Rap homophobe: l'UMP dénonce la chanson de Truand 2 Lagalère
«Tous les pédés, les branleurs au cutter» scande notamment le groupe conduit par le rappeur Morsay. L'UMP, par la voix de son porte-parole adjoint, a dénoncé dimanche ces propos «violents, misogynes et homophobes». MISE A JOUR: le Collectif contre l'homophobie a saisi les ministères de la Justice et de l'Intérieur.

«Le clip de la chanson J'ai 40 meufs, du groupe Truand 2 Lagalère, avec à sa tête, le rappeur Morsay, n'est qu'une suite de propos répétés violents, misogynes et homophobes», affirme Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, dans un communiqué. L'UMP se joint ainsi au SNPM, le principal syndicat de la police municipale, qui avait réclamé des pousuites contre les auteurs de ce clip.
L'un des rappeurs déclare en effet dans ce clip particulièrement violent: «tous les pédés, les branleurs au cutter». Le geste sur la vidéo est d'ailleurs joint à la parole. Les mots «petit pédé» sont aussi prononcés. C'est le refrain, «J'ai 40 meufs et j'ai toujours la dalle, c'est Morsay j'nique la police municipale» qui a fait bondir le syndicat policier vendredi.
Voir ce clip – déconseillé aux âmes sensibles:
La première diffusion de ce clip a été retiré de Dailymotion et YouTube (où il était disponible depuis le 29 juin!) mais on peut encore le retrouver sous d'autres noms et sous d'autres plateformes.
Quelle responsabilité du diffuseur?
Toujours selon le porte-parole de l'UMP, «si le Mouvement Populaire est un ardent défenseur de la liberté d'expression qui fait partie de ses valeurs les plus fortes, cette liberté a pour corollaire l'interdiction de la publication de propos incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence». Mais il laisse aux autorités judiciaires le choix de se saisir de cette vidéo «pour en vérifier la conformité à nos lois et règlements» et «à engager si nécessaire, des poursuites».
L'UMP appelle les responsables de site internet de diffusion à grande échelle de vidéos «à cesser de telles pratiques, à repenser leur modèle et à se conformer à l'éthique qu'ils prônent dans leur règlement de communauté», affirme-t-il également. Cette affaire survient après la polémique sur une vidéo homophobe envoyée par un groupuscule d'extrême-droite qui avait fait réagir Dailymotion et Youtube (lire notre article).
MISE A JOUR 16h: le Collectif contre l'homophobie annonce avoir saisi Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur et Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, «en leur indiquant souhaiter l'ouverture de poursuites judiciaires» contre les auteurs de ce clip, «poursuites auxquelles nous nous joindrons volontiers en qualité de partie civile». Il affirme aussi avoir saisi l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication, service dépendant de Direction centrale de la police judiciaire du ministère de l'Intérieur – «eu égard au trouble manifeste et permanent à l’ordre public que crée la diffusion de ce clip».




















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De avatar84
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De oulaoups
Bof ! ce n'est même pas audible, et si ça l'était, c'est trop mauvais pour être intéressant. Des petits cons assez nuls qui s'amusent à jouer les rappeurs, mais qui ne râpent que leurs fonds de culotte sur les terrains vagues de leur banlieue. sans intérêt... Veulent juste faire parler d'eux, alors quoi de plus choquant qu'attaquer les filles, les flics, les pédés... On a l'habitude, non ?
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De Julienvh
enfin qqun qui voit clair ! Eux ne se gènent pas pour nous agresser, insulter, .....
On dit qu'Il ne faut pas combattre le mal par le mal? Bah avec ces gens là , c'est la seule solution !