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Pourquoi les FtMs plaisent-ils tant aux lesbiennes?

Par Lucile Roger vendredi 22 janvier 2010, à 11h26 | 7804 vues
Plus de: trans, transboys, FTM

DOSSIER. Les FtMs connaissent un succès grandissant auprès des lesbiennes. Comment les Transboys vivent-ils ce phénomène très récent?


Pour toutes celles qui clignent des yeux en lisant ce titre, petit rappel: «FtM» est le sigle pour l'expression anglaise «Female To Male». Elle désigne les personnes nées avec un sexe biologique féminin, en transition ou ayant transitionné vers un genre masculin. Selon le ressenti ou les revendications politiques, les FtMs choisissent une identité d'homme ou une transidentité (ni homme, ni femme). 

Sujet délicat? Un peu. Véritable arène de tensions politiques, la question trans est à prendre avec des pincettes. En abordant le thème du succès rencontré par bon nombre de FtMs chez les lesbiennes, nous espérons participer, à notre échelle et avec légèreté, à l'intégration et à la visibilité des trans...

Nos beaux gosses à nous
Dans les soirées queer, on aime mélanger les genres et jouer avec. Là, dans ce microcosme qui fait rempart à certaines normes, la sexualité se pluralise. Alors on ne s'étonne pas de voir sa pote lesbienne au bras d'un type barbu... et si ce dernier a un peu de relief sous le tee-shirt, pas de quoi s'exclamer non plus! Les FtMs ont un sacré succès chez les lesbiennes - et pas qu'elles certainement...

Et puisque Têtue s'intéresse de très près à ce que vous aimez, on a fait notre petit tour de quartier pour récolter quelques témoignages. Plusieurs lesbiennes, "transloveuses" et FtMs, et se sont confiés...

Un succès contrasté

La première chose que rappellent les jeunes gens que nous avons rencontrés, c'est qu'ils ne plaisent pas partout ni à tout le monde. Dans la rue, quand le regard des passants montre clairement qu'ils s'interrogent sur leur sexe, certains s'en amusent, d'autres se sentent plutôt mal à l'aise... Hyppolite (photo), qui a récemment commencé une transition à Paris, insiste: «Dans la rue, je ne me fais pas draguer! On me dévisage parce qu'on se dit "est-ce que c'est une fille ou un garçon?". C'est la première chose qui à l'air de leur venir en tête!» Louis (photo), vit à Montpellier  et rappelle que «ce n'est pas une ville très queer»... Pour lui, son apparence masculine lui confère une certaine invisibilité: «Dans ma vie quotidienne, je passe pour un mec lambda. Mais dans la sphère privée ou militante, je suis trans.»

Si la réalité sociale est loin d'être évidente lorsqu'on ne correspond pas aux catégories sexuelles juridiques et sociales, il existe une forte solidarité au sein du milieu trans et queer. La plupart sont frappés par une attitude très accueillante lorsqu'ils ont commencé leur transition. Pour Hyppolite, «il y a vraiment une solidarité: quand tu commences les hormones, il y a toujours d'autres trans pour te donner des infos».

Un rapport nouveau aux lesbiennes
Mais s'ils évoquent sans retenue le soutien de la communauté queer, ils montrent un sourire plus gêné lorsqu'intervient la question de leur succès... Du côté des parisiens, il y a confirmation: "c'est vrai que quand tu es un jeune trans qui arrive dans le milieu, tu te fais beaucoup draguer!" Par les lesbiennes? "Par tout le monde!", rigole Kay (photo), qui a commencé une transition début 2009, "mais il faut dire que dans le milieu queer parisien, il y a beaucoup de gouines. C'est un milieu beaucoup plus féminin qu'à San Francisco où Berlin par exemple". D'ailleurs, il précise que le succès auprès des lesbiennes hors milieu queer est "quelque chose de très récent, ça a commencé il y a un an et demi à peine". Cet aspect serait en bonne partie le fruit "d'un gros travail pour la visibilité des trans" qui passe par des shows, des manifestations etc. 

En plus, de nombreux FtMs ont fréquenté le milieu lesbien. C'est le cas de Louis: «Avant de transitionner, je m'identifiais comme gouine, butch. Je connaissais très bien le milieu lesbien», ou de Kay qui passait plutôt pour une «gouine androgyne». D'ailleurs, leur transition n'est pas toujours bien vue par celles-ci: Kay nous parle des premières réactions: «j'ai plutôt eu droit à des réassignations du genre "t'es une femme, tu resteras une femme"». Quant à Hyppolite, on a pu lui reprocher une sorte de défaite: «Certaines m'ont dit qu'il était dommage que je n'assume pas d'être lesbienne...» Mais il nous rassure: «heureusement il y a plein de filles ouvertes à qui ça ne pose aucun problème!»

