«Non, le Marais n’est pas un quartier dangereux pour les gays»
INTERVIEW. Après l'agression survenue dans le Marais la semaine dernière, la commissaire centrale du 4e arrondissement répond à TÊTU. Le quartier des homos est-il aussi celui des homophobes? Voici ses réponses et ses recommandations.

La semaine dernière, un communiqué du Centre LGBT de Paris s'alarmait d'une agression qui a eu lieu au soir du mercredi 3 février: deux gays, Thierry et Corentin, qui se promenaient dans le quartier du Marais, ont été pris à partie par trois garçons, qui après leur avoir demandé si on les prenait pour des «pédés», leur ont infligé une pluie de coups de pied et de jambes au visage. La police, appelée et arrivée sur les lieux, n'est pas parvenue à retrouver les agresseurs.
Alors que le Centre LGBT en conclut que «les agressions homophobes dans le Marais sont toujours d'actualité» et réclame une sensibilisation contre l'homophobie dès le plus jeune âge, nous avons cherché à faire le point sur les agressions dans le quartier gay de Paris. Sont-elles très fréquentes? Quels réflexes adopter lorsqu'on se balade dans le Marais? Réponses avec Johanna Primevert, commissaire centrale du 4e arrondissement de Paris.
TÊTU: Les agressions homophobes dans le Marais sont-elles fréquentes?
Johanna Primevert: Non, on ne pourrait pas dire qu'elles sont récurrentes. S'il y a bien sûr des faits constatés, ils restent à la marge. Depuis le début de l'année, outre l'agression du 3 février dont vous me parlez, il n'y a eu qu'une seule procédure avec dépôt de plainte: le 24 janvier, des injures à caractère homophobes avec des coups de pied donnés au chien de la victime. Un véhicule de police a pris la victime à son bord, elle a pu reconnaître ses agresseurs qui ont été interpellés.
En 2009, il y a eu six agressions dans le Marais. Trois consistaient en des insultes homophobes sans violence, de la part de personnes généralement ivres, et trois d'insultes accompagnées de violences, chaque fois légères. En moyenne, il y a entre trois et huit agressions par an dans le Marais. Il s'agit en tout cas, bien entendu, des agressions qui nous sont signalées.
Donc selon vous, le Marais n'est pas un quartier dangereux pour les homos?
Non. Je n'y rencontre pas de sentiment d'insécurité et les choses se passent plutôt bien. Lorsqu'il y a des agressions, elles restent légères – même si elles sont bien sûr aggravées, au pénal, par leur caractère homophobe. Le Marais est un quartier où la communauté homosexuelle ne se sent pas en danger. Les bars ont d'ailleurs un rôle important de relais à jouer.
Que conseillez-vous aux homos victimes d'agression?
D'appeler tout de suite la police ou de venir au commissariat du 4e (ou du 3e si l'acte a eu lieu dans cet arrondissement) et de déposer une plainte. Il est important de déposer plainte dans l'arrondissement. Les plaintes déposées dans un autre commissariat (celui du lieu de domicile, par exemple) nous sont transmises bien sûr, mais plus tard. On ne peut pas prendre la personne dans la voiture pour essayer de retrouver les agresseurs. Même s'il n'y a pas eu de coups, cela vaut le coup de déposer plainte, afin de nous permettre d'avoir une meilleure connaissance du terrain et pour ne pas banaliser ces agressions.
Photos: DR.
A noter qu'en cas d'agression, il est fortement recommandé, après la police, d'appeler SOS homophobie au 0810 110 135, pour demander conseils et permettre à cette association d'établir un état des lieux de l'homophobie.
L'Hôtel de police du 4e arrondissement se situe 27 boulevard Bourdon, en face du port de l'Arsenal.












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De NémoGizmo
"Depuis le début de l'année, outre l'agression du 3 février dont vous me parlez, il n'y a eu qu'une seule procédure avec dépôt de plainte: le 24 janvier"
> soit ELLE ment (de son propre chef ou sur consigne?), soit elle ne connait pas son boulot: j'ai un ami avocat (qui habite hors d'ile de France) qui a été agressé il y a 3 semaines en plein "Marais gay", il est revenu en début de semaine et a bien porté plainte, 4 mecs lui étant tombés dessus (il a et le nez cassé, les yeux "pochés" violacés, les 2 poignets sous atèle et pas mal de jours d'arrêt de travail) sans crier gare!!!
donc ce n'ets pas un coupe-gorge, mais apparemment qq petits groupes fotn des opérations commandos, y compris par pur "plaisir", sans vouloir dépouiller leurs victimes, isolées, en couples ou entre amis.
no comment.
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De NémoGizmo
je précise que l'agression a eu lieu un samedi soir vers 1h du matin (les rues ne sont pas vides à ce moment là ...) et à moins de 20 mètres de "l'armoire à glace" qui fait le "videur" d'un célèbre bar gay.
Il n'a pas bougé le petit doigt, cela a beaucoup choqué la victime.
bon sujet de débat: quid de la solidarité en cas d'agression sur un endroit gay(drague...) ou juste à côté d'un commerce bondé d'homos?
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De Sam fisher
J'ai beau être gay, mais sérieusement parfois certain gays ferait mieux d'arrêter de ce plaindre d'agression surtout quand eux même ne bouge pas le petit doigt... c'est un truc de fou sérieux!! une agression dans le marais et tout le monde ce plains alors que comme tu dis NémoGizmo, généralement les rue sont pas vide, au contraire... pour ce pavaner et faire leur star ils sont là mais pour porter secours y a plus personne !!
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De gégélafureur
J'ai vêcu rue des Lombards à l'angle de la rue Quincampois en 1985.
Je sais, ça fait antédilluvien pour beaucoup d'entre vous qui n'étiez pas nés ou bien qui papillaient encore dans leur couffin... quant à moi, ça me rajoute encore quelques cheveux blancs... mais enfin, si je dévoile ce petit bout de vie, (une année en tout et pour tout tant la vie parisienne ne convient pas à un montpelliérain comme moi) c'est pour signaler qu'à l'époque, les prostituées étaient bien plus solidaires que pas mal de gays aujourd'hui
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De KaliYuga
C´est clair, on fais la revolution avec les touches pourries de notre clavier mais pour aller a la defense du nantis, on prefere se cacher. De toute façon, a force de desolidariser les uns avec les autres, on obtiendra pas beaucoup d´aides. On peut en faire des kiss-in !!
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De kinkin qui veut du bien
Mais je pense meme pas que la question de solidarité entre homos doit etre evoquée c'est plus général que ca je pense. Perso je me suis jamais battu a l'ecole, collège, lycée, les deux seules fois de ma vie c'est deux fois à paris parce que des pti cons s'en prenaient a deux pauvres filles seules. Ce qui me choque c'est que la rue (lamarck 18eme) n'etait pas vide et j'etais le seul a intervenir !