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Lesbiennes et féministes: Une identité qui ne va plus de soi?

Par Agnès Gallais mercredi 26 octobre 2011, à 12h01 | 6884 vues
Plus de: féminisme, lesbienne, Slutwalk, Monique Wittig

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, nombreuses sont les lesbiennes qui refusent l’étiquette du féminisme en déclarant: «Je ne suis pas féministe, mais…». Qu’ont gardé les lesbiennes de 20 ans du féminisme des années 70, porté, en partie, par des lesbiennes?

Une manifestation féministe, la Slutwalk (ou «marche des salopes») le 1er octobre 2011 à Paris.

Les féministes? «Toutes des lesbiennes» veut le cliché. Et les lesbiennes alors, toutes des féministes? Contrairement aux idées reçues, certaines lesbiennes ne se réclament pas du tout du féminisme. C'est le cas d'Alice, une jeune lesbienne de 26 ans qui ne supporte pas cette assimilation: «Quand on est lesbienne, on attend de toi d'être féministe. Personnellement, je ne me reconnais pas dans ce schéma!» Si le principe d'égalité entre les hommes et les femmes est quasi unanimement reconnu, certaines femmes comme Alice rejettent pourtant le mouvement porteur de ce principe.

Noémie et Maryon, âgées de 24 et 25 ans et en couple depuis quelques mois, refusent elles aussi de porter cette étiquette. Maryon l'affirme: «Non, je ne suis pas féministe. En revanche, je suis favorable à l'égalité entre les hommes et les femmes». Dans ce cas, pourquoi ne se dit-elle pas féministe? «Parce que pour moi, cela consiste à donner une position de supériorité aux femmes. C'est donc une forme de sexisme inversé.»

La crainte d'un féminisme «agressif» ou «extrémiste»
Même conception pour Alice et Leïla, deux lesbiennes de 26 ans: «Le féminisme est un mouvement extrémiste, voire anti-mec. D'ailleurs, les lesbiennes adhèrent souvent à ces mouvements agressifs et cela me semble complètement inapproprié en France.»

Comment expliquer ce rejet? Pour Christine Bard, historienne du féminisme et fondatrice du Centre des archives du féminisme à la bibliothèque universitaire d'Angers, les accusations d'agressivité lancées contre le féminisme relèvent du fantasme et de la reprise de préjugés largement répandus dans les médias. «On accuse systématiquement les féministes d'agressivité, avance-t-elle. Pourtant, quand on compare le féminisme à d'autres mouvements d'émancipation, c'est le mouvement le moins violent...»

Le féminisme, un combat dépassé?
Autre grief reproché au féminisme? Il serait devenu «has been». Certaines lesbiennes ont en effet le sentiment que l'égalité est obtenue et qu'il n'y a plus matière à se battre aujourd'hui. Ce point de vue est notamment celui de Macha, une jeune homo de 28 ans: «L'égalité est acquise et le féminisme n'a plus lieu d'être». Pourtant, encore aujourd'hui, les inégalités demeurent nombreuses entre hommes et femmes.

Pour Christine Bard, le rejet du féminisme exprimé au travers de ces témoignages s'explique notamment par la dépolitisation qui concerne l'ensemble de la société, depuis une trentaine d'années. La fin des années 70 a effectivement vu l'essoufflement des groupes MLF, puis du mouvement des lesbiennes radicales et, selon l'historienne: «Cela a créé un fossé culturel entre lesbiennes des années 80 et celles qui ont 20 ans aujourd'hui».

«Les jeunes lesbiennes sont bien présentes»
Pourtant, la voix du féminisme reste toujours audible. «La pensée de Monique Wittig, par exemple, continue de porter ses fruits au niveau intellectuel, décrit Christine Bard. Et dans les groupes féministes contemporains, les jeunes lesbiennes sont bien présentes: mais elles sont féministes et lesbiennes, et pas forcément ''lesbiennes-féministes''».

