Quatre mois de suspension pour celle qui dénonçait l'homophobie dans la police
Les ennuis s'accumulent pour Sihem Souid, auteure du livre à succès «Omerta dans la police». Après que son recours auprès de la Halde a été rejeté, l'ex-adjointe de sécurité a été suspendue de ses fonctions pour quatre mois.
Dans Omerta dans la police, Sihem Souid prenait la défense d'un couple de lesbiennes malmenées par certains de leurs collègues de la police aux frontières (lire notre interview). Elle y dénonçait les discriminations, le sexisme et le racisme qui pouvaient sévir au sein de la fonction policière. Sorti en octobre dernier, le livre a rencontré un vrai succès en librairie. Mais les soucis se sont accumulées pour cette ancienne adjointe de sécurité. Sihem Souid, aujourd'hui adjointe administrative à la préfecture de police de Paris, vient d'être suspendue de ses fonctions pour quatre mois. La raison? Le manquement à son obligation de réserve, selon une source proche du dossier. Aucune confirmation ni détails officiels n'ont cependant pu être obtenus pour l'instant.
La fonctionnaire avait été entendue début novembre par le Service de déontologie et de soutien aux effectifs, une instance interne de la Direction de sécurité de proximité d'agglomération parisienne (DSPAP). Motif de cette audition: la reproduction sur la couverture de son livre de sa carte de réquisition administrative. Une source policière avait alors précisé qu'il ne s'agissait en rien d'une procédure disciplinaire.
Plainte contre X
Autre mauvaise nouvelle pour la policière: la semaine dernière, sa requête auprès de la Halde a été rejetée. Sihem Souid avait saisi la Haute autorité au sujet des discriminations dont elle affirmait avoir fait l'objet dans son ancien service. Coup du sort, elle a appris ce rejet...par la télévision! Alors qu'elle participait à l'émission de Franz-Olivier Giesbert, «Semaine critique», sur France 2, c'est la chroniqueuse Elisabeth Lévy qui lui a appris la nouvelle.
Siham Souid a alors déposé plainte contre X pour «violation du secret professionnel» et «recel». «La divulgation par la Halde, à Mme Lévy, de la copie de mon dossier (...) m'apparaît comme une manoeuvre politique», avait-elle expliqué.
Le tribunal correctionnel de Créteil a par ailleurs récemment renvoyé un procès la visant pour «violation du secret professionnel», une affaire antérieure à la parution de son ouvrage.
Avec agence. Photo: H.Bangré/Tetu











LES CHAÃŽNES 














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De Fab
Si l'on empêche de raconter ce qui se passe afin de l'interdire, ça se rapproche assez du bizutage d'une certaine époque. La loi est mauvaise, qui la changera?
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De oum-bearto
je n'arrive pas à voir en quoi la loi est mauvaise... la halde n'est pas un organisme de justice il me semble... et pour l'instant cette femme n'a pas été condamnée non plus...
en s'exposant autant par la publication de son livre elle savait qu'elle affrontait un "système"... moi je crois en la justice... et je suis convaincu que cette personne trouvera les appuis suffisants pour pouvoir être respectée et obtenir gain de cause en justice...
je trouve que l'épisode télévisuel est un peu rapidement expliqué et pas assez clair... ce n'est pas parce que la chroniqueuse est au courant que c'est la halde qui en est responsable... les fuites se font parfois dans les organismes mais de là à dire que c'est l'organisme qui en est responsable c'est aller vite en besogne...
je pense qu'elle doit peut-être mieux s'entourer (d'avocats) pour faire face à cette situation qu'elle à eu le courage de dénoncer il est vrai mais elle devait savoir qu'elle ne serait pas épargnée facilement en dénonçant certaines pratiques de "certains" de ses collègues (attention à la généralisation hâtive)... la Justice doit être rendue et elle le sera... que ses avocats s'en occupent... et cette femme sera respectée