Sur le mariage des gays, Fabrice Eboué n'en est pas à un cliché près
Invité mardi soir du talk show «Ce soir (ou jamais!)» sur France 3, pour participer entre autres à un débat sur le mariage des couples homos, l’humoriste a multiplié les clichés sur les gays. Extraits.

Fabrice Eboué (photo) n’a pas peur de jouer avec les clichés sur les homos, dans ses sketches, mais aussi dans ses interventions télévisées. Invité hier soir dans Ce soir (ou jamais!), l’émission de Frédéric Taddeï sur France 3, l’humoriste a multiplié les poncifs sur les homos lors d’un débat sur le mariage homosexuel organisé à l'occasion de son étude le jour-même par le Conseil constitutionnel.
«Moi j’aime l’homosexuel romantique, je l’aime artiste»
Et son monologue vaut le détour: «Moi ce qui me dérange dans le mariage (homo, NDLR), c’est je trouve, qu’on perd la spécificité festive de l’homosexuel, explique Fabrice Eboué. L’homosexuel, malgré tout, a un côté plus artistique, peut-être plus romantique même.» Et sur trouve le mariage des hétérosexuels, «qui est déjà un grand fiasco aujourd’hui», il ajoute: «Vouloir en plus l’appliquer aux homosexuels, je ne vois pas ce que ça va changer.»
Et Eboué de poursuivre: «Alors je sais qu’aujourd’hui on va essayer de nous faire croire qu’il y a des homosexuels agriculteurs, etc. Mais je crois que cela reste un mouvement très parisien malgré tout, très “grandes villes”. Moi j’aime l’homosexuel romantique, je l’aime artiste. Je trouve aussi qu’on perd un peu le côté rebelle de l’homosexuel. Vouloir cadrer l’homosexualité je trouve ça dommage.» Il ajoute enfin: «L’homosexualité reste en marge et cette marginalité malgré tout apporte quelque chose.»
Déjà des propos limites sur Delanoë
En 2006, l’humoriste révélé par le Jamel Comedy Club avait déjà fait grincer des dents avec un sketch diffusé sur l'antenne d'Europe 1 où il prêtait des propos pour le moins tendancieux au maire de Paris, Bertrand Delanoë. Ironisant sur la patinoire placée chaque hiver devant l'Hôtel de ville, Fabrice Eboué avait fait dire à un Delanoë imaginaire: «Le petit black qui vient de faire le double axel, je vais lui trouver un emploi à la mairie. Vous le mettez veilleur de nuit. Ce soir, de garde, devant la porte de ma chambre.»
Le comédien avait ensuite contacté la rédaction de TÊTU pour remettre ses propos «dans le contexte du sketch» et s'expliquer. En tout cas, hier, on ne sait pas si c'est le débat sur le mariage homo qui attiré les téléspectateurs mais Ce soir (ou jamais!) a enregistré sa meilleure audience de la saison avec 900.000 téléspectateurs.
Ecoutez l’intervention complète de Fabrice Eboué hier soir dans l’émission (passage à 11:08):












