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Ni fille, ni garçon, ils sont «de genre inconnu»

Par Elsa Bastien jeudi 07 mars 2013, à 18h13 | 25931 vues
Plus de: ftu, agenre, unknown, transgenres, genre

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«C'est une fille ou un garçon?» demande-t-on toujours à la naissance. Pourtant, il arrive que certains ne se reconnaissent dans aucune de ces deux catégories. Pour TÊTUE, ils témoignent.

La langue française s'accordant soit au masculin, soit au féminin, nous avons utilisé les pronoms choisis par nos interlocuteurs. Dans leur citation, nous respectons leur demande de "neutralité", en écrivant, par exemple, "étonnéE" ou "étonné.e".

Vincent «cherche l'embrouille», selon son expression. Crâne rasé, chemise bien boutonnée, il sème le doute (photo ci-dessus). Autour de lui, les gens s'interrogent, est-ce un homme, une femme? Né, ou «assigné» fille, il se définit aujourd'hui comme FtU, ou «female to unknown», de femme vers inconnu. Pas vraiment fille, mais pas garçon non plus, et vice-versa, il fait partie de ces «agenres» qui veulent se détacher de ces étiquettes qui ne leur correspondent pas. Si le mouvement transgenre a pu bénéficier de la visibilité médiatique de certains trans tels que Chaz Bono, Lana Wachowski, il ne faudrait pas oublier ceux qui décident de… ne pas décider.

L'importance d'internet
Co-fondateur du Gat, organisation à quatre têtes trans aux actions perçues comme radicales, et aujourd'hui dissoute, Vincent se questionne sur son genre dès l'adolescence, bien avant de s'interroger sur son orientation sexuelle. Binder dès 13 ans, il veut alors devenir un homme et fréquente les milieux trans. «"Butch" ne me plaisait pas, je ne me reconnaissais pas en elles, et être trans m'a fait trop peur» explique-t-il. Ceux qu'il côtoyait reproduisaient une forme de division hommes/femmes. «Je croyais que transitionner allait m'ouvrir des perspectives, mais passer de fille à garçon, c'était remplacer une aliénation par une autre», raconte-t-il aujourd'hui, en ayant à cœur de préciser qu'il respecte tout à fait le positionnement de ceux qui choisissent de passer d'un genre à l'autre.

Pour Vincent comme pour d'autres FtU, la démocratisation d'internet dans les années 2000, l'arrivée du mouvement queer en France et la création d'assos trans ont été salvateurs. Quand Lô (photo ci-dessous), 23 ans, commence à aller dans des ateliers autour de la transidentité à Rennes, en les découvrant par hasard sur le net, les «unknowns» étaient un sujet peu connu. Ce qui l'a aidé, c'est d'écrire dans son blog, créé en août 2011. Avec ce journal «extime», où l'on suit le cheminement de sa pensée, il sent qu'il n'est pas tout seul, que d'autres se questionnent aussi. C'est un moyen de se réinventer aussi, d'être enfin celui qu'il veut être. Sur le net, Lô a pu cocher en toute liberté la case «M» sur son profil de blog – à défaut d'un autre choix – et n'a eu aucun problème à faire accepter son nouveau prénom Lô, qui est un prénom suédois et... neutre.

«Je ne suis pas une fille»
Etre non-genré, ça veut dire quoi pour lui? «Je dirais que c'est quelqu'un qui se sent détaché des questions de société qui ne reposent que sur la bipolarité homme/femme. Ça me passe au-dessus, ce sont des propos qui n'ont aucune légitimité.» Comme un spectateur dans un monde dont il se sent exclu. C'est seulement au printemps dernier qu'il a réussi à mettre des mots sur son ressenti. A l'adolescence, il s'est d'abord défini comme lesbienne. «J'étais perturbé quand j'ai su que je préférais les filles, je me suis dit que c'était juste une orientation sexuelle, sans chercher à comprendre mon mal-être inqualifiable». Mais finalement, le fait de se dire «je ne suis pas une fille» a été facile pour lui.