On pourrait croire qu'une fille qui sort avec un garçon, ce n'est plus une lesbienne. Ou qu'une relation lesbienne n'est pas constructive pour quelqu'un qui ne veut plus être une fille... D'ailleurs, Hyppolite évoque ce problème: «J'ai eu une longue relation avec une fille lesbienne, et je crois que notre couple a été mis en péril parce qu'il y avait un décalage: elle se projetait dans un rapport lesbien, alors que moi je me sentais dans un couple hétéro...» Mais il se rassure, car la sexualité, c'est quelque chose de plus complexe que nos catégories sexuelles: «Je pense qu'une fille lesbienne peut sortir avec moi, me voir vraiment comme un garçon tout en appréciant ma part de féminité, que je veux d'ailleurs conserver.»

Ces garçons qui nous plaisent...
Car les garçons ou les trans FtMs rappellent souvent qu'il n'ont pas le même parcours qu'un homme biologique: «Je ne pourrai jamais dire que je suis comme un mec bio, parce que je n'ai pas grandi en tant que garçon, et qu'être un homme, c'est un construction sociale" confie Kay. Ce qui, pour Hyppolite, est aussi une force: «je ne peux pas renier ma culture lesbienne féministe, et je serai féministe avec de la barbe!», rigole-t-il. De toute façon, leurs relations lesbiennes antérieures ne les renvoyaient pas, pour la plupart, à une identité féminine:  «Même sans avoir lu Wittig, je me disais qu'une gouine ce n'était plus une fille!» rigole Kay.

D'ailleurs, l'ambiguïté sexuelle et les personnes androgynes, c'est souvent très attirant, et les lesbiennes ne diront pas le contraire... Pour Maël, lycéen transgenre de Rouen, l'ambiguïté dans l'apparence agit comme du miel pour les abeilles! Tant dans son ancienne identité féminine que dans sa nouvelle identité: «Je pense que l'androgynie que je dégage attire vraiment! Car avant de m'assumer, j'étais déjà très androgyne. Et depuis que je vis en tant que garçon, j'attire encore plus!». Pour Hyppolite, c'est un avantage et un problème: «Je sais que l'androgynie plaît, on me dit toujours que c'est ce qui attire chez moi. Mais avec les hormones, je vais l'être de moins en moins alors j'espère que je plairai quand-même!». 

Cet effet attractif suscite plus ou moins de méfiance. Difficile aussi, parfois, de faire le tri entre l'attirance et ce qui relève de la curiosité. D'autant que les trans subissent souvent une indiscrétion que les bios subissent rarement! Louis évoque les clichés véhiculés: «un homme avec une chatte, c'est marrant», «il doit avoir une personnalité intéressante»... Tous ont déjà senti planer des interrogations autour du contenu de leur caleçon. Pour Maël, c'est un obstacle à ses relations: «Au lycée, j'attire beaucoup de filles, on me dit que je suis beau. Mais pour aller plus loin, il n'y a plus personne...». Du coup, certains préfèrent être prévenant: «Socialement, j'ai envie qu'on me prenne pour un garçon. Mais quand je ferai des rencontres et qu'on me prendra d'emblée pour un mec, je mettrai en avant le fait que je ne suis ni un garçon ni une fille aux vues des attentes normées des individus», explique Hyppolite.

«Tout ce que je savais, c'est que j'avais une putain d'attirance pour lui»
D'ailleurs, beaucoup voient dans un amour «dégenré» une sorte d'idéal. Et ceux ou celles qui en font l'expérience, comme Marion, le confirment: «Je suis arrivée en mode "Martine à la plage" dans ce milieu queer que je ne connaissais pas. J'ai commencé à discuter avec cette personne, et je n'avais aucune idée de si je devais dire "il" ou "elle", si c'était un garçon androgyne, une fille masculine, en cours de transition ou pas. Tout ce que je savais, c'est que j'avais une putain d'attirance pour lui.»

