Luc Chatel s'oppose à la projection du «Baiser de la lune» en primaire
«Prématuré», de parler de la diversité de l'amour en primaire? Le ministre de l'Education pense que oui. Et il a estimé ce matin que ce dessin-animé pédagogique sur le thème de l'homosexualité n'a «pas vocation» à y être projeté. Comme Christine Boutin et les associations conservatrices...
Le ministre de l'Education, Luc Chatel, a voulu clore la polémique qui entoure «Le baiser de la lune», ce film d'animation destiné à évoquer l'homosexualité dans les écoles primaires. Mais il s'est rangé du côté des associations de «défense de la famille» ou encore du côté de Christine Boutin, en estimant mercredi sur RMC que ce court-métrage n'avait «pas vocation à être projeté en primaire».
«Je dis oui à la lutte contre l'homophobie, oui à la lutte contre les discriminations, oui à la sensibilisation de nos lycéens et de nos collégiens, mais je pense que traiter ces sujets en primaire, ça me semble prématuré (…) ce film n'a pas vocation a être projeté en primaire», a déclaré le ministre.
Initiative privée
Ce film est «une initiative privée, ce n'est pas une initiative du ministère de l'Education nationale, elle n'est pas financée par le ministère», a précisé M. Chatel.
Ecouter Luc Chatel au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC:
Le Baiser de la Lune, un dessin animé en cours de fabrication, raconte une histoire d'amour entre un poisson-chat et un poisson-lune: selon ces auteurs, il était destiné à devenir un outil pédagogique dans les classes de CM1 et CM2.
Une association qui milite contre l'homoparentalité au nom de la «défense de la famille», le Collectif pour l'enfant, avait dénoncé dans un communiqué «une intrusion dans l'intimité de jeunes enfants». La présidente du parti chrétien-démocrate Christine Boutin avait demandé de son côté dans une lettre ouverte au ministre de l'Education «l'interdiction de la diffusion du film» dans les écoles, «au nom du respect de la neutralité de l'Education nationale».










LES CHAÎNES 











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De NémoGizmo
quelle surprise... :-(
il a beau dire, comme ministre il n'a encore RIEN fait d'important contre l'homophobie!
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De Lior
Je suis bien d'accord. Je n'avais pas beaucoup d'estime pour ce piètre ministre de l'éducation mais l'entendre dire que la lutte contre l'homophobie était une priorité de l'éducation nationale est d'une hypocrisie sans nom.
Durant toute ma scolarité, jamais le sujet de l'homosexualité n'a été mis sur la table. Et attendre la fin du lycée pour faire une pseudo campagne d'affichage anecdotique contre l'homophobie relève de la bonne conscience et pas de l'efficacité.
Honte à vous Monsieur le ministre qui préférez mettre en danger la vie de milliers de jeunes homosexuel(le)s fragiles en écoutant la droite chrétienne conservatrice, qui en effet se soucis profondement de son "prochain" !!!
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De Pauldenton
Rien à attendre d'un réac comme Chatel.
Le Canard Enchaîné dans l'un de ses articles écrivait ceci ("Chatel aux Oiseaux") : "Au moins cet ancien élève des jésuites connaît-il le dossier de l’enseignement privé. Le dernier de ses quatre enfants poursuit sa scolarité à Notre-Dame des Oiseaux, célèbre établissement de la rue Michel-Ange, dans le 16ème arrondissement de Paris. Un modèle de réussite dont le nouveau ministre ne manquera pas de s’inspirer pour faire décoller son ministère"
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De Pauldenton
J'ai posté un message de soutien sur le site du film
http://www.le-baiser-de-la-lune.fr/lespace-du-mouton-a-plumes/
"Je viens d'apprendre par dépêche que le ministre Chatel est opposé à la diffusion du "Baiser de la Lune".
Je tiens à apporter mon soutien à ceux qui ont participé à ce beau projet et tout particulièrement au réalisateur Sébastien Watel.
Je tiens également à vous faire part de mon admiration. La levée de boucliers à laquelle vous faites face montre le pouvoir exorbitant de certaines franges conservatrices de notre société. je suis très choqué par la pleutrerie de l'Académie et les réactions au plus niveau de l'Etat.
Je reste persuadé qu'une réflexion sur l'homosexualité pourrait débuter dès le plus jeune âge, sans dramatisation et avec finesse, comme vous semblez le faire dans votre film.
Bien à vous, et bon courage pour la suite."
X etc.
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De jlth
Qu'attend gaylib pour se manifester ?