Enfant déjà, il parlait de lui au masculin sans s'en rendre compte avant qu'un prof de français ne le pousse à se corriger. «C'est après que ça se complique», se souvient celui qui compare le fait de vouloir vivre dans monde sans pression de genre à celui de vouloir vivre sans religion à une époque où être athée était inconcevable. «Je rejetais une certaine vision de la féminité, je n'avais pas envie d'être ''élégante'', de porter des jupes, je me réfugiais derrière les survêts', se souvient-il. Maintenant j'accepte beaucoup plus ma part féminine. Je n'ai jamais porté autant de talons que depuis que je me définis comme FtU. Ça dédiabolise les genres.» Aujourd'hui, dans les magasins, il se balade autant dans les rayons homme que femme.

Coquetterie et stars de la K Pop
C'est la découverte d'un univers plutôt particulier qui l'a aidé à s'accepter, et à se réinventer: celui de la KPop, ou pop coréenne pour les novices. Véritable sous-culture en Asie, cette musique a beaucoup d'adeptes aussi en France. Les boys bands asiatiques y affichent une masculinité très différente de celle commune en Occident: les hommes n'hésitent pas à se laisser pousser les cheveux, à se maquiller ou à porter des vêtements cintrés.

Lô a été plus que séduit par cet univers. «Là-bas, il n'y a pas les même stéréotypes masculins qu'ici. C'est l'image de la masculinité que je me projette moi, que je préfère. Autant dans le physique que dans le comportement. Ils ne sont pas bodybuildés mais imberbes, propres sur eux.» Selon lui, si la société coréenne reste très binaire, dans la jeune génération, les garçons peuvent se permettre plus de coquetterie. Quelles stars de la K Pop aime-t-il plus particulièrement? «G Dragon, un grand chanteur coréen, ou Ren des Nu'EST, ils représentent l'androgynie pure. Une telle liberté... c'est une chance!»

«On a un problème sémantique!»
La maîtrise du langage est une donnée essentielle de la subversion de genre, et se «nommer» comme on l'entend, la première action politique. Bigenre, queer, trans, genderbenders... Le mouvement queer n'est pas avare de mots et c'est cette profusion qui exprime au mieux cette volonté de ne rien figer, d'être en mouvement permanent.

«On a un problème sémantique!», sourit Aurélie.n, étudiant à Sciences-Po Paris, qui préfère écrire son nom de cette manière pour qu'on puisse le lire au féminin comme au masculin. A l'écrit, comme bien des agenres, il accorde ses phrases au «neutre» en utilisant le même procédé. «Je pourrais dire que je suis agenre. Ou plutôt transqueer.» Mais à vrai dire, ça lui est égal... «La revendication est déjà assez forte en elle-même. Je me décris plus que je me nomme.»


«Injonction à se genrer»
Naïel, photographe, a choisi «FtU». «Ce qui m'intéressait dans cet anglicisme, c'était de montrer l'assignation forcée à un sexe/genre à la naissance, et l'injonction à se genrer qui la précède, et le mouvement vers un devenir... sans point fixe à atteindre, car je ne connais pas ce point et que nous sommes en permanence en changement.»

Et son prénom? «Il est le fruit de la contraction de Nat-il/el. C'est un prénom construit, politique et choisi, comme peut l'être cette foutue binarité des sexes et des genres que l'on pense "naturelle" et qui régit notre société. Il n'y a pas de nature dans ce système binaire, seulement des constructions sociales, politiques, culturelles... qui divisent en deux l'humanité afin de légitimer l'hétérosexualité obligatoire, et donc le sexisme l'oppression d'une catégorie par une autre, les normes... et toutes les discriminations et violences qui s'exercent sur des personnes ditEs A/NormalEs», s'énerve-t-Naïel, qui tient à utiliser un E majuscule pour que les mots soient dégenrés. Contrer ce système binaire, c'est aussi choisir d'utiliser «yel» et non «il» ou «elle» pour parler de soi.

Quels pronoms?
D'autres n'optent pas pour des prénoms neutres. C'est le cas de Vincent, qui, en choisissant ce prénom, se libère d'une double pression, celle qu'un prénom féminin induit et celle de son origine asiatique. Un moyen aussi d'incarner visuellement cette mise au bûcher du genre: sur sa carte d'identité s'affiche fièrement «Vincent, sexe: F». Et si certains accordent leur vie au masculin, en utilisant le pronom «il» pour parler de soi, c'est «par défaut» dit Lô, parce que dans la langue et la société françaises actuelles, il renvoie toujours au neutre. «A la poste, quand on me dit "bonjour madame", je ne peux pas les reprendre, et dire "non, Monsieur", ce serait faux et difficile à demander vu mon passing (chez les trans, le fait d'être perçu comme appartenant au genre auquel ils s'identifient, ndlr) actuel. J'aimerais dire "un bonjour suffit"», dit-il.

