SEXO LESBO: Les pin-ups tatouées des «Suicide Girls»
On dénombre une trentaine de frenchies parmi les «Suicide Girls». Dwam fait partie des ces pin-up punks du 21e siècle, mais elle est aussi photographe officielle du site. Découvrez ses photos.

Cheveux courts, look androgyne, tatouée, piercée... Rien ne laisse présager que Dwam pose régulièrement pour un site de soft porn américain. C'est qu'être une Suicide girl, une «SG», va au-delà de la traditionnelle photo de nu. Dwam a 27 ans. Elle ne fume pas, ne boit pas, est végétarienne, pansexuelle et polyamoureuse. Et se sent bien parmi cette grande famille que sont les SG.
Créée en 2001 dans l'Oregon, le site suicidegirls.com se veut une vitrine d'un érotisme alternatif et promeut une vision positive de la sexualité, le tout à la sauce féministe underground et do it yourself (fais-le toi-même). Les photos amateurs punks des débuts ont été remplacées par des clichés plus travaillés, avec toujours des règles strictes: pas de pénétration, pas d'hommes.
Les filles tombent soutiens-gorge et culottes
Aujourd'hui, elles sont plus de 2 000 à être officiellement modèles, et le site draine des millions de visiteurs par mois. En France, des centaines de personnes sont inscrites mais seulement une trentaine de filles sont parvenues à décrocher le graal: des sets de photos publiés. Dont de nombreux sont signés Dwam, l'une des deux photographes officiels du site en France. Depuis trois ans, régulièrement, des filles tombent soutiens-gorge et culottes devant elle... Lassant? «Je ne me lasse jamais de voir de belles filles nues». Le contraire eut été étonnant.
Les séances se déroulent n'importe-où, appartements, forêts... suivant les idées et les envies de chacune: les filles sont loin de n'être que des corps dénudés. Chacune d'entre-elles a une page perso, ou elle peut poster billets de blogs, photos, participer à des forums...

Des amies partout dans le monde
Car la force et l'originalité du site ne résident pas tant dans les photos mais surtout dans la grande famille de SG qu'il crée. «C'est le réseau social de tous les alternatifs. On vient pour les nichons, on reste pour les copains», sourit Dwam qui, depuis quatre ans, rencontre tous ses amis sur le site. D'ailleurs, elle est partie au Canada il y a peu et a logé... chez des SG. «C'est comme du couchsurfing, mais avec des filles très bonnes.»
Une communauté internationale d'amis qui partagent des valeurs communes. Ou du moins qui se retrouvent dans la remise en cause des valeurs traditionnelles, que l'on soit genderfuck (c'est à dire dont le genre ne correspond pas au système binaire masculin-féminin), actrice porno, végétarien(ne)... «Je me disais bi mais je me posais plein de questions sur le genre. Sur le site, j'ai rencontré des filles qui avaient les mêmes interrogations. Ça permet de mettre des mots sur ce que tu ressens. Le polyamour, je l'ai clairement découvert grâce à SG, rappelle-t-elle. En fait, j'y ai rencontré l'homme avec qui je vis et la femme que je veux épouser.»
«La Suicide Girl c'est la girl next door jolie et tatouée, une fille que tu pourrais croiser dans la rue.» L'accent est donc mis sur la personnalité des modèles même si les sets acceptés ont une esthétique commune. «C'est la girl next door jolie et tatouée, une fille que tu pourrais croiser dans la rue. Il faut qu'il y ait cet esprit de rencontre, quelque chose d'intime, comme prendre un petit déjeuner avec une fille mignonne et gentille. Les gens adorent ce côté accessible, qu'on peut comparer à l'essor du porno avec webcam», souligne Dwam. Et si cette diplômée des Beaux Arts d'Angoulême, tatoueuse et photographe, loue cette liberté de montrer les univers qu'elle veut, elle sait aussi que «si c'est super androgyne ou fétiche ou trop lesbien, ça ne passera pas».
«C'est pour vous les filles»
Reste que SG est une entreprise, qui capitalise sur l'image de filles nues. Et derrière l'écran, la moitié de ceux qui visionnent ces clichés in fine sont des internautes masculins. On tique sur la volonté féministe d'un site qui balance en masse des photos érotiques? Dwam a conscience que les clichés qu'elles proposent, ceux qui mettent en scène deux filles ensemble par exemple, tapent pile poil dans bien des fantasme masculins et hétéros, mais ça n'est pas sa démarche. «L'optique de ma démarche est: "c'est pour vous les filles". On ne contrôle pas les spectateurs. Par contre, on peut toujours choisir ce que l'on donne à voir. Là, je suis en mesure créer ce que je ne vois pas ailleurs, alors je le fais.»
D'ailleurs, qu'elle soit elle-même une SG n'allait pas de soi. Pendant longtemps, elle a refusé les regards de désir posés sur elle, chérissant son look androgyne, ne voulant plaire que par son intellect. Puis un jour, elle a passé le cap. Poser pour ce site, c'est aussi se réapproprier son image. Car à la différence de la rue, un site de soft porn est «un endroit fait pour ça»: elle ne subit plus ces regards, elle les contrôle.
Photos: Dwam/Suicide Girls.
Découvrez quelques photos de Dwam:















LES CHAÃŽNES 














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De ZeFlatteuz
Très classe les photos, et le concept est super sexy. Des filles canons photographiées par et pour des filles, j'adore! Je regarde mes voisines d'un œil intéressé et affuté mais c'est pas trop ça :-)