De ne faire mettre un fois de plus ?
Décidément, ils ne servent à rien.
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De Xuban
Voici le communiqué de presse de GayLib concernant le projet de film éducatif contre l’homophobie d’initiative privée.
Il n’y a pas lieu de “s’insurger” contre les propos de Luc Chatel, propos responsables qui restent mesurés sur un sujet qui demande pour le moins une reflexion et l’avis de spécialistes.
En revanche la demande d’interdiction de Mme Boutin au nom de principes religieux ou discriminants n’est pas tolérable.
COMMUNIQUE DE PRESSE DE GAYLIB
Non à une conception religieuse du Bien commun
Christine Boutin, ancien Ministre et Présidente du Parti Chrétien Démocrate, a cru bon de devoir écrire une lettre ouverte au Ministre de l’Education, Luc Chatel, au sujet d’un projet de film éducatif contre l’homophobie.
La Présidente du PCD, si elle se défend de toute homophobie, n’en commet pas
moins, à répétition, des attaques en règle contre l’homosexualité à chacune de ses prises de positions. Cet ostracisme permanent, revendiqué au nom du « bon sens »
et d’un certain « droit naturel », est en permanence dirigé contre la reconnaissance sociale de l’homosexualité.
Si les convictions religieuses de la Présidente du PCD sont respectables en tant que telles, leur immixtion dans le débat public ne saurait conduire à une conception religieuse du bien commun, qui exclurait de fait les homosexuels de la société pour les cantonner à un statut de marginaux.
Précisément sur la question de la diffusion d’un film éducatif contre l’homophobie en classes primaires, le débat ne doit pas être tranché sous la pression des attaques dogmatiques, mais bien au seul regard de l’efficacité de l’Education Nationale à promouvoir le rejet des discriminations.
La lutte contre l’homophobie a toute sa place dans l’Education Nationale, et le
Ministre de l’Education a rappelé que le Collège et le Lycée avaient vocation à
sensibiliser les élèves à ce problème.
GayLib souhaite pouvoir s’entretenir rapidement avec Luc Chatel pour envisager ensemble les politiques de lutte contre l’homophobie mise en place dans l’Education Nationale, et comment le fléau de l’homophobie, qui conduit au suicide un nombre très important de jeunes adolescents, doit être combattu dans le milieu éducatif.
Emmanuel Blanc
Président
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De NémoGizmo
très bien, donc on verra s'il y a une suite.
et est-ce que Gay Lib va protester contre les membres de la galaxie Boutin sur les listes UMP aux régionales (certain-e-s sont en position éligibles), y compris en Ile de France?!
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De vpi79
De toute façon, déclarer qu'un film "n'a pas vocation" à être projeté n'est pas encore synonyme d'interdiction. Les mieux avisés à prendre une décision ce seront les conseils d'établissement en accord avec les parents d'élèves et les équipes éducatives.
Il n'a pas pouvoir de décider à leur place, mais juste d'établir un programme officiel minimum qui doit être enseigné dans des conditions précises (usage du français obligatoire sauf dans les enseignements de langues étrangères bien sûr, dans les enseignements optionnels, et les enseignements destinés aux élèves du supérieur qui devraient pourtant continuer à bénéficier d'enseignements en français et de promotion de la langue française, y compris dans les rapports de thèses où une traduction devrait pouvoir être imposée au titre de la publication et la transmission des enseignements à d'autres langues aussi, l'anglais ne devant pas être imposé comme seul choix possible et devant être aussi valorisé que l'allemand, l'espagnol, le portugais, le russe, le japonais, le chinois ou le coréen), avec une large liberté accordée aux établissements et aux parents pour décider du reste, puisque le programme obligatoire ne couvre qu'une partie des enseignements dispensés et des horaires, qui sont modulables en fonction des besoins des élèves et de leurs désirs d'orientation.
Le but de l'enseignement reste de préparer très tôt les jeunes à recevoir divers enseignements. sachant aussi que c'est nettement plus facile chez les plus jeunes qui sont plus réceptifs, et que ça devient nettement plus compliqué chez les ados (qui ont des problèmes normaux de réceptivité et d'attention) et encore plus chez les adultes (qui ont de grandes difficultés à apprendre s'ils n'ont pas été préparés à certains enseignements).
Tout démontre que plus l'enseignement est riche et diversifié chez les plus jeunes, plus facilement ils trouvent leur orientation ensuite et peuvent aborder divers enseignements. Quand on voit la volonté actuelle de réduire le champ des enseignements (alors qu'en fait ce n'est pas un problème de matières mais de concentration des horaires sur des journées trop longues et un calendrier trop court et justement un appauvrissement des contenus qui conduit à un "bourrage de crane" intenable conduisant à l'échec) je ne vois pas l'intérêt de continuer dans cette voie.
