Nîmes: une discothèque relance une procédure pour agression homophobe
Parce que sa plainte avait été classée sans suite, un patron de discothèque a dû relancer le dossier déposé contre la violente agression qui a eu lieu en 2010 de la part de trois hommes, apparemment militaires.

Le patron d'une discothèque gay de Nîmes, le Lulu club, vient de relancer une procédure judiciaire pour violences homophobes, tandis que le Comité IDAHO (Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie) a également déposé plainte. Les faits s'étaient produits dans la nuit du 9 au 10 octobre 2010. Trois individus avaient tenté de s'introduire dans l'établissement, fréquenté par une clientèle gay, dans une ambiance d'une rare violence. La plainte déposée hier après-midi concerne le comportement de trois hommes, apparemment des militaires. Me Carmelo Vialette, l'avocat du gérant de l'établissement, a détaillé dans sa plainte les dégradations perpétrées sur la devanture de la boîte, mais aussi l'agression d'un client (photo). La plainte mentionne également que les trois personnes ont fait le siège de la discothèque, empêchant toute sortie et toute entrée.
Classée sans suite
Des témoignages récoltés récemment attestent que les trois individus auraient chanté des chants nazis devant le Lulu Club. L'un d'eux aurait même joint le geste à la parole en faisant un salut nazi.
Pour des raisons procédurales, la patron de la discothèque n'a eu connaissance que récemment de l'avis de classement sans suite.
«Inadmissible»
Apparemment la dimension homophobe des faits n'avait pas émergé à la faveur des premiers éléments du dossier.
Il n'en reste pas moins que Bruno Rieu, le gérant du Lulu club, n'a pas souhaité laisser l'affaire en l'état et a déposé une nouvelle plainte. «Ce type de comportement est inadmissible», estime le fondateur de cette institution des nuits nîmoises. En marge du préjudice pour la boîte, le plaignant veut aussi que l'affaire aille en justice pour lutter contre ce type de dérives. «J'aimerais que ma démarche puisse donner du courage à d'autres gérants de lieux gay lorsqu'ils sont confrontés à ce type de dossiers».
Cliquez ci-dessous pour voir le reportage de France 3 Languedoc-Roussillon, avec notamment l'interview d'Alexandre Marcel (Comité IDAHO):
Captures d'écran d'après le reportage de France 3 Languedoc-Roussillon.
Mis à jour le 12/08 à 11h39 avec précisions sur la procédure et ajout de la plainte déposée par le Comité IDAHO.