Photos C. Lou Sossah

Ces garçons qui nous plaisent

Par C. Lou Sossah
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Hyppolite
Hyppolite|http://www.tetu.com/files/galeries/hypweb2.jpg|350|115|2
Kay|http://www.tetu.com/files/galeries/KAY2.jpeg|320|130|3
Kay|http://www.tetu.com/files/galeries/KAY3.jpeg|320|130|4
Hyppolite

Ces garçons qui nous plaisent

4 photos par C. Lou Sossah


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34 réactions de la communauté

 
za

De za

Le 22 janvier à 14h59

Très honnêtement, j'ai beaucoup de respect pour les FTM (ou les MTF), mais par contre, je ne suis pas attirée pour un sou par eux/elles... J'aime les femmes, qu'elles soient féminines ou butch... mais "femmes" en tout cas, c'est ça qui est le plus important. Vos articles sont en principe très intéressants, y compris celui-ci, mais ils ont parfois tendance à généraliser des choses qui ne sont le fait que d'une minorité... si je demande à des copines lesbiennes si elles peuvent être attirées par des personnes en transition... elles vont me regarder avec de grands yeux, je vous assure!!!

 
hector dumas

De Ariel

Le 23 janvier à 14h11

Si j'en crois ce que tu dis, tu aimes les femmes mais tu ne considères pas les MtF en tant que femmes (opérées ou pas). Est-ce bien ce qu'il fallait comprendre ?

Je tiens à préciser que ce n'est qu'une question, mais je trouve très intéressante ta réaction et même très révélatrice de la majorité lesbienne et comme tu le dis si bien, l'article fait plus référence à une minorité, point de vue que je partage volontiers.

Il est vrai qu'une minorité queer veulent faire croire à un microcosme dégenré où les lesbiennes cisgenres couchent avec des FtM et des MtF et idem pour les gays cisgenres. Ce qui est totalement minoritaire d'après mon expérience.

 
hector dumas

De laurent paris

Le 23 janvier à 15h25

têtu.com a une certaine tendance à l'exageration dans ses titres (enfin si celui ci ne m'avais pas semblé bizarre je n'aurais sans doute pas lu l'article)

je ne peux pas répondre à titre personnel puisque je suis un homme, mais ce phénomene me parait effectivement trés minoritaire. deja, les lesbiennes ou même les filles bi que je connais n'aiment pas les poils. certaines aiment les filles un peu androgynes mais pas au point de passer pour un mec.

moi qui aime plutôt les mecs jeunes un peu minets de gabarit, ça m'est deja arrivé de me retourner sur des lesbiennes butch par erreur mais dés le second coup d'oeil, ça me coupait tout, il me manquait quelque chose.
De la même maniere (et là je pense faire partie de la majorité des gays) les mecs vraiment trop effeminés ne me branchent pas.

je peux être attiré par des filles même si je me considere homo mais il y entre les deux une zone d'ambiguité avec laquelle je ne suis pas à l'aise sexuellement.

enfin heureusement il y en a pour tout les goûts et avec un peu de chance chaqu'un(e) peut trouver chaussure à son pied en etant lui (elle) même.

 
hector dumas

De Lucileinthesky

Le 23 janvier à 21h45

@laurent paris : je ne comprends pas l'histoire des poils : des mecs sont presque imberbes, des filles ont plus de poils que la moyenne, des mecs s'épilent, des filles non, bref. Si tu reconnais infailliblement le genre d'une personne à sa pilosité, tu me fais très, très peur.

 
hector dumas

De laurent paris

Le 24 janvier à 04h01

@ Lucileinthesky
je pense avoir parlé d'attirance, pas de "reconnaissance infaillible d'un genre".

la pilosité reste generalement plus developpée chez les hommes (visage, torse...), une caracteristique que les FtM, d'apres mon experience limitée, ont tendance à cultiver (comme celui de la photo) ou qui va se developper si ils prennent des hormones.

... dans tous les cas, pas de quoi avoir peur :)

 
hector dumas

De za

Le 24 janvier à 20h03

@Ariel : euh non, je ne considère pas les MTF non opérés comme des femmes. Opérés cela pourrait être différent, mais pour être honnête, il faudrait que je sois dans la situation pour répondre de façon plus concrète...
J'ai beaucoup de respect pour leur combat à transformer ce corps qui ne correspond pas à leur esprit et je trouve cela extrêmement courageux d'aller jusqu'au bout. Ce qui implique que je pourrais sans hésitation être amie avec des FtM ou des MtF, mais clairement, le sexe, ce serait je pense difficilement envisageable... Ce n'est pas un "non" définitif ou l'expression d'un rejet, c'est juste que j'ai une vraie passion pour la naturel avant tout. Tout bêtement, une femme qui se se serait fait refaire les seins, ça ne me tente pas non plus...

 
hector dumas

De Ariel

Le 25 janvier à 13h42

@za: J'apprécie ta franchise, une vertue rare de nos jours (surtout à gauche...).