La France ne fait que régresser dans les classements internationaux sur les compétences des élèves, et fabrique de plus en plus de jeunes dans une impasse scolaire et qui n'ont pas pu justement trouver une voie adaptée (parce qu'on les force à décrocher).
Fabriquer un citoyen c'est aussi lui donner les moyens de réfléchir et et des outils et méthodes de travail. Des outils qui ne s'acquièrent que par l'expérience, donc avec la participation des élèves. Mais un élève qui décroche n'a plus aucune chance ensuite d'acquérir ou perfectionner ses méthodes. Plus tard il est incapable d'apprendre ou s'enferme dans des "solutions" simplistes élaborées par les autres (qui y trouvent intérêt et en profitent).
Comment alors lutter contre le développement de dérives dangereuses comme la violence, le manque de goût pour le travail bien fait (peu importe la matière, si on aime son travail on est armé pour apprendre beaucoup de choses, à commencer par comprendre les autres). Et on aura toujours autant (sinon plus) d'élèves qui excellent dans leurs branches, et capables justement de multiplier leurs compétences et leur façon de communiquer.
On reproche aux jeunes de s'enfermer chez eux et de développer l'égoïsme et trop leur intérêt personnel. C'est normal à la façon dont on les approche ne les enfermant dans des sujets d'étude de plus en plus étriqués: jamais on a revu pour autant la quantité des enseignements, au contraire on en a augmenté la densité.
Au lieu de faire des réformes de l'année scolaire, réduisez les jours de vacances, organisez les programmes avec des cours de 25 minutes au lieu de 50, et plus de diversité, mettez plus de choix d'options, et réduisez le contenu dans chaque matière
Laissez ceux qui souhaitent aller plus loin dans une matière qu'ils aiment bien opter pour des enseignements plus longs sous forme de travaux dirigés sur les tranches horaires optionnelles, mais imposez la variété des options. Aucun cours ne devrait durer plus de 20 minutes d'enseignement unilatéral (durée vraiment maximale avant que l'attention retombe et que l'élève se disperse), il devrait y avoir 5 minutes ouvertes, et les cours devraient tous être séparés par les tranches horaires laissés au choix des élèves et des familles, avec des projets personnels ou en groupes.
Les enseignants seront là pour les aider à trouver les informations sur les sujets qui les intéressent et à finaliser leurs travaux, sans imposer à tous dans la même classe le même rythme dans toutes les matières du tronc commun. Il y a bien des domaines où justement les élèves peuvent être à l'initiative de leurs apprentissages.
Et pas la peine non plus de réserver des matières à certains élèves en fonction de leur âge. Tout peut s'apprendre à n'importe quel âge, aucun domaine ni aucun niveau de difficulté ne doit être imposé (sinon on aboutit aussi à des élèves qui s'ennuient, se dispersent et perdent le goût d'apprendre car ils ne ressentent plus la récompense de leur effort).
L'intelligence humaine est comme ça: elle s'exerce par l'expérience. Une fois qu'on est content de ses résultats, on peut progresser, on acquière de la méthode et une façon de raisonner et de d'insérer socialement. On permet à la réflexion de gagner ses lettres de noblesse car elle est valorisée avec les résultats obtenus. Et on est armé pour pouvoir réfléchir à bien des domaines, y compris en terme de développement personnel, d'esprit critique. L'esprit citoyen se développera aussi car l'élève verra que chacun a des compétences particulières dans des domaines différents et valorisés. On développe l'entraide, le respect mutuel, la reconnaissance et la tolérance pour les différences.
En prenant aussi une avance sur un sujet particulier où l'élève est valorisé, l'élève peut aussi faire une pause et alors d'intéresser à d'autres domaines qui intéressent aussi ses camarades. Car non seulement ils vont échanger de l'expérience et des services mais ils se confieront entre eux des responsabilités.
Et peut-être faut-il en finir avec le classement par âge pour chaque niveau de classe. Mais organiser les cours sur un cursus prenant en compte toutes les années d'apprentissage, où module par module on progresse en niveau même si les âges se mélangent de plus en plus. Le but n'étant plus d'atteindre un niveau d'enseignement général commun à tous, mais valider un nombre réduit de modules différents avec un niveau élevé et d'autres modules avec des niveaux plus bas qui sont acquis plus lentement ou à des vitesses différentes.
