Jean-Paul Cluzel : «Je me suis battu jusqu'à la dernière minute»
Le président de Radio France reconnaissait hier dans un entretien «avoir sans doute eu le tort de ne pas rencontrer suffisamment le président de la République» pour faire valoir son bilan.

Jean-Paul Cluzel (à droite), ne fait pas mystère de son homosexualité, et s'affiche régulièrement avec son compagnon (à gauche, ici lors d'une Marche des fiertés LGBT à Paris). Il avait cependant reconnu le mois dernier «une erreur d'appréciation» au sujet de l"«affaire» du calendrier d'Act Up.
Remercié par Nicolas Sarkozy, le président de Radio France a adressé aujourd'hui une lettre au personnel du groupe. «Le président de la République a bien voulu m'informer qu'il s'apprêtait à proposer à l'accord du CSA, et à l'avis des commissions compétentes des deux Assemblées, Jean-Luc Hees pour me succéder à la présidence de Radio France à compter du 12 mai», écrit-il. «Sans préjuger des décisions de ces institutions, je lui adresse mes félicitations», poursuit Jean-Paul Cluzel, à la tête de Radio France depuis 2004 et jusqu'au mois de mai.
En dépit du ton formel du message, le Haut fonctionnaire, qui a dirigé aussi bien Radio France International que l'Opéra de Paris, accuse le coup, lui qui était candidat à sa succession. Dans un entretien au Monde, avant d'apprendre la nouvelle, Jean-Paul Cluzel faisait valoir des taux d'audience en hausse récente sur la radio phare du groupe, France Inter, et notamment sur la très stratégique tranche matinale.
«Une maison en très bonne santé»
Selon le site internet de Télérama, M. Cluzel a appris mercredi le choix présidentiel lors d'un appel téléphonique de Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée, alors même qu'il accordait une interview à l'hebdomadaire culturel. Le ton de l'interview avait alors changé, et M. Cluzel avait aussitôt revendiqué laisser à son successeur «une maison en très bonne santé». Mais Jean-Paul Cluzel estime aussi dans cette entretien «avoir sans doute eu le tort de ne pas rencontrer suffisamment le président de la République» pour faire valoir son bilan.
«On voit bien l'esprit parfaitement compréhensible dans lequel souhaite travailler le président de la République. C'est d'avoir une totale confiance entre les responsables d'entreprises publiques et lui-même car il souhaite avoir à la SNCF ou à Radio France des personnes avec lesquelles il puisse établir une relation plus directe», ajoute aujourd'hui Jean-Paul Cluzel à l'AFP.
L'Élysée n'a pour l'instant fait aucun commentaire. La nouvelle loi sur l'audiovisuel, promulguée début mars, prévoit un nouveau mode de nomination pour les présidents des groupes audiovisuels publics. C'est désormais au pouvoir exécutif de proposer un nom au Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui doit donner un avis conforme, puis aux commission parlementaires compétentes qui doivent réunir une majorité des 3/5e pour refuser cette candidature. Le CSA était auparavant directement responsable de ces nominations.
Jean-Luc Hees, 57 ans, sans étiquette politique de l'avis de ses anciens collaborateurs, a été une des voix de France Inter pendant 30 ans et a dirigé cette station à partir de 1997 avant d'en être débarqué en 2004 à l'arrivée de M. Cluzel.
Avec AFP. Photo Pascal Normand.












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De anje
Et voila ,les copains d abord ,à quand Bécassine à la culture???
ou charlot ministre de nimporte-quoi.
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De B.
Je suis pas forcément d'accord avec la décision de notre cher président, mais en même temps, Jean Luc Hees, c'est pas Bécassine... Il a dirigé France Inter de 1996 à 2004 !
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De B.
Je suis pas forcément d'accord avec la décision de notre cher président, mais en même temps, Jean Luc Hees, c'est pas Bécassine... Il a dirigé France Inter de 1996 à 2004 !