Là où la langue bute, Justin Vivian Bond l'a contournée. Cet artiste américain aperçu dans l'étonnant film Shortbus a choisi une autre voie, celle de la lettre «v» (prononcer «vi» en anglais), à la place de «il » ou «elle». Le «v» donc «illustre visuellement la position de mon genre, à savoir deux côtés égaux qui se rejoignent au milieu».

Réinventer les corps
Comme ils réinventent la grammaire, les queers, et ici les unknowns, réinventent le corps, qui devient un «laboratoire de la réalité», comme dirait Beatriz Preciado dans Testo Junkie. L'objectif de Lô: des hormones, une mastectomie et une hystérectomie. En attendant, il porte des binders. «Je me vois mal comme ça toute ma vie, avec cette répartition des graisses. Ce n'est pas pour autant que je veux un corps d'homme stéréotypé, j'ai une autre vision de la masculinité et certains aspects de mon idéal ne sont possible qu'avec la testostérone.» Et s'il avait une baguette magique, choisirait-il un corps tout à fait masculin? «Je m'en fous royalement, je ne ferai pas de parcours de transition classique. Comme la place du masculin dans la société me correspond plus que celle du féminin, parce qu'il faut bien choisir, je transitionne. Mais la phalloplastie et la métaidoplastie ne m'intéressent pas car elles sont beaucoup trop intimes et inutiles pour moi», affirme-t-il.

«L'androgynie est la maison que j'ai choisi», explique Vincent, qui a lui-même pris des hormones et effectué une torsoplastie. Il avait besoin d'incarner sur le plan chimique et biologique cette discordance. Car «Frankenstein est palpable» dit-il, revendiquant cette figure du monstre, du «freak», créé par l'homme. «La société m'a crééE, elle a créé tous les rejetons, les trans, les intersexes. Ils n'ont pas de places alors ils créent les identités multiples, des territoires de résistance. C'est formidable! Je me ferais chier si je n'étais pas trans...»

Voyage initiatique à San Francisco
Aurélie.n, lui, n'a pas tenté d'avoir une apparence androgyne. Entre sa coupe courte et ses habits masculins, de prime abord rien ne semble présager qu'il se questionne sur son genre. «J'ai un corps biologiquement masculin, qui me plait et me convient, mais je suis socialement considéré.e comme une femme. Je me vois à la fois comme un peu homme et un peu femme, je ne me pose pas souvent la question... Ce qui est fou, c'est que les autres disent, "tu es une vraie femme, regarde comme tu marches"», souligne-t-il. Ni homme, ni femme, il vogue confortablement quelque part entre les deux. «Je ne me retrouve pas dans la mode gay, l'importance des corps sculptés qui témoigne d'une certaine homonormativité. Je n'y retrouve pas la diversité, les corps plus pulpeux comme le mien. Quand tu es très différent, trop vieux ou trop gros, tu es exclu de cet univers-là.»

C'est à San Francisco, lieu de toutes les subversions queer, qu'il est passé d'un militantisme gay «classique» à d'autres réflexions identitaires. «J'y ai rencontré des gens qui revendiquaient deux genres, ou pas de genre du tout: toute une galaxie de constructions identitaires», raconte-t-il. De quoi faire réfléchir et donner des «clés d'interprétation» à celui qui avait du mal à trouver sa place plus jeune. «J'étais exclu.e du groupe des garçons. Je n'aimais pas le foot, pas la bagarre, je n'étais pas assez garçon. On me traitait de gay alors que je ne me considérais même pas encore comme tel. Et j'étais tout aussi exclu.e des groupes de filles, qui en arrivaient toujours à avoir des "secrets de filles"», se souvient-il. Si aujourd'hui il est à l'aise avec son (non)genre, il ne s'interdit rien: demain il pourrait se penser garçon, ou fille, ou... La grande leçon des agenres, c'est que l'identité n'est jamais figée.

Photo Naïel: Naïel.
Photos: DR.

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51 réactions de la communauté

 
Cyd

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De Cyd

Le 07 mars à 19h25

Citation tirée de votre article : "«L'androgynie est la maison que j'ai choisi», explique Vincent, qui a lui-même pris des hormones et effectué une torsoplastie."

