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Jean-Philippe, 38 ans: «Je vis une lente dégringolade...»

Par Luc Biecq vendredi 19 février 2010, à 17h24 | 8850 vues
Plus de: séroposititivité, précarité

TÉMOIGNAGE. Pudique et réservé, Jean-Philippe remue ciel et terre pour mettre en lumière le sort des séropositifs qui vivent dans la rue. Il raconte ses galères au quotidien.


Il dit qu'il ne veut pas crever en silence. Que témoigner lui coûte, parce qu'il déteste l'étalage. Mais il s'est cogné la tête à trop d'indifférence. Abonné aux CDD, Jean-Philippe, un parisien de 38 ans a perdu son logement l'été dernier suite à une fin de bail. Quelques mois après, en novembre, la promesse de contrat à durée déterminée qu'on lui avait faite n'a pas été honorée. Il touche aujourd'hui des allocations chômage, ce qui rend impossible la location d'un appartement dans le parc privé. «J'ai tout le temps travaillé, j'ai même fait des chantiers pendant deux ans avec des contrats renouvelés» insiste-t-il. «Je ne suis pas un assisté.» Malgré sa trithérapie et les effets secondaires qu'elle engendre, il a frappé à bien des portes.

Des assistantes sociales, Jean-Philippe en a vu plusieurs, dans des associations et à l'hôpital où il est suivi. L'une d'elle lui a dit, en deux minutes au téléphone, qu'elle ne pouvait rien faire. D'autres ont tenté, sans succès, de soutenir sa demande de logement social, en lui disant que certains attendent depuis trois ans. «Elles ont peu de possibilités et je sais par les associations qu'il y a des dizaines de cas comme le mien» explique Jean-Philippe.

«Tout le monde reste flou, tout le monde s'en fout...»
Selon Act Up,  22% des séropositifs français n'ont pas de logement. Parce qu'il a dormi dehors plusieurs fois, parce qu'il se refuse à mettre plus longtemps sa santé en danger, Jean-Philippe a écrit à son maire, à des élus, et même au président de la République. Le simple fait d'avoir une réponse l'a touché. Ce n'était pas toujours le cas. Souvent, les accusés de réception évoquent une solution, sans donner de date. Un de ses interlocuteurs lui a même donné l'ordre de ne pas appeler tous les jours...

«Tout le monde reste flou, tout le monde s'en fout...» Chaque jour, il  vit des situations kafkaïennes: ses indemnités de chômage seraient trop élevées pour une solution provisoire. On lui a même demandé une lettre de motivation pour un hébergement en foyer! Là encore, il pense à ceux qui n'ont pas les mots. A bout de forces, il dit qu'il ne reculera devant aucune méthode pour attirer l'attention. «J'étais pudique, je sens que je deviens violent.»

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49 réactions de la communauté

 
alho92

De alho92

Le 19 février à 17h38

je suis horrifié et bouleversé par ce témoignage ... si la rédaction pense qu'il serait bien pour ce garçon de faire quelque chose ... je tends la main en toute amitié !

 
pa-yverdon

De pa-yverdon

Le 19 février à 17h44

Ce qui me scotche le plus, c'est qu'aucune de ses connaissances ou amis ne l'héberge temporairement... Si j'ai un amis à la rue, je compte pas sur l'Etat ou les assos. D'abord, je lui ouvre ma porte et il peut chercher plus sereinement une solution. Je vis chez les bisousnours ou pas?????

 
hector dumas

De Award

Le 21 février à 22h39

tout le monde n'a pas d'amis. Il y a beaucoup de gens seuls !

 
pa-yverdon

De pa-yverdon

Le 19 février à 17h47

Ce qui me scotche le plus, c'est qu'aucune de ses connaissances ou amis ne l'héberge temporairement... Si j'ai un amis à la rue, je compte pas sur l'Etat ou les assos. D'abord, je lui ouvre ma porte et il peut chercher plus sereinement une solution. Je vis chez les bisousnours ou pas?????

 
hector dumas

De sylvio

Le 20 février à 18h27

Chez les bisounours?...un peu...mais ça se soigne :mdr !

Parfois, avec le temps, on perd ses amis...de plus le fait d'être séropo n'arrange rien, c'est souvent un facteur d'exclusion, si la famille aussi est excluante, le moindre problème devient très vite compliqué et c'est l'engrenage...