C'est le cas par exemple de Giulia, une jeune femme qui a participé, au printemps dernier, à une «marche des salopes» avec sa compagne. Elle justifie son engagement: «Aujourd'hui, nous avons encore beaucoup de raisons d'être féministes, puisque l'égalité est loin d'être acquise. En tant que lesbienne, il ne faut pas non plus oublier que le sexisme et la lesbophobie sont intrinsèquement liés.»

Photo: AFP.

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12 réactions de la communauté

 
clem_41

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De clem_41

Le 26 octobre à 15h07

Je crois qu'il faut surtout se mettre d'accord sur la définition du féminisme. Pour la jeune femme qui pense que le féminisme cherche à donner une position supérieure aux femmes par rapport aux hommes, il est clair qu'elle n'a pas la même définition de ce mot que les autres personnes interviewées...

Personnellement, je pense que le féminisme sert à mettre les femmes au même niveau que les hommes, du moins c'est comme ça que je le vois.
Je me considère donc lesbienne et féministe. Je dirais même plutôt féministe et lesbienne, car avant d'aimer les femmes, j'en suis une moi-même, donc le féminisme intervient même avant, s'il faut donner un ordre...

 
hector dumas

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De David25

Le 27 octobre à 00h11

C'est vrai que pas mal de féministe sont bien acerbes. En plus, dans leurs théories, elles ont une vision individualiste de l'homme et holiste de la femme. En gros (il y a 50-100 ans en arrière), un homme qui dirait "je suis contre le droit de vote des femmes" est un acteur qui fait un choix individuel (donc plus facilement condamnable), alors qu'une femme qui dirait la même chose (oui, il y en avait), c'est parce qu'elle est prise dans un système de croyance qui lui hôte tout raisonnement. Il faut choisir, où c'est l'un où c'est l'autre, mais pour les deux.
Sinon au niveau institutionnalisé (les études genre), le problème est qu'il y a bien souvent un mélange entre science et idéologie (les femmes qui donnent des cours d'étude genre sont de ferventes féministes). J'ai même constaté des comportements agressifs quand quelque chose qu'on dit ne leur plaît pas (alors qu'un scientifique ne devrait pas s'énerver parce qu'on ne partage pas le même cadre idéologique que lui). Enfin, on insiste trop sur les femmes, alors que les études genre devraient étudier les deux genres. On parle des femmes battues, mais on ignore les hommes battus (c'est bien plus minoritaire, mais ce serait aussi intéressant de se demander quel mécanisme social fait qu'une femme se permet de battre un homme --> complémentarité avec les hommes qui battent leurs femmes). On parle des discriminations dont sont victimes les femmes, tout en ignorant ceux des hommes (les enfants en cas de divorce, le plus grand taux de suicide chez les hommes, car on ne leur laisse pas exprimer leur faiblesse en pleurant ou autre durant leur jeunesse puis leur vie adulte, etc.). Et on parle des pressions sociétales dont sont victimes les femmes en ignorant celles des hommes (les femmes doivent se maquiller, mettre des talons, etc.), mais les hommes doivent aussi être musclé, regarder les matchs de foot en beuglant, ne jamais se plaindre parce qu'ils ont froids, etc.

 
Gâ-L

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De Gâ-L

Le 26 octobre à 15h36

Wow, alors si on cherche à sauver les bébés phoques c'est parce qu'on pense qu'ils sont supérieurs aux humains et devraient dominer le monde ? ;)

Il serait juste un petit peu temps de réaliser que le féminisme est bon pour tout le monde, les femmes mais aussi les hommes, les trans, les queer, les hétéros, les cis, etc... comme je le dis si bien à mon chéri parfois : le féminisme c'est aussi le fait de défendre vos droits à faire ce que vous -les mecs- voulez parce que quand la société vous regarde de travers parce que vous portez un t-shirt rose ou avec un comportement féminin, vous êtes aussi victimes de misogynie.

