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Jean-Luc Caron: «Je suis choqué de voir Under s'arrêter brutalement»

Par Oscar Héliani samedi 20 mars 2010, à 21h20 | 5811 vues
Plus de: after, clubbing, Jean-Luc Caron, Under

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INTERVIEW. Après six années de succès, le mythique after parisien «Under» se voit contraint de s’arrêter en raison d’une nouvelle loi interdisant aux boîtes de nuit d’ouvrir après 7 heures du matin. Jean-Luc Caron, le promoteur de la soirée, a confié à TÊTU son ras-le-bol.

«Under» est l’after mensuel parisien qui a su rassembler, autour de la house progressive et de la tech trance, un public majoritairement gay venu de Paris, de province et de l’étranger. Au moment où le promoteur Jean-Luc Caron s’apprête à fêter le sixième anniversaire d’«Under», on apprend que cette édition spéciale marquera la fin de cet after mythique. TÊTU l’a rencontré pour connaître les raisons d’une telle décision.

Pourquoi avez-vous décidé d’arrêter «Under»?
Jean-Luc Caron (photo): Les inspecteurs de la brigade mondaine se sont présentés au 1er janvier dernier pour me demander d’arrêter. J’ai tout de même continué jusqu’à la convocation de tous les organisateurs de soirées et patrons de discothèques à Paris à la Préfecture de Police le 23 février. Là, nous avons pris connaissance de la nouvelle loi selon laquelle les discothèques à Paris et en province devaient toutes fermer à 7 heures du matin.

Le Préfet a ajouté qu’il n’y aurait pas de tolérance d’ouverture jusqu’à 9 heures. Je lui ai donc expliqué que «Under» ne rentrait pas dans cette case puisque cet after débutait à 6 heures. Le responsable de la brigade des stups est intervenu à ce moment-là pour dire qu’il ne voulait plus d’afters à Paris puisqu’il savait très bien ce qui s’y passait.

Quelles sont les raisons de cette loi?
À la base, cette loi visait à prévenir les accidents de la route et protéger les jeunes en province qui roulent, avec un taux d’alcoolémie élevé dans le sang, pour changer de département et profiter des horaires d’ouverture plus tardifs. Aujourd’hui, les discothèques ferment toutes à la même heure et ont l’interdiction de servir de l’alcool une heure et demie avant la fermeture.

Pourquoi, selon vous, en est-on arrivé à cette décision extrême?

Le gouvernement aurait demandé à la Préfecture de tout mettre en œuvre pour lutter contre l’augmentation importante de la consommation de drogues en région parisienne.

Vous qui avez l’habitude de mixer à Barcelone et à Cologne, comment voyez-vous évoluer la nuit à Paris?

Au début de notre entretien, le préfet de police a expliqué qu’il voulait que Paris reste la ville lumière, la ville de la nuit. J’avoue que je ne comprends pas vraiment la démarche. Il me semble que le clubbing en général subit de plein fouet la crise. Mais la réputation du clubbing parisien n’est pas la meilleure.

Outre la problématique des prix très élevés pratiqués dans nos établissements et le service qui laisse à désirer, nous manquons cruellement de lieux pour faire la fête à Paris. J’ai l’impression que les touristes gays plébiscitent plutôt les saunas et les cruising bars parisiens.

La situation peut-elle évoluer?

Aujourd’hui, je suis choqué que les choses s’arrêtent brutalement. Par ailleurs, je remarque que le clubber gay parisien se montre très difficile lorsqu’il est chez lui tandis qu’à l’étranger, il est prêt à toutes les concessions. Au final, je trouve que cette loi, très hypocrite au demeurant, puisqu’elle autorise les bars à servir de l’alcool jusqu’à la fermeture tout en interdisant aux discothèques d’ouvrir après 7 heures, devrait être assouplie.

Il faudrait laisser les gens faire la fête et s’amuser à Paris. Croyez-moi, ils savent le faire. Je ne pourrai jamais oublier l’image de ces clubbers qui ne veulent pas quitter la piste même lorsque la musique s’arrête à midi.

Under (6e anniversaire et dernière édition), le dimanche 21 mars, à 6 heures, au Club 79, à Paris (8e arr.). Plus d'infos sur http://fluidparty.com

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30 réactions de la communauté

 
Lucdf

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De Lucdf

Le 20 mars à 23h08

Non d'un chien...il y en a qui sont vraiment motivés. Au bout d'une demie heure passée dans une disco, je commence à mourir d"ennui mais y rester tout la nuit et remettre ca à 7 heures du matin, c'est de l'abnégation.

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 21 mars à 11h18

mais tous les gens ne "se shootent pas", quel cliché réac. Et ceux qui le font n'attendent pas 7h pou le faire!!

TUER les afters est une aberration totale.

 
hector dumas

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De Mistermartoon

Le 21 mars à 11h43

Tout le monde ne se shoote évidemment pas mais doit-on attendre que les pompiers ramassent des loques à la pelle tout les dimanche matin pour s'attaquer au problème ? La consommation de drogue dure dans les boîtes parisiennes est un vrai problème et la police n'a pas trente-six solutions pour y mettre un terme.