Je me souvient de l'excellence de mon enseignement primaire où justement les classes de niveaux différents étaient mélangées: il n'était pas interdit de suivre le cours destiné à un niveau supérieur au lieu de devoir faire le travail imposé pendant ce temps là aux autres. Et pas interdit non plus de réviser son savoir grâce à l'enseignement donné à ceux théoriquement de niveau inférieur.
A cette époque, le "redoublement" existait pourtant il était moitié moins fréquent que dans les plus grandes écoles à classes séparées. Et on comptait très peu d'échecs, un niveau élevé d'attention, moins de dispersion, moins de problèmes de discipline, une plus grande motivation, une grande ouverture aux autres, un développement relationnel supérieur, et plus d'élèves qui pouvaient franchir des niveaux en cours d'année au lieu de s'ennuyer à un niveau inférieur et perdre sa motivation et ses facilités à apprendre et ses méthodes.
Pendant les périodes de travail personnel, ceux qui avaient fini leur travail demandé étaient justement encouragés à étudier n'importe quelle autre matière ou prendre de l'avance sur les sujets non encore abordés. Ils pouvaient aussi s'ils en avaient besoin, aller courir dehors et se défouler. Il n'y avait pas de longues "récréations" avec un intercours de quelques minutes. Et ça n'empêchait pas du tout le contrôle continu et encore moins de terminer les programmes officiels dans l'année.
Cet exemple montre bien qu'au lieu de faire des classes par niveau, on a intérêt à regrouper les niveaux. Et que cela ne sert non plus à rien de créer des classes d'excellences en "reléguant" les autres dans des classes jugées inférieures: justement dans ces classes à deux niveaux, la séparation entre les temps d'enseignement et le temps de travail personnel est respecté. On connait peut d'échecs, l'attention est maintenue là où elle s'impose.
Et on doit rétablir la semaine sur 5 jours. Les 4 jours c'est de la connerie, car ça abouti à longer les heures et on n'a pas réduit pour autant les jours de congés de façon proportionnée, et on a maintenu les cours magistraux de 50 minutes (où les élèves décrochent pour la plupart pendant plus de la moitié du temps, puis ont de grave difficultés à raccrocher les wagons quand le décrochage les a placé en complet décalage qui n'est plus jamais rattrapé).
Au bout de tout ça, on finit par ne plus cutliver que l'apprentissage par bachottage: on apprend par coeur et par bourrage de crâne des méthodes toutes faites et on est incapable d'en sortir, juste pour passer un examen immédiat puis tout oublier ensuite. De la même façon, dans la vie on obtient des gens bornés qui sont incapables de voir au delà du bout de leur nez et de leur intérêt immédiat, et incapable de produire un effort prolongé au delà de certaines périodes intenses où ils sont obligés de passer à contre-coeur.
Une fois sortis de l'école, ces jeunes ont un choc brutal: il n'y a plus aucune méthode, plus aucun guide d'enseignement, aucune façon de bachotter, et plus aucune valorisation de leur effort (et encore moins pour les lancer à s'investir dans leurs projets, puisqu'on leur a juste appris que la seule chose qui pouvait les valoriser c'était un résultat immédiat). Dans la vie alors, ce qui remplace la "note" c'est le chiffre de leurs revenus. Et comme il faut qu'ils l'obtiennent le plus vite possible, on développe la triche, le besoin de voler, mentir/faire semblant qu'on sait, et paraître... selon des images modèles préfabriquées.
Et ça se voit souvent: des élèves qui arrivent encore à exceller et sont brillants jusqu'en année de terminale quand ils ne supporte plus le bachottage, puis qui ratent complètement dans l'enseignement supérieur. Et là, aucun moyen de chercher une valorisation, c'est déjà la compétition, et les derniers sont jetés, les autres n'ont que la gratitude d'accéder à des enseignements encore plus bourrage de crâne et avec encore moins de créativité.
Ce modèle fabrique sans arrêt une société élitiste et de grands sentiments d'injustice (et même l'élite finit aussi par décrocher elle-même quand elle voit que finalement il y a plus de monde qui parviennnent à vivre sans se donner les efforts, simplement en trichant dans l'ombre et en profitant des plus faibles qu'eux).
Le pire c'est qu'en plus il coûte très cher (dans le budget de l'éucation nationale justement, mais aussi plus tard dans la politique de répression contre ceux qui ont raté leur chance) : on dépense beaucoup trop pour tenter de récupérer (très tard) ceux qui ont décroché, au lieu d'investir justement dans les façons d'empêcher les jeunes de décrocher en multipliant leurs centres d'intérêt et les chances de s'y trouver valorisé.