La "torsoplastie" est le terme médical pour désigner... un lifting des fesses ><
Un minimum de recherches avant d'écrire ce genre d'absurdités, ça serait bien...
L'opération pour construire un torse masculin sur un trans s'appelle "mammectomie", ou "mastectomie".

 
hector dumas

2

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De Xabbaba

Le 07 mars à 20h52

Merci d'éviter de dire des bêtises quand on veut donner des leçons .
La torsoplastie désigne un lifting général des fesses ET des cuisses ET des hanches ET du ventre,c'est suivant les cas et suivant la silhouette et la volonté des patients,rien est cumulatif.

Il n'y a pas d'opérations précises pour les personnes transgenres ,c'est selon la volonté de chacun et le corps de chacun.

 
hector dumas

2

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De Frozen

Le 07 mars à 23h23

haha bouyaaa ça se vener sur tétu la

 
hector dumas

2

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De lady_freyja

Le 08 mars à 07h54

@TonyWaza : ah les vilains média…

Sinon sais-tu que ça fait des millénaires que les trans' existent…?
Comme en amérique précolombienne où ils étaient relativement acceptés dans plusieurs sociétés (notamment chez les zapotèques et les sioux…)
Dans certaines tribus les nés-hommes pouvaient même se faire castrer pour vivre en temps que femme, ce fut aussi le cas dans certaines cités grecques antiques…

Ces vils média, en embuscade de partout depuis la nuit des temps, c'est moi qui vous le dit…!


ps : ton argumentaire ressemble étrangement à ce qu'on disait aux homo il n'y a pas si longtemps que cela, que se sont des viles pulsions venant du premier bouc émissaire venu et qu'il fallait les "guérir" plutôt que d'aller contre leur "nature"…

 
hector dumas

1

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De Makks

Le 08 mars à 08h24

@TonyWaza : Les vilains médias! Ce sont sûrement eux qui m'ont rendu homo aussi! Et tous les jours dans la rue je croise des gens qui me disent: je suis intersexe parce que j'ai vu ça à la télé et j'ai trouvé ça cool!

Tu parles de contradiction avec leurs hormones, moi je te parle de contradiction avec ce qu'ils sont au plus profond d'eux. Leurs corps ne leur correspond pas, et ils se l'approprient, c'est une démarche courageuse et on se doit de la respecter

 
hector dumas

1

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De Makks

Le 08 mars à 09h29

Je me porte très bien de ce que je fais.
Et une verge dans l'anus ce n'est pas sale, sauf en cas de diarrhée bien sûr, qui sont un peu les règles des gays.

Tu ne dois pas beaucoup t'amuser au lit mon pauvre.

Tu fais sûrement parti de ces croyants frigides qui clament qu'ils veulent "un grand débat". Hier soir j'étais à la paroisse protestante de ma ville, à un débat organisé sur le mariage pour tous, une pasteur a eu le courage de l'organiser. Voilà des mois qu'on la menace de sanctions, elle a reçu des lettres anonymes d'insultes, de menaces, sa hiérarchie au niveau régional et national lui a mit des bâtons dans les roues, pour avoir osé en parler en invitant des intervenants favorables comme défavorables à ce projet de loi.
Cette femme est pasteur, et elle est favorable au mariage pour tous et à l'homoparentalité, donc ta punition divine tu peux te la garder, ne te cache pas derrière ta bible :)

 
hector dumas

0

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De Phil86

Le 08 mars à 10h18

tony le malade mental s'est encore échappé de l'asile...

 
hector dumas

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De Makks

Le 08 mars à 11h49

Oh non, les messages de Tony ont disparu :(
Ce qui est bien quand on discute avec quelqu'un d'ignorant et de mauvaise foi comme Tony on se super intelligent à côté :D

 
hector dumas

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De têtuenaute

Le 08 mars à 13h41

cyd est vraiment naze avec son pétard mouillé. iul faut apprendre à lire. oui oui même à 25 ans il n'est pas trop tard.

 
hector dumas

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De Ink

Le 08 mars à 21h23

Je trolle volontairement.

