Les Universités d'été des homosexualités de plus en plus queer
À Marseille, les Universités d'été euroméditerranéennes des homosexualités s'achèvent aujourd'hui. L'édition 2009 aura montré une évolution du public qui devient de plus en plus «queer» et alternatif.

Cette année, les UEEH ont eu pour particularité de fêter leurs trente ans - mais pas leur trentième édition, car elles n'ont pas été organisées chaque année. Lors de cette édition, de nombreux ateliers ont été proposés par les participants, ainsi que des films, un colloque, des expos, une soirée cabaret. Ou encore une fringothèque qui a permis à chacun de varier son genre vestimentaire.
«Dégenrage» des adjectifs
Les UEEH sont aussi l'occasion d'expérimenter un mode de vie autogestionnaire. Bien sûr ces universités ne sont pas totalement autogérées, puisqu'elles sont organisées par un Conseil d'administration (CA). Mais elles tendent vers cet objectif. «Le rôle du CA est de préparer et d'être garant d'un espace/temps afin que les participantEs s'en emparent», explique Naïel, qui présente cette année deux expos photo. Des commissions se forment et s'occupent de la déco, du nettoyage,...Les adjectifs au pluriel sont toujours mis au féminin avec un «e» majuscule, afin de signifier un «dégenrage» féministe. Ici on ne parle pas de participants mais de participantEs, qu'elles soient filles, garçons, ou autre.
Pour leur édition 2009, les UEEH ont attiré près de 200 personnes. Il y a quelques années ce chiffre était beaucoup plus élevé: en 2006 par exemple, le nombre de participants tournait autour de 500. Mais les universités d'été ont progressivement changé de public. Autrefois très gay, elles accueillent aujourd'hui d'avantage de filles et de trans, et deviennent plus «queer» qu'auparavant. «Il y a une désaffection de certaines personnes qui cherchent uniquement des vacances, explique Nicolas, membre du CA. Les UEEH ce n'est pas ça, c'est un programme de fou, une gestion de vie collective. Du coup ce sont des personnes plus précaires ou qui ont un mode de vie alternatif qui se retrouvent désormais plus dans les UEEH».
Photo Marie Kirschen
























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De Gregory
S’il est aisé de minorer une désaffection concernant les UEHH en la limitant au fait «de certaines personnes qui cherchent uniquement des vacances» il est plus difficile de s’interroger sur les orientations manifestement idéologiques de l’évènement. Saluons l’ouverture aux filles et trans’, il était temps, mais aucune interrogation sur le fait qu’à la solidarité affichée il convient aussi aux UEEH d’avoir une parole unitaire, un visage unitaire, ou unique diront certains, à défaut vous n’êtes pas « solidaire » et un traitre à la cause LGBTQUIrstuvwxyz Au mieux vous aurez droit à une réprobation affichée par un mépris « solidaire », au pire vous aurez droit à une séance de tribunal populaire communément appelé AG « solidaire » sic... Bien sûr, peu ou prou d’exagérations de ma part je réadapte le vocable et langage usuel sur le campus de Luminy fait d’exagérations, sentences, opinions arrêtées, violence verbale voire physique. Il serait bcp plus ennuyeux de pouvoir dialoguer de manière apaisée, de tous sujets, avec toutes personnes LGBT, mêmes ces vendus au capital de socialistes ou ces collabos de droite ou établis parvenus des associations LGBT qui osent faire plus qu’uniquement critiquer et contester ;o)))