Perso je lutte juste pour que tous les sexes, tous les genres, toutes les sexualités aient droit au même respect.

 
hector dumas

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De Blue

Le 26 octobre à 22h27

J'approuve totalement ce message !

Je suis complètement exaspéré par la quantité de gens qui n'ont pas encore compris ce qu'était le féminisme. Alors, certes, le mot peut sembler mal choisi, ce serait peut-être plus clair pour tout le monde si on parlait "d'antisexisme", et on aurait tort de nier que certaines féministes - une minorité - se montrent plus sexistes que ceux qu'elles combattent, mais je ne comprendrai jamais que l'on puisse dénigrer autant le féminisme, surtout lorsqu'on est une femme, encore plus quand on est homo ! (parce que l'homophobie repose quand même en grande partie sur le sexisme de notre société)

Au sujet des interviewées qui pensent que les féministes dans leur ensemble sont "anti-mecs"... ben, aux dernières nouvelles, je suis un mec, ça ne m'empêche pas de me revendiquer comme féministe.

Quant à cette jeune femme qui estime que "l'égalité est acquise", je me dis qu'on ne doit pas vivre dans le même monde.

 
hector dumas

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De Passager

Le 27 octobre à 00h15

+1000

Comme tu le fais justement remarquer, le sexisme ne designe pas uniquement l'oppression dont sont victimes les femmes, mais bien l'ensemble des discriminations envers toute les personne ne repondant pas aux criteres de genres, comme les mecs dits effeminés par exemple...En partant de ce principe, le feminisme et les questions qui y sont liées devraient logiquement concerner tout individu ne rentrant pas dans la case "macho viril heterosexuel"!

 
Radiocancan

0

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De Radiocancan

Le 26 octobre à 15h54

Bah il en va des lesbiennes comme de toutes les autres femmes. C'est pas nouveau que des femmes, lesbiennes ou pas, rejettent le féminisme du fait des préjugés qui ont cours sur ce mouvement.

Ce que l'article omet de dire, c'est qu'il y a un regain du féminisme depuis les années 2000 qui mobilise aujourd'hui encore des jeunes femmes de 20, 30 ans. Mais ces mouvements n'ont pas le caractère spectaculaire du MLF des années 70, il n'y a pas, ou très peu de manifestation de masse (mais c'est la même chose dans d'autres mouvements), c'est un tissu de petits groupes décentralisés (le coeur du mouvement n'est pas à Paris, il n'y a pas de noyeau fédérateur unique) et il n'est pas médiatisé. Il suffit de pister les émissions libres féministes sur le web, ou encore d'aller voir les brochures féministes sur infokiosk.net. Le féminisme évolue aussi, et se diversifie, étant plus complexe il est aussi plus difficile à saisir pour des néophytes : par exemple il y a des féministes qui défendent les droits des femmes voilées, d'autres qui s'y opposent et préconisent des lois répressives, il y a des féministes qui font une relecture de cette pensée en la confrontant aux questions de classes et de racisme, il y a des transboys féministes qui apportent au mouvement une nouvelle conception de la masculinité, il y a des féministes solidaires avec les travailleuses du sexe et des féministes qui veulent abolir la prostitution, il y a des féministes pro-sexe qui investissent la pornographie pour en changer les représentations, il y a des féministes qui veulent en finir avec la pornographie, il y a les queer qui se disent post-féministes, mais qui sont tout de même féministes à la base, etc..., sans compter tout ce qui se passe ailleurs qu'en France...

