Les kiss-in contre l'homophobie, ce n'est pas qu'Ã Paris
C'est aujourd'hui la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie. Plus de 150 actions sont prévues autour de ce thème, dont plusieurs kiss-in organisés dans de nombreuses villes françaises. Hier, on s'embrassait à Paris, mais aussi à Bordeaux. TÊTU y était et rapporte des photos.

Et pour le goûter, ce sera un baiser, une pelle, une galoche, un patin? Dimanche 16 mai, à l’heure du choco BN, gays, lesbiennes, bi, trans mais aussi «hétéros, célibataires ou mêmes timides» étaient invités à se retrouver, place des Quinconces, en bord de Garonne pour «un attentat aux bisous kamikazes». Un kiss-in organisé par Wake up , l’association bordelaise des étudiants LGBT, qui s’inscrivait dans le cadre de la journée contre l’homophobie et d’un vaste mouvement d’activisme buccal: des rassemblements de la sorte étaient organisés ce week-end partout en France et dans le monde (lire notre article: Journée contre l'homophobie: maintenant, le kiss-in est global!)
Et si, sous la pression d’intégristes catholiques, la manifestation a dû être repoussée à Lyon (lire notre article), ici, tout s’est déroulé comme prévu. «A Bordeaux, ni pouvoirs publics, ni groupuscules hostiles n’ont menacé, et à aucun moment, notre initiative», se réjouit Louis Adrien président de l’association organisatrice. «C’est plutôt le beau temps et le week-end prolongé qui nous ont joué un tour: la participation est en retrait comparé à l’édition de la Saint-Valentin, les gens ont sans doute préféré aller à la plage…»
«Un droit fondamental»
Et donc, vers 15 h 50, une trentaine de militants à la lippe bien pendue ont commencé à converger, vers l’esplanade en bord de fleuve : «C’est notre troisième kiss-in depuis le début de l’année. Et si besoin, on sera là au prochain! Car pouvoir s’embrasser ou s’étreindre où l’on veut, quand on veut, sans craindre les railleries (ou pire), c’est un droit fondamental. Bordeaux est une ville tolérante, on n’a jamais rencontré de problèmes. Cependant on a vu à la télé l’émission Les infiltrés et les propos tenus sur les homos par les membres d’un groupuscule d’extrême-droite bordelais (ndlr : Dies Irae) nous ont fait froid dans le dos », s’insurgent Benjamin et Gilles, un couple de plasticiens formé pour l’occasion…
Mais pas le temps de développer, un coup de sifflet marque le début des festivités… Les bouches se rapprochent, les lèvres s’entrouvrent, les langues se délient, se relient et se mélangent. Exclusivement en mode homo et en duo… Hé, toi l’homophobe, «bouche de là !»
Regardez quelques photos de l'événement:
















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De NémoGizmo
bien, mais une trentraine de gens seulement, soit 15 couples!
:-(
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De vpi79
Bon allez, c'est le jour ! Même si rien n'est organisé en apparence, allez donc faire un tour sur une place fréquentée de votre ville en début de soirée, partout en France.
Même si vous n'êtes que 2 (avec quand même quelqu'un pour prendre une photo).
Choisissez une place symbolique, devant un monument caractéristique de votre ville et postez vos photos.
Mettez vos liens de photos ici. (indiquez le lieu, géolocalisez-le si possible, cherchez sur Google Maps ou Google Earth, et mettez la date sur la page contenant la photo, la description du lieu, citez pourquoi vous le faites aujourd'hui journée mondiale contre l'homophobie). Mettez ça sur vos pages perso de réseaux sociaux...
Si vous formez un groupe social (Facebook, Myspace, Twitter...) avec ceux qui ont fait la même chose dans diverses villes autour de vous, rassemblez-vous sur ces réseaux. L'idéal étant pour l'année prochaine de pouvoir faire une carte des principaux lieux où il y a eu du monde, pour organiser mieux l'évènement l'année prochaine...
Car ce serait bien de pouvoir faire une carte détaillée des lieux préférés par vous tous. Il est certainement plus important de montrer que cela ne concerne pas que deux lieux symboliques à Paris ou Lyon, mais que c'est une volonté de préserver nu espace de liberté que certains veulent menacer en nous expulsant des lieux publics (comme cela a été fait à Paris et Lyon, en toute illégalité de préfets qui n'ont rien compris, ou qui se sont laissés influencer par des mouvements sectaires ou certains partis d'extrème-droite).
La religion n'est pas une excuse. Même des croyants soutiennent notre liberté et ce qui n'est qu'un geste d'amour et de paix qui ne contrevient à aucun commandement. C'est une liberté de tous (homos et hétéros) qui est aujourd'hui menacée par quelques hordes minoritaires vociférantes. Il ne faut pas se laisser faire.
Alors homos ou hétéros, allez-vous embrasser publiquement pour protester contre le musellement de nos libertés. Faites-le ce midi ou vers 17h-19h ce soir. Pas besoin de banderolle, juste montrez qu'on a le droit d'aimer et de le montrer.