LES CHAÎNES 














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De BestofDoudou.sKy
Venant d'un boulet comme lui, jamais drôle et toujours d'un mauvais goût abominable, cela ne me dérange même pas, ca me conforte juste dans mon idée : C'est un con !
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De MysteriouScow
"Alors Thérèse s'il vous plait, n'y voyez pas le fantasme de l'homme, mais plutôt si vous voulez comment dire ?...La recherche créative! ...Le délire de l'artiste!!!"
Pour reprendre les mots de Thierry Lhermitte alias Pierre Mortez dans "le Père Noël est une ordure" je dirais que Fabrice Eboué s'est peut être dit qu'en tenant un discours abscons ça lui ferait de la publicité, parce qu'il est en promotion pour son spectacle..
Il est drôle, il dit des bêtises et tout le monde prends ça au premier degré, du coup on parle de lui..Il est fort :)
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De vpi79
Dans tout ça, la seule chose qui me gène c'est :
«Alors je sais qu’aujourd’hui on va essayer de nous faire croire qu’il y a des homosexuels agriculteurs, etc. Mais je crois que cela reste un mouvement très parisien malgré tout, très “grandes villes” »
Ce qui démontre qu'il ne sait pas du tout de quoi il parle. Il croit que c'est une effet de mode (donc quelquechose qui peut changer), et teinte tout de parisianisme. Il ne voit pas que cela n'a rien de noueavu ou passager, et même s'il est normal qu'il y ait plein d'homos à Paris ou proche (normal: la capitale concentre les étudiants, pas toujours fortunés mais qui y bossent dur, et les premiers jobs des cadres qui ont les moyens de sortir ou d'y vivre).
Ce qui est vrai c'est que quand on est jeune, on sort plus, c'est normal qu'on soit homo ou pas car on se cherche des relations avant d'entrer de plein pieds dans sa vie adulte où il faudra se débrouiller tout seul avec des responsabilités qui rendront les rencontres plus difficiles. Et que Paris offre bien des avantages pour ça. Mais une fois les relations construites, Paris est un enfer de vie (sauf pour ceux qui ont réellement beaucoup de moyens). Les homos comme les autres voudront en partir.
Et il y a toute une vie gay (depuis longtemps d'ailleurs) en province, même si elle est moins visible, juste parce qu'il y a plus d'homos installés dans leur vie qui ont moins besoin de se faire connaitre, et un écart avec les jeunes de province qui croient encore qu'ils sont isolés (et sont encore trop dépendant de leurs parents pour en sortir), qui chercheront alors le refuge de l'anonymat parisien pour se révéler.
Mais en province, dès qu'on peut avoir son logement (plus vite qu'à Paris), et circuler (on a des voitures et on s'en sert plus, et sur de plus grandes distances), l'apparente moins grande densité n'est plus un si grand problème et compense les choses. La vie homo est certes très différente à Paris et en Province, mais de là à croire qu'elle n'existe pas ? On y trouve exactement les mêmes choses (mais on s'y connait mieux, sans se « toiser » les uns les autres, et avec moins de ghettos et d'aprioris au sein même de la communauté, qu'à Paris où les gays sont effectivement plus stratifiés socialement et malheureusement ethniquement, conséquence d'une concentration plus élevée de la population générale et de la réduction des distances de transport hors travail/études).
Franchement il voit ça du bout de sa vie parisienne et son petit monde qui part en même temps en vacances à Saint-Trop' ou dans les mêmes festivals, ou fréquente les mêmss restaux, les mêmes salons, et les mêmes antennes de radio ou de TV (et il devrait même sortir de la petite strate gaye parisienne qu'il côtoie, car il y en a d'autres aussi qu'il a du oublier de voir). Il ferait bien d'en sortir un peu, et justement visiter les sites LGBT pour voir la popularité partout en France jusque dans les plus petits villages.
Et puis, nombre de parisiens sont des provinciaux qui retourneront dans leur province. Ce sont les mêmes gens, mais à des âges différents. Mais on peut être gay à tout âge (et se révéler ou assumer plus ou moins tard dans la vie, le plus souvent selon ses moyens). C'est vrai que c'est plus facile de vivre sa vie gay plus jeune quand on a de quoi devenir indépendant ou quand on fait de belles études ; mais si Paris est une ville chère où les gays vivent bien, il y a aussi des banlieue proches où ils vivent très mal leur dépendance à leur famille et l'environnement social qui les empêchent de s'affirmer et gagner leur autonomie ; mais ça ne veut pas dire qu'ils n'existent pas et n'ont pas des revendications.
Mais voilà, Le Fabrice insulte tout le monde en lui collant des étiquettes préconçues qui cadrent très mal avec la diversité effective des gays en France. Ce snobisme est typique d'une petite élite parisiano-centrée qui croit vouloir parler pour tout le monde et profite de sa notoriété pour avoir des avis sur tout et tout le monde, même sur ceux qu'ils n'ont jamais vus et qui vivent pourtant sous leur nez.