Bref quand on s'intéresse au féminisme, on s'aperçoit que ce mouvement est très vivant et très diversifié, mais qu'il n'est pas homogène, qu'il y a des clivages (comme dans tous les mouvements). Dans toutes les villes où je suis allée, j'ai trouvé des féministes (certaines lesbiennes, d'autre pas), majoritairement jeunes d'ailleurs. Peut-être que si des journaux comme Têtu enquêtait sur les mouvements féministes d’aujourd’hui, il y aurait plus de jeunes lesbiennes qui auraient une vision moins caricaturale du féminisme… ;-)

Il y a aussi autre chose qui me gène dans l'article : cette manie de toujours incriminer les jeunes ("femmes" ou "lesbiennes"). Un peu comme si les jeunes lesbiennes ou les jeunes femmes étaient responsables de la mort du mouvement féministe (qui est loin d'être mort). J'étais enfant dans les années 70, le féminisme n'est jamais arrivé jusque dans ma banlieue (banlieue de Strasbourg), ni jusque dans mon village alsacien. J'étais adolescente dans les années 80, et je vivais à Paris, et je n'ai jamais entendu parler du féminisme (par contre j'avais pas mal de profs soixante-huitards au collège/lycée). J'étais jeune adulte dans les années 90 à Strasbourg, et le féminisme y était bien moins visible qu'il ne l'est aujourd'hui. J'ai commencé à m'intéresser au féminisme un peu avant 2000 : ça a été un véritable pistage, j'ai eu l'impression qu'il y avait d'un côté une nomenclature de féministes universitaires (qui galéraient d'ailleurs au sein de l'univesité pour développer des études féministes) et de l'autre de tous petits groupes actifs sur le terrain mais invisibles; les féministes actives sur le terrain que j'ai rencontré à l'époque étaient majoritairement lesbiennes (et pourtant je ne cherchais pas les milieux lesbiens à l'époque)... et à l'époque, tout le monde ne maîtrisait pas internet ; je suis passée par les livres, des livres qu'on trouve très peu dans les bibliothèques ou dans les occazes ; je pense que toutes les femmes ne pouvaient pas se permettre d'investir autant d'argent pour se constituer une bibliothèque féministe et connaître les pensées féministes. J'ai rencontré dans les années 2000 des anarcha-féministes qui étaient activistes, à Grenoble et à lyon pour la plupart, mais aussi dans d'autres villes : elles ont aussi beaucoup travaillé à une diffusion démocratique de la culture féministe en diffusant des brochures gratuites et photocopiables : la pratique des brochures s'est propagées et multipliée dans toute la France, il y a eu des caravanes, des rencontres, des revues à prix libre, un peu partout en France et en Europe qui ont permis de tisser des réseaux (ce qui paraît si facile aujourd'hui avec internet, elles l'ont fait sans internet).

Internet a beaucoup changé la donne, il y a plus de visibilité des féministes, y compris des groupes qui ne sont pas médiatisés ou qui sont minorisés à l'intérieur même du féminisme. Mais il faut admettre que cela reste quelque chose de très élitiste, il faut connaître la pensée féministe et savoir où on se situe dans les clivages pour pouvoir repérer ces réseaux : cela on ne peux pas le reprocher aux jeunes femmes de 20 ans qui ne connaissent du féminisme que ses clichés, c'est à nous féministes de prendre nos responsabilités (et aussi aux journalistes !), et il y en a qui le font du mieux qu'elles peuvent, en faisant des émissions de radio locale ou en publiant des magazines locaux destinés à un large public. On parle plus de féminisme dans les médias main-stream (même à la télé !) -et là ce sont les féministes les plus privilégiées qui s'y expriment- , on trouve plus d'ouvrages féministes dans les bibliothèques et les librairies, et c'est le résultat du travail de féministes jeunes et moins jeunes ;-)