Ta réponse est certainement celle qui reflète plus le monde lesbien que l'infime minorité citée dans l'article.

Ceci étant dit, je me sens blessée chaque fois que l'on me ramène à mon sexe de naissance qui ne reflète en rien mon genre. Tu l'auras deviné, je suis un MtF non-op.

Je préfère mille fois être perçue comme un ersatz de femme que comme un homme, c'est clair. Dès l'instant que l'on s'adresse à moi au féminin, je me moque que la personne me considère ou non comme un femme à part entière, mais le rapport lexical/genre, dirais-je, est très important pour les trans en général et pour moi en particulier. C'est une question de respect.

 
l0117

De l0117

Le 22 janvier à 17h03

Ma meilleure amie est née homme et je l'accepte totalment... elle est comme elle est peut-importe son identité, nos regards ne doivent pas changer envers elle... Tous mes amis et moi sommes fière d'elle, elle a le courage de s'assumer et d'autres hommes sont allés la drager sans ce douter que son corp n'était pas celui attendu.

 
hector dumas

De Ariel

Le 23 janvier à 14h14

Justement, tu es dans une relation amicale. Là on parle de rapports sexuels et amoureux, cela change fondamentalement l'angle de vue.

Pour ce qui est de la deuxième partie de ton texte, c'est justement la «tranny panic» qui est cause de décès chez de nombreuses MtF...

 
hector dumas

De Conservatoire des Archives et Mémoires LGBT

Le 02 février à 14h48

[...] leur jeune fils deviendra peut-être la plus jeune transsexuelle du monde [...]
.
.
http://www.archiveshomo.info/archives/presse/pgp/0c.htm
.
Magazine C'EST DIT !
Février > mars 2010 : N° 2
.
Maman d'un enfant transsexuel > - J'aide mon fils de 8 ans à devenir une petite fille
[ Mauvais genre > Chelsey et Adrian l'ont accepté : leur jeune fils deviendra peut-être la plus jeune transsexuelle du monde
...
¤ Pour Kyla, la transition physique se déroulera tout en douceur
...
Parole d'expert > - Je pense que ces parents vont peut-être un peu vite
...
.
http://www.archiveshomo.info/archives/presse/pgp/2010.htm
.

 
triskel

De triskel

Le 22 janvier à 17h12

C est marrant mais parfois des filles ou garçons qui font cette demarche qui n étaient pas tres avenantes dans le passé se revelent magnifique car epanouis et libéré du poids de leurs ancienne forme - Si psychologiquement l etre est trop comprimé ou frustré qu il aille vers sa vrai identité - je ne peut qu encourager cette demarche surtout si c est un une amie-

 
stephinLdn

De stephinLdn

Le 22 janvier à 17h42

Eh oui, merci de pointer avec justesse que l'ultime difficulté (après tout le temps qu'on passe à se chercher et à se sentir enfin bien dans sa peau...), c'est aussi de faire face aux "attentes" plus ou moins explicites qu'ont les autres envers soi. Le problème réside bel & bien dans le cadre rigide par lequel on a pris l'habitude de définir ce qu'est "un homme" ou "une femme" ; or ce cadre est bien réducteur, on est d'accord. Problème : bousculer les habitudes, c'est un véritable défi ! Il a déjà fallu plusieurs générations avant que les mentalités commencent à accepter que "bah oui, la sexualité, ça peut fluctuer...". Maintenant il reste le même boulot à faire sur l'identité de genre. Tenons bon. Pour ma part je choisis de rester optimiste :-) Humblement, je souhaite partager un brin de mon propre cheminement. Il m'aura fallu une bonne douzaine d'années pour m'apercevoir que je n'étais pas seulement gay (après avoir été "hétéro-avec-des-fantasmes-homo-refoulés"). Dorénavant je suis bien plus ouvert sur le plan des découvertes sexuelles (techniquement, on pourrait m'étiqueter "bi", bien que j'aie horreur des étiquettes...). Toujours est-il que par ce processus d'ouverture, c'est également ma conception du masculin et du féminin qui s'en est trouvée bien plus élargie. Et je me découvre depuis quelque temps une affinité indéniable envers la cause trans', affinité que je ne soupçonnais pas jusqu'ici dans ma vie. Je souhaite ce genre d'eurêka (si l'on peut appeler ça comme ça) à bon nombre de personnes...

