Nantes: la porte du centre LGBT saccagée
Dans la nuit, des individus non identifié ont fait éclater la porte en verre du Centre LGBT de Nantes. Un acte «d'homophobie ordinaire» que dénonce l'association.

La porte vitrée du centre LGBT de Nantes a volé en éclats hier, jeudi 11 juin. «La police m'a appelé à 6h30 pour me prévenir, explique Nicolas Liebenguth, le président du centre (à gauche sur la photo, prise après des réparations en urgence). Cela se serait passé entre 5h45 et 6h. Un ou plusieurs individus ont brisé la glace avec une attache remorque. Mais, visiblement, personne n'a pénétré car tout était en place à mon arrivée.»
Ce saccage intervient deux semaines à peine après une Marche des fiertés qui a rassemblé 7.000 personnes dans les rues de la cité des Ducs (voir les images).
«Inacceptable»
Le Centre a réagi, aujourd'hui, dans un communiqué: «Le choix de notre vitrine comme cible n'est pas un hasard et nous pensons à un acte homophobe, ce qui est inacceptable de nos jours, écrit l'association. Installé depuis douze ans rue Maréchal Joffre, les provocations, moqueries, autocollants, gravures, tags, voire tentatives d'effraction que nous subissons régulièrement sont des actes d'homophobie ordinaire.»
En octobre 2007, à l'occasion d'une rencontre de football disputée à Nantes et opposant l'équipe de France à la Lituanie, un autocollant homophobe en lituanien avait été apposé sur la vitrine du Centre.
Texte et photo: Nicolas Héry.


















De Numa
Si ça avait été la porte d'une mosquée ou d'une synagogue, ça aurait fait la une des journaux. On est vraiment des citoyens de seconde catégorie.
De Fastbear
D'un autre coté et contrairement aux exemples sus-cités, je n'ai pas forcément envie que le moindre fait divers fasse la une des journaux. Un peu marre du trip pédé = victime. Bien d'autres gens ne sont ni homosexuel, ni religieux, ni rien de particulier et qui subissent quand même toute sortes d'agressions dont on ne parle jamais.
De Numa
"je n'ai pas forcément envie que le moindre fait divers fasse la une des journaux."
Moi non plus. Mais enfin quand certains sont révélateurs, il faut quand même qu'ils soient connus.
Ce qu'il faudrait, c'est qu'on se focalise moins sur certains faits, mais qu'on soit plus vigilant en général. Il y a certains faits divers qui ne sont que la partie émergée de l'iceberg.