La crise économique n'arrange rien non plus et les appartements sont bien trop inaccessibles et surtout de plus en plus chers.

 
pierredu31

De pierredu31

Le 19 février à 18h24

En France vous êtes SDF et qui plus est malade, et bien vous n'êtes pas prioritaire pour un logement social, et ceci que ce soit dans une mairie de droite ou de gauche, sous un gouvernement de droite ou de gauche. Il serait peut être temps de remettre les choses à plat et d'arrêter de marché sur la tête comme on le fait actuellement. Les fonds normalement destinés au logement des personnes en difficultés sont affectés à d'autres destinations que celles pour lesquelles ils sont destinés, ce n'est pas pour rien si dès juin ces fonds sont épuisés.

 
hector dumas

De Award

Le 21 février à 22h40

ah oui mais la politique d'attribution des logements est en priorité aux familles avec plein de gosses!

 
PATRICKMONTEAU

De PATRICKMONTEAU

Le 19 février à 18h59

Voila un projet dont nos régions doivent s'occuper et dans l'urgence et au plus près des intéressés. Je suis scandalisé qu'en France des malades soient abandonnés dans nos rues ! Cette ordure de "libéralisme" est autant dangereux que les pires idéologies du XXième siècle, l'hypocrisie en plus. J'ai aidé à ma manière un ami et je le referai mais qui donc sont ces humains qui parlent et agissent comme des robots avec à la place du coeur une "Rolex" ?

 
hector dumas

De Jeremy-lionel31

Le 20 février à 12h28

Bien sur tu as raison sur le fond, mais les compétences des régions ne sont pas dans la gestion des logements. C'est plutôt mairie/conseil général et état qui s partage cette mission. Moyennant quoi, mon intervention ne résoud en rien la problématique. La france manque de logements d'urgences...

 
hector dumas

De patcolo

Le 20 février à 17h21

Mais le libéralisme économique est la pire des idéologies même religieuses que pourtant je déteste au plus haut point

 
hector dumas

De vpi79

Le 21 février à 16h25

"La France manque de logement d'urgence" ?
Je ne pense pas. Ce n'est pas du logement d'urgence dont on a besoin mais de logement sociaux (de longue durée), pas des hébergement de nuit où on ne peut rentrer le soir qu'à partir de 18h et on doit sortie à 6h du matin: qui voudrait y vivre? Hormis quelques nuits, cela ne permet de faire aucun projet, cela ne fait que reculer de quelques heures la situation intolérable. C'est pour ça qu'il y a toujours de la place dans le logement d'urgence, mais il faut voir aussi les conditions d'hebergement possibles: ce n'est pas un domicile utilisable.
Mais le problème est ardu en Ile-de-France: même là des hébergement d'urgence il y en a.

Et pour être "prioritaire" dans un logement social, il faut être une famille avec enfants. Les hommes seuls ne le seront jamais. Il n'y a pas de solution à Paris, et il vaut mieux le dire. Des logements sociaux sont plus faciles à trouver en province (particulièrement dans l'ouest, hors des villes centrales de grandes métropoles: même en périphérie, les temps de trajet sont quand même compatibles avec une recherche de solution locale), même si l'emploi y est plus difficile encore à trouver. Mias on peut se loger au moins en province, et à partir de là c'est nettement plus facile de se statibiser et faire des projets, même si plus tard on compte revenir près de Paris.

Mais la faute de tout ça revient aux élus de la région parisienne qui refusent de consacrer leurs programmes d'aménagement urbain au développement de logements sociaux: c'est criant dans les Hauts-de-Seine. Les élus préfèrent laisser construire des bureaux pour engranger de la taxe professionnelle. Et il n'y a aucune répartition territoriale de la taxe professionnelle récoltée localement. C'est tout ce système qui a créé les ghettos urbains.

Je ne dis pas qu'il faut supprimer la taxe professionenelle, mais il n'y a strictement aucune raison que cela fasse partie de la fiscalité locale. S'il n'y avait pas cette "motivation", les communes auraient fait appliquer des plans d'occupation des sols en contraignant tout aménageur à prévoir du logefment social dans TOUS les programmes, sans exception (sinon refus de permis de construire), et la région parisienne ne serait pas dans la situation où elle est maintenant.

Il faut réellement poursuivre pénalement en justice les maires qui ont refusé d'appliquer les obligations que leur impose la loi. Les permis de construire doivent ne plus recevoir l'aval des mairies, corrompues aux intérêts privés immobiliers et commerciaux locaux, mais celles des préfectures.