Je crois qu'il faut en finir avec la nostalgie des années 70. J'ai discuté avec d'anciennes activistes du MLF, notamment des femmes qui ont mené la lutte dans des villes de province, Nancy, Metz, Poitiers, Strasbourg etc... Ces femmes m'ont toutes dit qu'il n'y avait pas à l'époque plus de femmes engagées dans le féminisme qu'aujourd'hui, loin de là; il y a une image trompeuse, parce qu'il y a eu des manifestation mobilisant de nombreuses femmes sur Paris, ce qui est moins le cas aujourd'hui, mais à l'échelle nationale, le mouvement était groupusculaire et elles ont quand même réussi à faire avancer des choses. En revanche je crois que l'article fait une confusion : c'est le lesbianisme politique qui est très invisibilisé aujourd'hui, y compris chez les féministes (logique puisque ça a suscité des clivages dans les années 80), y compris chez les lesbiennes. Mais là encore, peut-être qu'en cherchant bien... ;-)

 
Radiocancan

0

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De Radiocancan

Le 26 octobre à 15h57

J'oubliais aussi de dire que si vous faites le tour des associations lesbiennes en France (ne serait-ce que celles qui sont adhérentes à la Coordination Lesbienne de France), vous seriez surpris-e-s de découvrir que la plupart se définissent comme féministes ;-)

 
pia

0

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De pia

Le 26 octobre à 22h26

Donc il y a surtout une méconnaissance du vrai sens de "féminisme"
En plus, il n'y a pas un, mais "des" féminismes (ex: pro ou anti prostitution)
Dire qu'on est "pas féministe" revient à affirmer que les 70 000 viols/an, le haut risque d'être violée une fois dans sa vie, ne nous pose aucun problème.

 
Conservatoire des Archives et  Mémoires LGBT

0

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De Conservatoire des Archives et Mémoires LGBT

Le 27 octobre à 13h05

.
Une pensée pour la mort de l'otage Française enlevée par des pirates somaliens au Kenya le 1er octobre : Marie Dedieu, tétraplégique, soignée pour un cancer, cardiaque.
Elle était une grande figure des luttes féministes de l’après Mai 68 au Mouvement de Libération des Femmes ( MLF ) puis directrice de publication du premier journal des nouvelles féministes " Le torchon brûle " des Éditions des femmes du MLF ...
===>
http://www.archiveshomo.info/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=3480
.
« [... ] Militante pour une révolution joyeuse, Marie Dedieu, grande, brune, très belle et très drôle, devient vite une figure centrale des réunions, des discussions et des actions politiques. « Une icône, dit d’elle l’architecte Roland Castro. Toutes les femmes l’adoraient et… tous les hommes aussi. [... ] »
===> ===>
http://www.liberation.fr/monde/01012366681-marie-dedieu-morte-en-otage
.

 
Lil'

0

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De Lil'

Le 27 octobre à 15h52

Tout ça parce qu'une bande de folles dégénérées se revendique féministes en déclarant que les femmes sont largement supérieures aux hommes...on est où, là? dans la cour de récré? ...Ou comment un mouvement essentiel perd de sa crédibilité à cause de quelques imbéciles...

 
hector dumas

0

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De elise-75

Le 27 octobre à 23h45

de qui tu parles, là? Je ne connais pas une seule féministe qui tienne ce discours. C'est toujours des gens (non-féministes) qui disent que les féministes disent ça, afin de pouvoir faire passer ce mouvement pour quelque chose de ridicule.

 
Radiocancan

0

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De Radiocancan

Le 28 octobre à 15h21

Une réponse intéressante publiée ici :
http://www.blogdemoi.com/index.php/2011/10/27/du-sexisme-inverse/

L'article se demande en substance que que fait l'entourage de "Maryon" pour la laisser dans une telle ignorance ;-) J'ai envie de rajouter "que font les médias LGBT français pour laisser tant de jeunes LGBT (et pas seulement les lesbiennes) dans une telle ignorance... Est-ce un hasard si en France le FAHR (Front d'Action Homosexuelle Révolutionnaire) qui est à l'origine des grands mouvements de luttes LGBT nationaux a été fondé par des féministes du MLF ?

Sinon, un autre article qui pourrait être une réponse pleine d'humour à toutes les Maryons :
http://www.madmoizelle.com/15-mauvaises-raisons-de-ne-pas-etre-feministe-50632

 
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