So What! Un nouveau bar lesbien dans le Marais
Un petit nouveau parmi les bars lesbiens. Le So What! a ouvert ses portes, jeudi dernier, au 30, rue du Roi-de-Sicile, à Paris, dans les locaux de l'ancien Bliss. Rencontre avec Marie et Karinne, les deux propriétaires enthousiastes et pleines de projets.
Ouvrir un bar lesbien dans les murs de l'ancien Bliss, est-ce une tentative de remake? Pas vraiment pour Marie et Karine (à gauche), ex-propriétaires du Bazooka. «Nous voulions ouvrir un lieu lesbien dans un endroit déjà connoté». Un véritable pari, car entre le Bliss et le So What!, il y a eu le Nyx', un bar gay-friendly qui a fermé ses portes début 2009. «On ne s'est pas trompées, dès l'ouverture jeudi dernier, des anciennes habituées du Bliss sont venues voir à quoi ressemblait le nouveau bar», explique Marie.
Une clientèle ciblée autour de la tranche d'âge 30-40 ans
Elles ne veulent cependant pas ressusciter les morts mais faire du So What! un «endroit qui {leur} ressemble». C'est-à-dire? Elles ne s'en cachent pas, elles ont 39 ans, et veulent privilégier une clientèle de 30 à 40 ans. «Ces femmes sont un peu apatrides, elles n'ont pas d'endroit pour elles». Alors, au niveau musical par exemple, elles ne se limiteront pas à ce qui est en vogue aujourd'hui, «ça ira des années 80 à Bob Sinclar». Mais toutes ces dames seront les bienvenues.
Et pour leur assurer que l'endroit sera vraiment pour elles, Marie et Karinne vont travailler avec une physionomiste. Elles veulent appliquer la règle du « 80/20 ». 80% de femmes et jusqu'à 20% d'hommes. «On ne peut pas dire que c'est un endroit lesbien s'il y a une majorité garçons. Leurs amis hommes seront les bienvenus, mais ce sera d'abord leur bar à elles». C'est que Paris compte 46 bars pour les hommes pour environ six - en comptant le So What! - pour les femmes.
Des soirées à thèmes prévues, des cafés littéraires et un pasta corner
Petit nouveau, le bar est encore en devenir et Karinne et Marie sont pleines de projets. «Tous les jeudis, nous organiserons une soirée à thème. Il y aura des animations avec des DJ, mais aussi des soirées «All the World». Un soir, un pays. Nous ferons une carte juste pour l'occasion et il y aura un buffet gratuit avec des spécialités locales.» Premier rendez-vous début octobre - la date n'est pas encore fixée - pour une inauguration aux couleurs brésiliennes. Elle donnera le coût d'envoi des rendez-vous hebdomadaires.
Plus tard, Marie et Karinne aimeraient aussi organiser des cafés littéraires «pour parler des sujets qui nous touchent, faire avancer la cause». Le bar ouvrirait alors ses portes plus tôt dans l'après-midi. Un projet qui leur tient d'autant plus à cœur que le nom qu'elles ont choisi pour leur établissement invite au débat: «So What! Ca veut dire ''et maintenant que se passe-t-il? Nous lesbiennes, sommes désormais reconnues, nous pouvons exister. Qu'allons-nous faire de toute cette liberté ?''».
Dans la catégorie projet, un pasta corner sera aussi installé au sous-sol. A côté se dresse déjà le fumoir. Une bulle de verre sous les toits voûtés où les clients pourront boire et fumer. La devanture reste à faire et les habitudes à prendre, mais «on a attendu longtemps avant de trouver le bon endroit» explique Karinne, alors elles ne comptent pas lésiner sur les concepts à explorer pour leur nouveau bébé.
Texte et photo Marie Billon.











LES CHAÃŽNES 














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De NémoGizmo
elles ont l'air d'avoir la pêche, c'est bien!
et c'est courageux de se lancer alors que c'est "la crise". Et c'est tjrs bien quand les lesbiennes investissent AUSSi le Marais.
finalement, malgré PARFOIS (je dis bien parfois!) des prix exorbitants et un service pas tjrs top (personnel pas tjrs souriant ou aimable et pas tjrs bilingue... mauvais salaires obligent???), de nouveaux lieux LGBT ouvrent: nouveau grand sauna à Lyon dans qq semaines, sexe club il y a quelques mois dans Paris... et un bar lesbien qui a la pêche, c'est un peu rassurant.