Et ce n'est pas parce qu'on contruit une tour de bureau ou un centre commercial qu'on ne peut pas inclure dans le programme l'obligation de mettre du logement social. Ce n'est pas parce qu'on décide d'une nouvelle zone pavillonaire qu'il faut oublier de réserver des epsaces à des immeubles inclus dans le parc locaitf social. Ces espaces réservés doivent aussi correspondre aux besoin des commissions chargées d'attribuer les logements sociaux, et qui doivent ausssi pouvoir modifier les projets prévus (pour ne pas construire du logement social ouvert seulement pendant 3 ou 4 ans dans ces conditions, avnat que les propriétaires les sortent du programme pour en prendre le contrôle et le surclasser ensuite et faire grimper les prix).

Le manque de logement en France est incompréhensible. Le marché ne fonctionne pas comme il devrait. et dans le même temps on a des centaines de milliers de logements vides ou des locaux commerciaux sans affectation qui demandent à être reconvertis en logement.

Le logement est la priorité de tout programme d'insertion .Sans logement, n'importe qui "plonge" très vite dans le néant social. Ca vient même avant toute priorité sur l'emploi (on sait que l'emploi ne suffit pas pour se loger, alors que l'inverse reste toujours possible).

Je ne suis pas pour la multiplication des centres d'hébergement d'urgence, mais au contraire en faveur du droit de préemption permettant de régulariser et légaliser le squat: démonstration faite de l'inoccupation, les propriétaires seraitn obligés d'accepter l'inclusion du local commercial ou du logement inoccupé dans le parc de réhabilitation et de conversion en logement social. Il ne pourrait plus prétendre à des loyers excessifs, mais se verrait imposer une grille tarifaire légale. et si ça ne lui plait pas, qu'il le revende et retourne cet immobilier inoccupé sur le marché qui est trop restreint (et qui justement à provoqué la bulle spéculative).

Et puis il faut en finir avec le développement des résidences secondaires sur les régions côtières (également très peuplées): les rédidences secondaires sont un gaspillage d'espace, de ressources locales, ils sont une emprise sur l'environnement et un frein au développement. Les résidences de vacance doivent n'être accepté que pour rester ouvert à la l'occupation à n'impote quel moment. Les taux d'occupation de ces immeubles côtiers sont ridicules (ça donne des villes littorales défigurées par le béton, et quasi-mortes les 3/4 de l'année). Alors que ceux qui ont acheté ça (et rendu ça possible) auraient mieux fait d'investir dans le locatif social, et louer pour leurs vacances. La seule incitation contre ça doit être fiscale:

il faut surfiscaliser les résidences secondaires beaucoup plus pour forcer leurs propriétaires à les revendre s'ils ne veulent pas les mettre en location eux-mêmes: tout logement inoccupé (par son propriétaire en tant que résidence fiscale principale pour lui ou pour un de ses ayants-droits, ou par un locataire) pendant plus de 6 mois chaque année doit être surtaxé. Ces taxes doivent alimenter un fonds d'aménagement urbain social servant à réhabiliter des logements ou locaux incoccupés en logements sociaux. De même les collectivités doivent obtenir un droit de préemption leur permettant d'imposer des locataires à ces logements selon une grille tarifaire que les propriétaires seront obligés d'accepter, avec un bail minimum d'un an.

 
hector dumas

De Award

Le 21 février à 22h44

s attaquer aux résidences secondaires? LOL mais n importe quoi. Demande plutôt au système politique PS - UMP ( même chose) pourquoi ils n'appliquent JAMAIS les lois: exemple le pourcentage de HLM dans toutes les villes.

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 22 février à 09h36

@ Award:
"ils n'appliquent JAMAIS les lois: exemple le pourcentage de HLM dans toutes les villes."
> FAUX! la grande majo des viles qui ne respectent PAS le rythme de la loi SRU (qui impose d'arriver à au moins 20% de HLM en 2020!!!) sont de droite!
cf rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, entre autres.

Neuilly sur Seine (92), le Raincy (93) ou Vincennes (94) -toutes dirigées par l'UMP ou leurs alliés du Nouveau Centre- ne respectent pas du tout ce rythme, comme par hasard!
au contraire des villes de gauche comme Nantes, Toulouse, Paris ou Strasbourg sont tout à fait dans les clous de la loi.

 
hector dumas

De Award

Le 22 février à 11h50

oui ça nous fait une belle jambe. Et les élus de gauche de neuilly, Raincy, Vincennes etc...on ne les entend pas. Même système, on fait semblant. Aucune action forte mise en place. On vous fait croire à des différences majeures entre PS et UMP et les gens tombent dans le panneau. mais c'est ainsi. Autrement voter extrême, bof. Donc on est coincé.