LES CHAÎNES 














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De NémoGizmo
"la plainte avait été classée sans suite"? ah ben bravo...
"chants et salut nazis" devant une boîte de la part de militaires français?
:-(
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De NémoGizmo
pour être précis, le reportage parle de "légionnaires" plutôt alcoolisés (ce qui n'excuse RIEN)... pas seulement de "militaires".
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De Sokar
Sauf si je dis une bêtise, les chants nazis peuvent s'apparenter à de l'apologie du nazisme donc être condamnés comme telle ?
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De NémoGizmo
oui
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De Alex Simons
en effet, qui plus est ajouté d'insultes racistes selon des témoins.
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De Herverock
Espéront cette fois que la plainte aille jusqu'au bout. Mais vu se qui est dit dans le reportage, ils encourent jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amande, peine insufisante aux vu des fait, car vu se qui est marqué plus haut, il y a eu aussi séquestration.
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De Kech
@Cobra
+1000
Tu as tout à fait raison de mentionner la séquestration, car ça plus le reste, c'est d'une violence extrême et peut causer de profonds traumas, d'autant que les séquestrations finissent normalement à la " Norvégienne "...
Ils méritent une lourde peine, j'espère vraiment qu'ils seront retrouvés et sévèrement punis, avec prison ferme !
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De jlth
Comment a-t-on pu arriver à un classement sans suite de tels faits ?
Des interventions ? Une volonté d'étouffer cette affaire ? Un vice de procédure ?
Il serait intéressant d'en savoir plus.
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De bdbg24
@ jlth
Cela me rappelle deux affaires : le jeune homme brulé et tué parce qu'il était "bronzé et efféminé" et pour lequel la procureure n'avait pas retenu le motif aggravant d'homophobie (cela ne l'a été qu'au jugement, à la demande des parties civiles). Et l'affaire ancienne de Mourmelon où un militaire sadique s'en prenait semble-t'il à des jeunes mecs qu'il tuait et qui n'a jamais été condamné... Ça doit être d'hasardeuses coïncidence ?
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De jlth
@ bdbg24,
pour la 1ère affaire dont tu parles, la procureure était en effet pas au top au niveau juridique.
Par contre, pour la 2nde, l'adjudant chanal, il me semble me souvenir qu'il s'est suicidé peut avant son procès.
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De bdbg24
@ jlth
Oui, après des évitements et des non enquêtes, avec sinon la couverture des autorités militaires, mais au moins leur non coopération.
Et son "suicide" fut bien curieux...
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De arsimax
Ce sont les medias qui ont parlés de legionnaires.
Le patron de la boite a parlé de "look militaire", ou de "apparement militaire".
Mais vous savez ce que deviennent les "apparement" et "peut-etre" pour certains medias... ça devient des veritiés.
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De J_P_M
Question bête et malveillante (mais, de ma part, ça n'étonnera personne) : ces chants nazis, si on se contente de les siffler sans dire les paroles, ils restent répréhensibles ? Je n'ai jamais oublié l'histoire de cette vieille bigote qui s'était plainte au commissariat, parce qu'un gamin avait sifflé devant elle une chanson paillarde.
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De Sokar
@ J_P_M
Je ne connais pas de chants nazis ni leur air, A moins de siffler ou "meumeumer" un air hautement reconnaissable devant un spécialiste de la question qui puisse faire foi, je ne pense pas qu'on puisse s'en servir comme preuve. Donc à mon avis pour qu'ils soient reconnus comme tels, il fallait qu'il y ait bien des paroles fascistes haineuses de proférer. Donc mise à part siffler devant des spécialistes de la question, je ne pense pas que cela soit répréhensible, on ne condamne pas "sur l'air de" parce qu'on pourrait très bien faire un chant homophobe sur l'air de 'Au clair de la lune" et c'est le chant lui même qui serait condamnable, pas la musique.
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De yumi
ils peuvent chanter ce qu'ils veulent, il peuvent meme chanter leur betises ca n'atteint plus personnes,
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De yumi
ils peuvent chanter ce qu'ils veulent, il peuvent meme chanter leur betises ca n'atteint plus personnes,
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De vpi79
Moi non plus je ne connais pas tellement de chansons nazis. On a parfois entendu un "Heili Heilo, Heila", mais c'est en fait une vieille chanson à boire allemande populaire, qui n'a pas grand chose à voire avec la propagande nazie et son modèle de discipline qui n'aimait pas tellement non plus (officiellement) les chants paillards et l'ivresse.
Nos vieilles chansons à boire françaises ne sont pas nées pour faire non plus une propagande fascisante...
En revanche certains groupes de rock ou rap actuels ont tenu des propos clairement discriminatoires sans aller sur le terrain de la chanson paillarde, just sur celui de l'insulte publique et dégrandante. On ne peut pas se baser non plus sur la langue utilisée, sinon notre hymne européen ("Ode an Der Freude") passerait aussi pour une propagande nazie. Et de nombreux auteurs littéraires ou musicaux en langue allemande ont eu à souffrir de la discrimination raciste, religieuse ou identitaire, alors qu'ils parlaient et promouvait le plus parfait allemand, ou aussi ont été l'auteur de textes paillards.
En fin de compte ce n'est pas ça qui est important, c'est le comportement, visiblement menaçant, le siège de l'établissement, et les dégradations qui faisaient bien penser que ces individus étaient inapprochables et dangereux (d'ailleurs ils l'ont été puisqu'ils ont porté des coups à une victime). Et dans ce cas leurs chants faisaient parti d'un tout destiné à faire peur, et à faire de la provocation (histoire d'énerver certains clients de l'établissement, qui auraient été tentés de répondre et de s'exposer dangereusement). Les individus éméchés qui ont déjà porté des coups et faits des dégradations sont inapprochables par les personnes lambdas, il faut un entrainement spécial pour les maitriser ou les éloigner. C'est normal que les autres aient peur, et normal aussi de faire intervenir les autorités, qui doivent sanctionner ces comportements (car oui, l'alcool n'excuse rien, les gens mêmes alcoolisés sont parfaitement conscients de ce qu'ils font et disent, à moins qu'ils tombent dans un comma éthylique, où cette fois ce sont eux-mêmes qui sont en danger...).
Si vous avez fait un peu de secourisme, il y a une formation spéciale sur la conduite à tenir face à des personnes alcoolisées ou violentes, à commencer par maintenir une espace de sécurité, éviter les attroupements, ne pas répondre aux provocations, chercher à les isoler, et ne faire intervenir que quelqu'un qui a la capacité de se protéger, éviter les coups et éventuellement parvenir à immobilier l'individu. Ça demande un entrainement mais aussi une certaine force physique et le savoir s'en servir de façon mesurée mais efficace. Il n'est alors pas acceptable que les autorités de police appelées ne fassent pas suite à cette affaire et n'aient pas apportées leur assistance, alors qu'ils sont normalement formés et payés pour cela.