Parenté, filiation... Najat Vallaud-Belkacem veut rassurer les associations LGBT
La porte-parole du gouvernement a ce matin essayé de rassurer les militants LGBT, qui, depuis quelques semaines, réclament que le futur projet de loi relatif aux droits des homos intègre les questions de parentalité et de filiation.

Il serait extrêmement surprenant que le texte qui sera présenté en conseil des ministres le 31 octobre comprenne autre chose que le mariage et l’adoption pour tous (lire notre article). Insuffisant, selon les associations LGBT françaises, qui réclament dès maintenant que le projet de loi inclue l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de lesbiennes et autres questions liées à la parentalité et à la filiation.
Interrogée ce matin à propos de ces critiques, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a essayé de rassurer les associations en sous-entendant qu’il ne s’agissait là que d’une première étape: elle a en effet estimé important de commencer par sécuriser juridiquement l'égalité des couples. «Si on veut sécuriser juridiquement les choses, il est important que la loi qui vient commence par affirmer un principe simple: l'égalité entre les couples, quelle que soit leur orientation sexuelle», a-t-elle dit sur i>TELE. «L'égalité devant l'accès au mariage - c'est l'ouverture du mariage pour tous - l'égalité devant l'accès à l'adoption, c'est une forme d'homoparentalité déjà. Ensuite se poseront un certain nombre d'autres questions qui peuvent être traitées dans le cadre du débat parlementaire pour venir compléter ce projet de loi ou qui pourront faire partie d'autres textes de loi», a poursuivi la ministre. Des questions «qui ont rapport à la filiation, à la possibilité pour des couples de femmes de recourir à la procréation médicalement assistée comme ça se fait dans un certain nombre de (pays) voisins», a-t-elle détaillé.
«Digne d'un show de Las Vegas»
Najat Vallaud-Belkacem a écarté la possibilité de ne pas appliquer la future loi, en réponse à ceux des maires qui, hostiles à ce mariage, réclament la liberté de conscience: «C'est juridiquement impossible», a-t-elle répondu, poursuivant, dans la lignée des propos prononcés par Jean-Marc Ayrault hier: «Chacun est censé connaître la loi, appliquer la loi, cela vaut tout particulièrement pour ceux qui ont été élus». Répondant à Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, qui a dénoncé dans ce projet une «diversion digne d'un show de Las Vegas», elle a assuré: «Ce qu'il ne comprend pas, c'est qu'il ne s'agit pas de faire plaisir à telle ou telle catégorie de Français, mais d'offrir à l'ensemble des Français l'accès à un même droit».
Selon elle, «ce droit, les Français l'attendent depuis bien longtemps. Notre pays avait pris de l'avance avec l'adoption du Pacs en 1999, puis plusieurs wagons de retard pendant que nos voisins ont adopté des lois permettant le mariage, l'homoparentalité».
Regardez l'interview de Najat Vallaud-Belkacem surla chaîne i>TELE ce matin (les questions LGBT sont abordées à partir d'1'14):
Photo: capture d'écran.










LES CHAÃŽNES 











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De Phil86
Il faut que les membre de ce gouvernement accordent leurs violons : http://yagg.com/2012/10/11/dominique-bertinotti-ne-defend-plus-la-procreation-medicalement-assistee/
C'est le bordel à la tête de l'état !
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De Gaystronome
La méthode de gouvernance a changé, il y a débat sur beaucoup de sujets, peut-être aussi des hésitations.Que veut-on ? Le retour au C'estmoilechefquidécidedetoutetfermezlà du sarkozysme ?
A nous LGBT de toujours rester mobilisé !
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De Phil86
Encore faut-il qu'un cap clair et intangible soit fixé.