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 22 février à 12h34

@ Award:
ton petit refrain "tous pareils, tous pourris", ça amène quoi stp?
nulle part. C'est un peu populiste ces amalgames et ces critiques purement stériles. Et tes "extrêmes", ont-ils jamais produit, bâti, le moindre HLM quelque part, stp? Non!

si tu prends la liste des villes qui ne respectent pas ce rythme de la loi SRU (cf le même rapport annuel de la Fondation Emmaus/Abbé Pierre), la différence de "couleur politioque" saute aux yeux, notamment en Ile de France, en PACA et Rhône Alpes, là où le "marché" de l'immobilier est souvent le + tendu et le + cher!!!

les mairies de gauche que e cite sont gérées ensemble par toute la gauche. Les mairies de dorite sont gérés par l'UMP et leurs potes, et leurs comportements sont totalement opposés sur les logements sociaux ET hébergements d'urgence (il en faut AUSSI, oui, justement pour les urgences).

et au niveau de l'Etat, le gouvernement continue de vouloir VENDRE des HLM (soi disant pour en refaire d'autres, ailleurs, + tard...) au privé, alors que des millions de gens (célibataires, couples ou famille... de tous âges!) sont en liste d'attente, depuis parfois 10 ou 20 ans!

 
hector dumas

De Award

Le 22 février à 12h40

Les gens ne supportent pas qu' on leur dise qu'ils sont manipulés. Si tu trouves des différences majeures et si ça te rassure tant mieux. Continuons ainsi. J'ajoute que la ville de Paris vend aussi des immeubles HLM. J'ai un ami qui vient d'acheter son 2 pièces HLM. L'immeuble hlm en face de chez moi est aussi en vente. Pas si simple...

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 22 février à 12h49

"Paris vend aussi des immeubles HLM":
> ah non, ca c'est 100% faux... preuve que tu es très mal informé.
1 rue, une adresse stp?

Pour que cela soit réel, il faudrait que ce soit VOTE par les élus de Paris, ca ferait débat et polémique, crois-moi. Non, la seule chose que Paris vende encore, c'est la FIN d'un procesus sur un parc très limité appelé "domaine privé", pour des logements "non conventionnés" qui ne sont pas, en standing comme en prix, dans le cadre "HLM".
franchement, cette approximation et ce mensonge ne t'honore pas.

 
hector dumas

De Award

Le 22 février à 12h54

Oh la la l'idéologie. Regardes dans les HALL des HLM Paris Habitat. 2 pages affichées: appartements en vente 18e 14e et 20e . Pourquoi dire mensonge, c'est idiot. Moi je ne suis ni droite ni gauche, je regarde.bref

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 22 février à 13h11

"l'idéologie"
> non non, les FAITS précis, excuse moi.

oui, quelques "appartements" isolés, de standing, sont vendus 1 par 1, trucs du fameux "domaine privé" de Chirac-Tibéri (occupés surtout par des gens aisés, et pas conventionnés et jamais comptabilisés comme "HLM": les mots ont un sens!), pas du tout des "immeubles entiers" comme tu l'as d'abord dit!

"Moi je ne suis ni droite ni gauche, je regarde"
> ah ah ah ah, ouais... :-( moi ausis je regarde, mais je ne dis pas n'importe quoi en mélangeant tout.

 
hector dumas

De Award

Le 22 février à 13h31

l'immeuble Porte de Vanves n'est pas de standing , c'est un immeuble bas de gamme, il y a encore une 20aine d'apparts à vendre. Si tu crois que Delanoé a vendu le domaine privé..lol. Il a fait un coup médiatique en arrivant, point. J'ai une amie qui a un appartement de la ville de paris de standing avec un super salaire. Rien n'a changé. mais en étant trop impliqué dans un parti ou un autre on refuse de voir la vérité...J'ai un pote élu dans e 15 e ...il est PS et a un beau 2 pièces habitat Paris. c'est assez concret?