Têtu, pourtant associé officiellement à la pièce de Virginie Lemoine "Brigitte directeur d'agence" n'en a fait mention nulle part.
Que doivent penser les T de ce média LGBT ?

 
hector dumas

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De Ink

Le 08 mars à 21h48

http://www.lefigaro.fr/theatre/2013/01/23/03003-20130123ARTFIG00358-vis-ma-vie-de-brigitte-directeur-d-agence.php

http://juste-virginie-lemoine.skyrock.com/tags/fJamSSvbxCg-Brigitte-directeur-d-agence.html

http://www.purepeople.com/article/virginie-lemoine-avec-son-amoureux-travesti-elle-cartonne-au-theatre_a114164/6

 
La Princesse Chatte Beautée!

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De La Princesse Chatte Beautée!

Le 07 mars à 20h22

Bon article,étant moi même intersexuée je peux le dire qu'être considéré différente peut détruire une personne...

 
hector dumas

1

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De Eliot petit loup

Le 07 mars à 23h13

La différence est un terme dépendant de la société et de la culture dans laquelle nous nous trouvons. Mais il y a tellement de cultures et sociétés variées sur toute la planète que, à cette échelle, la norme n'existe plus.
Je pense qu'on peut se servir de sa différence pour bousculer les codes et, à l'extrème, changer le système... :-)

 
hector dumas

2

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De NémoGizmo

Le 08 mars à 01h02

intéressant et compliqué (diversité des situations) :-))



ce qui est certain, c'est qu'il leur faut pas mal de courage pour s'affirmer, car nos modèles sociaux et organisations ne savent pas traiter les gens qui n'entrent pas "dans une case précise" !



 
hector dumas

0

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De têtuenaute

Le 08 mars à 13h43

nemogizmo tu sens l'hypocrisie. et ça ne sent pas bon.

 
hector dumas

1

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De Phil86

Le 08 mars à 14h08

@dressée : Je ne vois pas où il y aurait de l'hypocrisie dans le commentaire de Némo.

 
hector dumas

0

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De Eliot petit loup

Le 09 mars à 16h20

" Miles ! What do I do ?! I don't fit in the box !
- There is no box... "

http://www.youtube.com/watch?v=RC-HWBX1YhY

 
Evie Nope

1

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De Evie Nope

Le 07 mars à 20h39

J'apprécie cet article étant moi même sans genre

 
cassandrebl

1

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De cassandrebl

Le 07 mars à 22h51

D'abord que mon chéri c'est le plus beau

 
Hina

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De Hina

Le 07 mars à 23h15

Vive San Fransisco ! ^^

Bel article, faudrait plein d'autres articles sur le sujet :)

 
Cyd

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De Cyd

Le 07 mars à 23h36

Xabbaba, si ta réponse m'est destiné, je me permets de te signaler qu'ayant moi-même subit une mammectomie, oui je peux me permettre de donner de parler sur le sujet car utiliser le terme de torsoplastie pour désigner une ablation de la poitrine, tu m'excusera mais c'est lamentable.
Ai-je tort en disant que torsoplastie désigne un lifting des fesses ? Non, alors je vois pas en quoi mon commentaire te dérange tant. Faut arrêter la désinformation !!!

 
hector dumas

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De Xabbaba

Le 08 mars à 04h04

Mais où avez vous compris ça?l'article ne dit rien de tel?ou alors je suis aveugle.^^
Oui vous avez tort le lifting des fesses n'est qu'une partie de l'opération de la torsoplastie!

 
hector dumas

0

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De Makks

Le 08 mars à 11h06

Effectivement, une torsoplastie, qu'on nomme dans le jargon médical LCC pour lifting circonférentiel du corps ne se limite pas aux fesses, et n'est pas une mammectomie, mais concerne bien le ventre, les fesses et les cuisses.

Mais pour compliquer encore les choses (histoire que vous soyez bien embrouillés ^^) quand un patient vient pour une LCC c'est souvent après une perte de poids importante, et la peau relachée du torse est également ôtée et on considère que ce lifting du torse rentre dans la LCC :p

 
Ink

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De Ink

Le 08 mars à 01h36

Les "nini" ça devrait plaire à Emma. (Private joke).
Je ne réinvente pas mon corps je le respecte, je ne fais qu'essayer de comprendre pour quelle raison on a tenter de me faire croire qu'il n'était pas le bon.

 
Ink

0

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De Ink

Le 08 mars à 01h42

...on a tenté...

 
Jeyrem

0

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De Jeyrem

Le 08 mars à 03h01

Sinon, l'andro-attitude ou appelons cela comme on veut...

