La Marche des femmes version transpédégouines à Paris
Une centaine de personnes a défilé samedi, à la veille de la Journée internationale des femmes, contre le patriarcat, l'hétéronormativité et pour l'émancipation de tous. Le reportage vidéo de TÊTU.
Une centaine de personnes a manifesté (voir vidéo) samedi 7 mars, veille de la Journée internationale des femmes, au départ de la Place de la République et jusqu'à Beaubourg (IIIe), contre le patriarcat, l'hétéronormativité et pour l'émancipation de tous: «femmes, trans, racisées et blanches, lesbiennes, sans et avec papiers, prostituées».
Les signataires de cette marche étaient les suivants: Alternative Libertaire, Atelier de lectures féministes (cip-idf), CFPE (Collectif des Féministes Pour l'Égalité), Droits et prostitution, Étudions Gayment, collectif Langues de putes, collectif Les mots sont importants, Mix-Cité Paris, Les Panthères roses, Pari-T, les Putes, le Torchon brûle toujours, les TumulTueuses.
Un peu avant, à 14h, ce sont les féministes plus classiques (Planning familial, Collectif national pour les droits des femmes, Les Chiennes de Garde ou Acort-Femmes de Turquie), les partis politiques de gauche (PS ou PCF) ou les syndicats (CGT ou FSU), qui sont partis en début d'après-midi de la place de la Bourse (IIe arrondissement) vers Saint-Augustin (VIIIe) pour défendre les droits des femmes, dont le droit à l'avortement ou à un salaire égal pour un travail égal à celui des hommes.
Derrière une banderole portée aussi par des personnalités politiques comme Marie-George Buffet (PCF) ou Harlem Désir (PS), sur laquelle on pouvait lire «Toutes et tous ensemble pour les droits des femmes», les manifestantes et manifestants ont entamé leur parcours aux cris de «Avorter, enfanter, c'est aux femmes de décider!». D'autres banderoles ou pancartes proclamaient: «le féminisme n'a jamais tué, le machisme tue tous les jours», «ma fille est lesbienne, en quoi ça vous gêne?» ou «travailleuses sans papiers régularisées par la lutte et la solidarité». Un rapport du bureau international du travail (BIT) rendu public jeudi estime que les femmes devraient davantage souffrir du chômage que les hommes en 2009.

Le groupe d'action féministe La Barbe a ouvert la Marche en affublant à la statue de la République une barbe épaisse pour montrer que la France reste un pays patriarcal.
Alors que quelques années auparavant encore les deux manifestations étaient réunies dans une grande marche commune haute en couleurs, aujourd'hui, elles sont divisées chacune de leur côté. Marie-Christine du Planning familial dans ce reportage nous explique pourquoi.












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De NémoGizmo
on attend encore les élus et responsables importants de droite pour ce genre de manif...
lu ce jour dans Libé, dans le portrait de 4è de couv de le secrétaire d'Etat chargée des Drits des Femmes: "féminisme, c'est encore un gros mot pour la droite"... 40 ans après mai 68!
quant à "l'homophobie", c'est facile de constater que c'est encore + qu'un gros mot pour les élus de base UMP et divers droite...