Solidarité pour une lesbienne victime de viol et menacée d'expulsion
Dénoncée pour homosexualité, violée par des policiers, Nessma a fui la Libye pour la France, où elle est menacée d'expulsion. Une manifestation de soutien se déroule le 25 octobre, à Metz.
Ses convocations en préfecture de Moselle (photo) sont à chaque fois une épreuve, malgré les soutiens dont elle bénéficie (notamment la Coordination lesbienne en France (CLF), l'association LGBT Couleurs Gaies, les amies du site LeZ Strasbourgeoises, la Fédération LGBT ou encore les militants d'Unis contre l'immigration jetable...) Nessma, 25 ans, attend de savoir si elle sera expulsée ou bien autorisée à déposer une demande d’asile en France. Cette jeune Libyenne est très marquée par le calvaire qu'elle a vécu depuis le jour où elle a eu le malheur de confier son plus intime secret à quelques personnes de son entourage.
L'homosexualité est passible de trois à cinq ans d'emprisonnement en Libye. C'est aussi un tabou suscitant haine et rejet, et ces personnes ont aussitôt dénoncé leur amie à la police. Victime de chantage sexuel de la part d'un des agents, Nessma a cédé. Durant six mois.
Refuge à Metz
La jeune femme a fini par obtenir un visa pour l’Italie. Ses trois précédentes tentatives d’obtention de visa français ont échoué, malgré le certificat d’hébergement donné par une famille de Metz. Nessma est entrée en contact avec eux via un réseau communautaire que sa sœur fréquente.
A peine arrivée en Italie, la jeune femme a pris un train pour Metz, où la famille de Torkia l'a accueillie, en février dernier. «Elle est très affectée par ce qu’elle a vécu, elle a peur, elle est angoissée à l'idée d’être expulsée vers l'Italie…» confie sa protectrice.
«C'est pire en Italie»
Les autorités françaises veulent en effet renvoyer Nessma en Italie, car la législation européenne contraint les étrangers à effectuer leur demande d’asile dans le pays où ils ont débarqué. «Il n’y a aucune chance qu’elle obtienne l’asile en Italie. C'est même pire! Ce pays a signé un accord de réadmission avec la Libye…» dénonce Stéphane Aurousseau, de Couleurs Gaies.
Une expulsion vers l'Italie équivaudrait donc à un rapatriement en Libye. Une pétition nationale a été lancée, et une manifestation de soutien à Nessma est prévue devant la préfecture de Metz (plan), à 13h30, lundi 25 octobre, date de sa prochaine convocation.
Mobilisation également pour Abdou, un jeune gay Sénégalais, en France depuis 18 mois et menacé d'expulsion à Grenoble. Il avait quitté son pays, avec sa mère, après avoir été rejeté par son père. Il est soutenu par le collectif CIGALE: une pétition peut être signée en ligne via ce site de soutien.
Photo: Fotolia











LES CHAÃŽNES 














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De NémoGizmo
l'UMP au gouvernement va lui sauver la vie.. quelqu'un en doute?
argh... :-(
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De NémoGizmo
parle pour toi!
c'était de l'ironie...