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 22 février à 13h37

je ne "crois" rien, je sais quelles sont les règles et ce qu'en disent les associations expertes très vigilantes. Et je suis depuis longtemps ce que votent les élus sur ce genre de sujets.

il est vrai que certains apparts du trop fameux "domaine privé" n'ont pas tous l'air de "standing" (ce qui est relatif...) mais je te certifie qu'ils n'ont pas été financés par le système HLM (Caisse des dépots, PLAI, commune, Etat, 1% patronal...) et jamais comptés comme HLM (pas conventionnés), voilà tout.

pour les gens qui gagnent (trop) bien leur vie et ont un (vrai) HLM, la loi leur impose un surloyer, mais personne ne peut (hélas!!) les forcer à partir.

 
PATRICKMONTEAU

De PATRICKMONTEAU

Le 19 février à 18h59

Voila un projet dont nos régions doivent s'occuper et dans l'urgence et au plus près des intéressés. Je suis scandalisé qu'en France des malades soient abandonnés dans nos rues ! Cette ordure de "libéralisme" est autant dangereux que les pires idéologies du XXième siècle, l'hypocrisie en plus. J'ai aidé à ma manière un ami et je le referai mais qui donc sont ces humains qui parlent et agissent comme des robots avec à la place du coeur une "Rolex" ?

 
phil86

De phil86

Le 19 février à 19h01

ce témoignage est glaçant... la plupart des séropos sont dans des situations de ce genre et moi-même je dois dire qu'en tant que sidéen je me fais aussi du souci pour mon insertion à terme, car même si pour l'instant je suis dans les mieux lotis, bénéficiant d'un statut protecteur qui me permet, pour l'instant, de disposer d'un emploi adapté à mon handicap dû à mes traitements, je ne sais pas si la pérennité de cet emploi sera assurée au vu de la destruction du service public d'éducation et d'enseignement voulue et organisée par le pouvoir en place... heureusement pour moi, je suis très soutenu par ma conjointe et ma famille, sur lesquelles je peux compter, mais je sais bien que pour beaucoup de séropos la situation n'est pas aussi ensoleillée... j'espère que Jean-Philippe trouvera une solution durable prochainement, j'avoue que je me sens désemparé devant son témoignage :(

 
hector dumas

De Award

Le 21 février à 22h45

non la plupart des séropos ne sont pas dans ces situations. n'importe quoi.

 
hector dumas

De phil86

Le 22 février à 13h23

t'es séropo ? il y a beaucoup de précarité chez les séropos, tu sais, d'abord près d'1 sur 2 est au chômage, une paille... et une AAH c'est moins de 700€/mois avec ça, on va pas loin... moi, j'ai un emploi adapté (je suis reconnu travailleur handicapé), mais je m'accroche aux branches pour pas le perdre, tu vois... et toi, tu es séropo ?

 
jpbj83

De jpbj83

Le 19 février à 22h19

Le pire c'est le silence et l'indifférence qui entourent toute action. A l'époque où ce qui nous répond ce sont des machines, il est certain que les voix qui appellent ne rencontrent que le vide. Je ne comprends pas en effet que Jean-Philippe ne soit pas pris par une chaîne d'amis qui pourraient l'héberger à tour de rôle jusqu'à ce que sa situation se stabilise, si elle se stabilise.

 
aladingue

De aladingue

Le 19 février à 23h14

si je te crois, je suis touché, mais j'ai un doute, excuse-moi. tu as au moins un ami, celui qui a pris la photo, trop belle, presque romantique. mais plus sérieusement, il y a des assos qui aident réellement les séros pour l'hébergement, même dans des hôtels, chambre au mois payés par la caf en grande partie. aides, arcat, le dal, peuvent t'aider. et, change la photo, pour une plus réaliste. il y a toujours une porte qui s'ouvre, quand tu n'attends plus le salut que de toi-même. j'en profite pour poser la question suivante : existe-t-il un fonds social des assos de lutte contre le sida?

 
helene

De helene

Le 20 février à 11h49

Etant sur la marge du monde homo je suis ahurie: tous les homos, s'ils ne sont pas séropos n'ont-ils pas des amis séropos eux-même? Et parmi ces amis n'en ont-ils pas en situation de précarité? On a l'impression qu'on entend une fois de plus le "on savait pas" qui fait tant de mal. Maintenant que vous savez qu'allez vous faire? Qui est pret à descendre dans la rue pour que -par exemple- la municipalité parisienne tienne les promesses qu'elle avait fait de logements sociaux pour les sropos précaires à la rue?

 
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