 
MORGANN77

De MORGANN77

Le 22 janvier à 18h36

Bravo pour votre article qui apporte une reelle ouverture. C'est bien d'apporter des precisions sur un sujet qui n'est pas souvent aborde. Moi j'aimerai bien faire la connaissance de type de personnes....!!!!!

 
ric hard

De ric hard

Le 22 janvier à 19h27

Hyppolite a des faux airs de Dexter... Joli garçon !!

 
Calyxt

De Calyxt

Le 22 janvier à 20h48

Morgann77: je ne suis pas sure que nommer les trans par « ce type de personne » soit très respectueux, les trans sont des humains et non pas des animaux et je suis desolée qu'on ne puisse pas les mettre en cage pour que tu puisses les observer, et peut-être leur donner des cacahuètes. Pour en revenir à l'article: je trouve que le titre ne correspond pas à l'article puisque les FtM qui s'expriment parlent plutôt des attirances que les autres en général ont pour eux et pas particulièrement les lesbiennes alors que la problématique est différente à mon sens. Pour mieux correspondre, il aurait fallu,peut-être, plus axé l'article sur le ressenti de lesbiennes qui ont des relations avec des trans pour savoir ce qui les a attirés chez eux. Mais il est pourtant difficile de faire une généralisation puisqu'il y a une multitude de cas et qu'un trans pré-T, et opé n'attirera pas forcement les mêmes personnes qu'un trans en fin de transition, et que le fait que la transsexualité soit connue dès le départ ou non influence également. Je pense qu'avant de pouvoir construire une histoire avec un trans, il faut au préalable avoir réfléchis à la question du genre et l'avoir remis en question et que par conséquent, les trans attirent les gouines plus que les lesbiennes et que c'est une question du milieu, par le milieu et pour le milieu.

 
hector dumas

De Bereal

Le 22 janvier à 22h02

Calyxt vous avez totalement raison "nommer les trans par « ce type de personne » soit très respectueux,"
merci pour votre commentaire !

 
Malgayche

De Malgayche

Le 23 janvier à 11h00

J'ai vu un reportage où des FtM une fois devenus hommes devenaient aussi homosexuels ! Id est ils étaient attirés par les hommes... intriguant

 
hector dumas

De Ariel

Le 23 janvier à 14h20

La transidentité et l'orientation sexuelle n'ont strictement rien à voir, de ce fait un(e) trans peut avoir les mêmes orientations que des cisgenres.

Encore beaucoup de travail, je vois...

 
Mr Blackrat

De Mr Blackrat

Le 23 janvier à 11h33

Dommage que cet article généralise et pose comme évidence l'éventuel passé lesbien des FtM. Certains n'ont pas ce passé car ils se sont toujours perçus comme des hommes hétéros (ou bis) et sortaient avc des filles hétéros/bis, tandis que d'autres ne sont pas attirés par les femmes et se vivent généralement comme gays/pd. Je pense qu'il est bon de rappeler, lorsqu'on s'adresse à un public non averti que genre et orientation sexuelle sont deux questions distinctes. Quant aux lesbiennes, ne sont-elles pas majoritairement attirées par les femmes, en dépit des dernières tendances du milieu queer parisien? Et puis, je me demande si ce fétichisme des FtM ne participe pas à l'idée que les lesbiennes, dans le fond, n'existent pas, et qu'il leur faut un homme, fût-il FtM.

 
hector dumas

De Ariel

Le 23 janvier à 14h21

Je ne l'aurais point mieux dit.

 
Mr Blackrat

De Mr Blackrat

Le 23 janvier à 11h39

Dommage que cet article généralise et pose comme évidence l'éventuel passé lesbien des FtM. Certains n'ont pas ce passé car ils se sont toujours perçus comme des hommes hétéros (ou bis) et sortaient avc des filles hétéros/bis, tandis que d'autres ne sont pas attirés par les femmes et se vivent généralement comme gays/pd. Je pense qu'il est bon de rappeler, lorsqu'on s'adresse à un public non averti que genre et orientation sexuelle sont deux questions distinctes. Quant aux lesbiennes, ne sont-elles pas majoritairement attirées par les femmes, en dépit des dernières tendances du milieu queer parisien? Et puis, je me demande si ce fétichisme des FtM ne participe pas à l'idée que les lesbiennes, dans le fond, n'existent pas, et qu'il leur faut un homme, fût-il FtM.

 
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