Kiss-in: six plaintes d’homos contre les catholiques de Notre-Dame
Six homos pris à partie par des extrémistes catholiques, le jour de la Saint-Valentin devant Notre-Dame, ont déposé plainte mardi.
Six plaintes ont été déposées par des personnes homosexuelles prises à partie par des catholiques qui voulaient leur interdire de s'embrasser sur le parvis de Notre-Dame de Paris, le 14 février à l'occasion de la Saint-Valentin (lire notre article). Ces plaintes pour violences en réunion ont été déposées lundi et donné lieu à l'ouverture d'une enquête confiée à l'Unité de soutien aux investigations territoriales (USIT).
«Injures et violences physiques»
Le 14 février, la confrontation a donné lieu à l'interposition des forces de l'ordre qui ont interpellé quatre personnes pour violences volontaires et propos homophobes. Conduites au commissariat du 4e arrondissement, elles ont été remises en liberté en fin de journée, selon une source policière.
Après le kiss-in déplacé en dernière minute place Saint-Michel, qui a remporté un vif succès, des homos et leurs amis avaient voulu tout de même s'embrasser au lieu initialement prévu, sur le parvis Jean-Paul-II, devant la cathédrale. Les couples homos ont fait l'objet «d'injures et de violences physiques», comme l'a vivement dénoncé la semaine dernière l'Inter-LGBT. Une nouvelle vidéo montrant le face-à-face est d'ailleurs récemment apparue sur internet:
«Habemus papam»
Le mouvement homosexuel chrétien David et Jonathan a depuis demandé à l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, de «condamner les violences homophobes perpétrées devant sa cathédrale» et de «se désolidariser officiellement de ces personnes se déclarant catholiques et scandant des "habemus papam" mêlés de propos homophobes d'une violence inouïe, comme: "Cassez-vous, on est chez nous" ou "Les pédés au bûcher"». L'association rappelle les «déclarations de Jean-Paul II dès 1992 et de Benoît XVI dès 2008 qui condamnaient «toutes les formes de violence à l'égard des personnes homosexuelles».
Dans une tribune publiée aujourd'hui dans Libération, Stéphane Lavignotte, pasteur de la Maison verte (mission populaire évangélique, Carrefour des chrétiens inclusifs), exprime lui aussi son inquiétude devant le rejet violents des homosexuels exprimé par certains catholiques, qui n'ont visiblement pas enregistré la condamnation de l'homophobie par le pape. «Je ne peux pas croire que vous restiez silencieux sur de tels comportements», écrit-il à l'archevêque de Paris, de qui il réclame «une parole claire».
Avec AFP.












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De Sarkolusconi
David et Jonathan est à l'église ce que Gaylib est à l'UMP... Nul doute que le très "libéral" André 23 prête une oreille attentive à leur demande !!!! Plutôt du style à avoir félicité chaleureusement les voyous-fachos-intégristes.
J'espère simplement que la police d'abord et la justice ensuite feront leur travail correctement.
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De Diidooo
Tu penses franchement que quelque chose va etre fait... tant qu'il n'y a pas de sang ou de mort, la france bouge pas ! Pourquoi notre pays a autant de retard d'apres toi ?