Lesbophobie à Segré: un mois de prison avec sursis prononcé contre un jeune
Dans l'affaire d'agressions et d'insultes lesbophobes à répétition subies par un couple de lesbiennes de Segré, une deuxième condamnation vient de tomber.
Matthieu était convoqué mercredi devant le tribunal pour enfants d'Angers (lire notre article). Au cours de l'audience, il a reconnu les faits. Il a présenté ses excuses à Jessica qui était présente, et a «regretté» ses actes, les expliquant par le fait d'être en bande. Son avocat a plaidé l'immaturité sexuelle de son client. La procureure générale décrivant les faits comme «intolérables envers les victimes» avait requis 3 mois de prison, assortis de sursis et de travaux d'intérêt général.
Travaux d'intérêt général
Matthieu a finalement été condamné à un mois de prison avec sursis, assorti de 40 heures de travaux d'intérêt général, à 300 euros de dommages et intérêts plus 400 euros pour frais de justice, pour chacune des victimes.
Quazar, le Centre LGBT d'Angers, qui se constituait partie civile pour la première fois a été reçu par le tribunal qui ne lui a pourtant pas alloué de dommages et intérêts au motif que l'association n'agissait pas auprès des victimes au moment des faits, en 2008. Motivation juridique contestée par l'association.
Photo: Stéphane Corbin/TÊTU


















De NémoGizmo
"1 mois de prison avec sursis" autrement dit l'agresseur reste libre. c'est tout!!?
De Ariel
Les peines contre les agresseurs, voire meurtriers, de femmes sont souvent moindre bien que parfois supérieures à un crime homophobe. En particulier si on parle de "crime passionnel" ou si la victime est lesbienne, prostituée, trans' ou bien encore, dans les cas de viol, la Justice minimise, trop souvent, la peine si la victime était en mini-jupe ou autre tenue sexy (dans le genre: "tu l'as bien cherché salope !").
Il y a toute une littérature sur le sujet.