Depuis quand c'est une affaire d'homos ? L'article le dit d'ailleurs très bien, en asie, les hommes sont coquets.

Je me demande juste le rapport entre un "style" et "l'homosexualité" ?

On nous pond cet article comme si nous, homos on devait se sentir concernés

à méditer...

 
hector dumas

3

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De lady_freyja

Le 08 mars à 08h05

Le rapport entre les trans' et l'homosexualité…?

Oh, je crois que c'est compris dans le sigle "LGBTI", pour "Lesbiennes, Gays, Bi, Trans' et Intersexués"…
Le lien est historique et communautaire : les discriminations subies par ces personnes sont grossièrement les mêmes et pour beaucoup gens il n'y a pas de grosse différence entre tout ça (notamment l'habituel préjugé de comme quoi les trans' seraient des homo qui ne s'assument pas…), ce genre de situations communes construit des liens généralement…

Certes Têtu(e) est un magazine essentiellement homo mais parfois ils s'essayent à faire des articles LGBTI dans le sens large, comme ici…


Et sinon par rapport aux machins asiatiques c'est surtout un point de repère, on fait avec les moyens du bord, j'ai souvenir qu'ado j'étais en admiration devant les travestis des groupes de musiques japonais car eux ils y arrivaient (là où j'étais moche…^^), ça a été une étape dans le fait de m'assumer…
Quand tu es paumé et que tu vois des gens qui sont plus ou moins "comme toi" ça fait l'effet d'un phare, d'un point de repère auquel s'accrocher…
C'est bête, mais c'est comme ça…

 
hector dumas

2

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De Makks

Le 08 mars à 08h16

Bien sûr que les homos doivent se sentir concernés Jeyrem! Ils sont membres de la communauté LGBTI comme nous, communauté qui luttent contre toutes formes de discrimination, quelles concernent l'orientation ou l'identité sexuelle des individus.

Bien sûr qu'un homo n'est pas un intersexe ou un trans, mais on se sert les coudes, parce qu'on y oppose souvent les mêmes arguments ignobles (c'est contre nature et blablabla).

Le chemin parcouru n'est pas le même, mais il s'agit de revendiquer son identité en dépit des coincés et pseudo protecteur de la société.

 
hector dumas

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De Phil86

Le 08 mars à 11h07

Jeyrem ne connait tout simplement pas l'histoire du mouvement LGBT.

 
hector dumas

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De Makks

Le 08 mars à 11h55

... et c'est bien dommage! Parle avec des homosexuels plus âgés que toi dès que tu en as l'occasion (sortie en bar/boite gay, centre LGBT), ça calme quand t'entends les histoires qu'ils ont à te raconter, et t'es bien content d'avoir 20 ans aujourd'hui!

 
hector dumas

1

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De Jaléo

Le 08 mars à 18h57

S'il n'y a pas -stricto sensu- de rapport entre l'identité de genre et l'orientation sexuelle, les deux thèmes ne sont pas si dissociés que ça d'un point de vue sociologique.
Tous deux (les concepts)font partie de la famille "Queer" tant par leur marche dans l'histoire que par les réactions traditionnellement suscitées dans la société, les similitudes des combats et des parcours de vie.

Tétu.com en tant que média ne vise pas seulement la "niche" lesbienne, bi ou gay, mais tous ceux qui peuvent se reconnaître dans le mouvement ou la pensée queer, et les agenres en font partie.
De toute façon, de façon générale les revendications des "minorités" n'iraient jamais aussi loin s'il n'y avait qu'elles pour se préoccuper ou se sentir concernées par toute question les touchant en premier.

En tout cas cet article est si riche qu'il m'a donné le tournis, obligé de le lire deux fois pour bien suivre le fil d'idées des interviewés. Pour ma part je valide ce type d'initiative de la part de tétu.com (sachant que j'ai une propension à les tacler).

 
moagult

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De moagult

Le 08 mars à 03h59

"organisation à quatre têtes trans aux actions perçues comme radicales, et aujourd'hui dissolue"
--> Dissolue ? Est-ce à dire que c'est une organistion de débauche, de beuveries et d'orgies diverses

 
hector dumas

2

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De Xabbaba

Le 08 mars à 04h06

paronyme!
Il aurait fallu mettre "dissoute".

 
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51 commentaires
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