
Au retour, elles croisent le chemin de deux garçons à peine plus âgés. Alors qu'elles reviennent manifestement de la Gay Pride, les invectives commencent: «vous êtes lesbiennnes? Bi?» Puis viennent les allusions sexuelles: les garçons leur proposent «des trucs à plusieurs», et de leur pratiquer des fellations «pour les guérir». Enfin c'est l'escalade dans la violence: plusieurs filles reçoivent une gifle, une autre qui tente de s'interposer prend des coups de poing. Elle en sortira avec l'os du nez cassé et de multiples contusions.
Un seul passant intervient
Les adolescentes sont encore très choquées, d'autant que personne n'a bougé parmi la trentaine de personnes qui assistait à la scène. Seul un chauffeur de taxi viendra à leur secours. Sans le renfort des passants, il tombe lui aussi sous une pluie de coups administrés par une dizaine de jeunes. Ils lui casseront même une canette sur la tête avant de prendre la fuite.
C'est l'un d'entre eux qui a été appréhendé mercredi par la police, et identifié par les quatre adolescentes. Agé de 19 ans, il est demandeur d'emploi et déjà connu de la justice. Son avocat a fait savoir qu'il niait avoir participé à l'agression et qu'il choisissait de se taire. Les victimes et la Lesbian and Gay Pride de Lyon se sont portées partie civile, ajoute Le Progrès.
Regardez le témoignage des jeunes filles dans ce reportage de TLM, daté du 17 juin:











LES CHAÃŽNES 














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De NémoGizmo
il faut toujours, sans être ni parano ni a paiori apeuré, être vigilant-e, surtout en marge d'une grande manif populaire.
les agresseurs, comme si souvent, sont lâches et s'en prennent à quelques personnes isolées, même dans les grandes villes.
bon courage à ces filles, et merci à elles, hétéros, ne nous soutenir!
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De GWENDAL34
@ Nemo :Donc tu dis que dans notre démocratie on ne peut pas etre dans la rue marcher ou circuler sans etre libre de ses droits.Il faut faire attention.A qui???Donc c'est la loi du plus fort.C'est çà que tu dit??????
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De NémoGizmo
tu es le seul à penser sérieusement que j'ai dit ça. n'importe quoi.
je dis juste d'être prudent, selon les circonstances. Et, évidemment, il FAUT réagir si on est témoin d'agression, aider si on le peut ou, AU MINMUM, d'alerter les gens autour ou les flics!
au lieu de me suspecter de je-ne-sais-quoi, stp, occupe toi plutôt de mettre des capotes, puisque tu as déjà proné le contraire ici, merci.
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De GWENDAL34
@ Némo tu as toujours raison je n'ai pas a recevoir tes conseils et je t'emmerde.
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De NémoGizmo
trop aimable... ;o)
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De vpi79
Encore heureux que la LGBT Pride de Lyon se porte partie civile, puisqu'elle a organisé un évènement qui était largement publié et connu, et distribué à l'occasion des tracts et petits drapeaux arc-en-ciel facilement reconnaissables par les agresseurs, qui les ont justement agressées d'abord pour ce motif, sur la base d'un préjugé stupide.
Comme quoi, l'homophobie est dangereuse pour tout le monde et c'est encore une raison pour ne pas la laisser s'installer sous prétexte qu'on ne serait pas concerné (sinon que penser de la réaction du chauffeur de taxi dont il faut saluer le courage de l'intervention citoyenne, pensant que les autres témoins le suivraient pour défendre ces jeunes filles ou au moins faire fuire les agresseurs avant qu'ils ne portent les coups) ?
En plus ces agresseurs sont lâches : même quand un est pris la main dans le sac, il persiste à nier l'évidence et n'assume même pas ses propos et la raison devant "excuser" ses actes.
Je m'étonne que la presse n'en ai pas parlé plus tôt, ne serait-ce que pour diffuser un appel à témoin. Mais est-ce qu'un seul d'entre eux a au moins appelé la police ?
Je veux bien "croire" qu'ils étaient tous trop éloignés pour intervenir à temps pour empêcher l'agression (ou qu'ils ne se soient pas rendus compte de ce qui se passait jusqu'à ce que les coups soient portés et ne voient plus que les agresseurs s'enfuir)
Mais quand il y a une trentaine de passants autour, ça laisse tout de même une marge de temps et d'espace aux divers témoins pour venir offrir au minimum leurs témoignages à la police et aux victimes ; et il me semble impossible que tout ce monde-là n'ait pu reconnaître l'autre agresseur (ou au moins celui qui a été identifié par les victimes elles-mêmes) ni les décrire quand ils s'enfuyaient, ne serait-ce que pour aider à les identifier ou pour appuyer d'autres témoignages, et pour confirmer leur présence sur les lieux de l'agression (s'ils se mettent eux aussi à nier tout en bloc après avoir été reconnus).
Pourtant ce genre d'individus violent qui agit en bande est facilement identifiable avec ses complices par les enquêtes de voisinage, ce ne doit pas être la première fois que leur cohorte se balade régulièrement sur les espaces publics et très probablement dans leur quartier.
Et au vu de ce que risque celui qui a été pris, et de la force des témoignages sur les circonstances (surtout s'il veut défendre ensuite la position qu'il n'a pas lui-même porté les coups), il aura tôt fait de dénoncer son complice, à moins qu'il veuille prendre le maximum des sanctions au tribunal (faute de défense valable démontrant que sa responsabilité est atténuée).
Pour moi, sa persistance à nier, mais encore plus celle de ne plus rien vouloir dire maintenant (qui constitue bien un changement de position puisque ça annule sa seule stratégie de défense) constituera une cause aggravante (outrage à la justice), lui faisant mériter la peine qu'il va avoir, même si le partage des responsabilités entre les agresseurs n'aura pas été pleinement établie. Espérons alors cette peine très lourde et qu'il aura en plus une énorme facture à payer à son avocat !