SOIRÉES: Réveiller le Marseille gay et lesbien tout en Foly
Ce soir, et comme chaque mois, les Foly Girls organisent leur Foly Queer Party. Une soirée électro haute en couleur, pour les filles qui aiment les filles, et leurs amis garçons. Un concept qui fait ses preuves et la fierté de ses créatrices.
Des soirées innovantes et décalées, pour des filles qui aiment les filles,la musique électro, et les nouvelles expériences, voilà les Foly Girls. Après une pool party, ou encore un bal masqué, les Foly Girls reviennent ce soir pour fêter l'arrivée du printemps. Ouverte à tout le monde, (aux garçons aussi) la soirée offre un menu d'exception: des DJ's de talents comme le duo COPYSHOP, Tina Lestate ou encore Immek.
Objectif avoué de ces soirées: réveiller une ville qui dort! «J'ai passé plusieurs années à l'étranger ainsi qu'à Paris, et quand je suis revenue à Marseille, il ne se passait plus rien dans la communauté lesbienne. Du coup je me suis dit: si tu ne trouves pas ce que tu cherches, fais-le toi même», confie Suzanne, une des deux créatrices des Foly Girls.
L'idée est donc née il y a deux ans. Après plusieurs années à diriger des établissements de nuits, Suzanne se lance avec une amie dans les Foly Girls. «Un jour on s'est dit qu'il manquait une identité féminine forte à mes soirées. On voulait quelque chose pour les filles et par des filles.»
100% filles, un concept qui marche
Suzanne avoue, sans trop comprendre pourquoi, une étiquette élitiste qui colle à la peau de ses soirées. «Peut-être parce que nos soirées sont différentes. On a choisi de ne pas faire des copier-coller de soirées années 80, de proposer autre chose».
Autre chose, pour Suzanne qui déteste le kitsch, c'est avant tout une musique électro de qualité. «On fait venir des DJ's de partout, et surtout on choisit des artistes talentueux, qu'ils soient reconnus pour leur créativité ou méconnus». Viser l'excellence et prendre des risques, ça marche. Les Foly Girls jusqu'ici simple association, sera dans moins d'un mois une entreprise.
Une passion que Suzanne mène de front avec une activité professionnelle à plein temps, pour «ne pas être emportée dans un tourbillon», dit-elle. «Cela me permet de garder les pieds sur terre, même si je refuse de mener une vie «métro, boulot, dodo», je ne veux pas non plus m'enfermer dans un seul univers. L'électro me fait vibrer, mais je vis avec une DJ, qui est aussi passionnée par ce qu'elle fait, donc c'est important d'arriver par moments à décrocher».
Des projets plein la tête
Décrocher mais innover avec leurs soirées! Une devise qui irait bien aux Foly Girls. Suzanne souhaite développer de nouvelles idées, et notamment s'ouvrir à la photographie et à la peinture. «C'est un défi, on essaye de mettre en place une galerie d'ici fin 2010, début 2011.» Un peu dépitée, elle déplore le manque d'initiatives dans une ville aussi riche que Marseille, et où les nombreuses cultures offrent des possibilités. «Je sais que c'est une ville méditerranéenne, parfois un peu macho, et que ce n'est pas facile pour certaines lesbiennes de s'exprimer. Mais je n'ai jamais eu de problèmes, il suffit de proposer des choses, les gens sont preneurs.» D'ailleurs, en parallèle de Marseille 2013, capitale européenne de la culture, elle s'engage à ranimer le mouvement gay et lesbien, par de nombreux événements plus fun que ce qu'on voit d'habitude. «Bien sûr qu'il faut lutter contre l'homophobie et parler du sida, mais il faut aussi des choses positives».
Un petit grain de Foly à consommer sans modération!