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 21 mars à 12h03

mais les afters existent depuis des lustres, sans que pompiers ou policiers aient à "ramasser à la pelle" qui que ce soit!
tu as des infos sanitaires ou policières précises qui indiquent autre chose?

il faut bien sûr lutter contre diverses drogues dangereuses (qui nourrissent aussi diverses mafias, groupes armés et intégristes) dans les clubs hétéros comme homos (notamment le GHB, qui peut être délivré à l'insu d'autrui), OUI, mais généraliser à tous les endroits, à toutes les soirées, est stupide.

et les clubbers qui prennent des trucs n'attendent PAS 7h du mat, c'est évident. Cette fermeture généralisée ne résout donc rien. C'est juste de la communication sécuritaire.

je te signale que, contrairement à Londres, le crystal-meth n'a pas pris en France, et c'est heureux.

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 22 mars à 01h59

@ Nikos92:

mais non, je ne caricature rien ni là ni "souvent", je te défie de démontrer le contraire, je reste sur les mots, les tiens.
employer le mot "shoot", comme tu l'as fais, n'est d'ailleurs pas du tout innocent (tu le sais), car ce terme renvoie aux drogues injectables/dures...

et puis c'est assez grotesque de dire au sujet de clubbing des "lieux bruyants"!! Les boites de nuit sans son, c'est vrai que c'est rare :o))

 
hector dumas

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De MysteriouScow

Le 22 mars à 23h10

Quel manque de culture de votre part !!!

Aller en after c'est un état d'esprit, c'est l'attrait d'une musique, d'un rythme.
Il faut arrêter de penser que la boite de nuit est le seul territoire des dragueurs.

Que les boites ferment, que les soirées s'arrêtent à cause de lois qu'on peut trouver utiles mais qui restent intransigeantes sacrifiant tout sur l'autel de la sécurité routière, c'est un crève coeur !

C'est une partie de notre patrimoine culturel qui s'évanouit dans la nuit !

 
hector dumas

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De MysteriouScow

Le 22 mars à 23h26

Quel manque de culture de votre part !!!

Aller en after c'est un état d'esprit, c'est l'attrait d'une musique, d'un rythme.
Il faut arrêter de penser que la boite de nuit est le seul territoire des dragueurs.

Que les boites ferment, que les soirées s'arrêtent à cause de lois qu'on peut trouver utiles mais qui restent intransigeantes sacrifiant tout sur l'autel de la sécurité routière, c'est un crève coeur !

C'est une partie de notre patrimoine culturel qui s'évanouit dans la nuit !

 
NémoGizmo

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De NémoGizmo

Le 21 mars à 01h01

encore une "belle" décision de l'UMP, arrêter toutes les fêtes le matin, TUER les afters.
c'est dingue.


 
hector dumas

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De vpi79

Le 21 mars à 10h39

Dans la logique des choses il va falloir fermer plein d'autres lieux, y compris les matinales de danse. et les rares dernières guinguettes qui restent. Et puis faire unterdire toute musique dans les restaus et cafés. Ne plus autoriser les festivals dont la programmation a lieu dans toute la journée.
Je ne sais pas, mais moi si je voulais maintenant aller dans une boite ce n'est pas pour m'y enfermer toute la nuit, mais en profiter en fait dans la journée, tout en ayant une bonne nuit de repos. Je ne vois pas pourquoi ceux qui veulent sortir doivent absolument le faire la nuit.
Si le problème c'est l'alcool, l'heure n'a aucune importance, un mort sur la route à 3 heures du matin (pour cause d'alcoolémie ou hyperfatigue) serait plus acceptable que le même mort à 8 ou 10 heures?
Qu'on ferme plutôt les boites à 2 heures pour rendre possible des ouvertures à des heures plus correctes: pourquoi faut-il en France attendre jusqu'à minuit avant d'aller dans ce genre de lieux?

 
Award

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De Award

Le 21 mars à 01h50

On ne risque pas d'entendre le maire de Paris sur ce sujet...Paris est devenue une ville quasi morte et une ville musée.

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 21 mars à 11h17

"quasi morte", quel délire!
Dans ce cas là, Paris ne serai pas restée la 1è destination touristique du monde désolé.
dans ce cas là, que dire du clubbing dans nos autres régions? mort cérébrale? coma? Les mots ont un sens.
Du jeudi au samedi soir au moins, chaque semaine, on trouve des tas de flyers grand format, luxueux, partout dans le Marais, déjà. Qq gratuits homos et des sites web sont pleins de soirées se passant à Paris.
tu sombres -sans preuve- dans le cliché décliniste, genre café du commerce. Ca ne fait rien avancer.

Les maires n'ont aucun pouvoir sur ces horaires d'ouverture/fermeture, Award. Et ce ne sont pas des élus qui vont organiser des soirées privées non plus, non? Les organisateurs doivent se renouveler, innover, investir des lieux qui EXISTENT.
Le Préfet de Police est le bras de l'Etat, du gouvernement, et de personne d'autre. C'est aussi la police donc l'Etat qui décide des autorisations de nuit et des fermetures administratives en cas de "tapage nocturne", et personne d'autre.

tu noteras aussi que JL Caron, dans cet article, note très justement "la problématique des prix très élevés pratiqués dans nos établissements et le service qui laisse à désirer", ce sont des problèmes clefs en effet. L'aimabilité et le bilinguisme de certains serveurs est DURE à trouver.

Et la mairie de Paris a lancé, dans la foulée de la fameuse pétition de fin 2009, les "Etats généraux de la vie nocturne", ET un site web "Paris night life" pour recenser ce qui existe vraiment et contrer la morosité relative!

Mais quand on regarde bien, la Mairie de permis des choses importantes pour les soirées et nuits parisiennes ces dernières années (dans la mesure de ses moyens sur le sujet): sauvetage de la "Flêche d'Or", ouverture du "Show Case" et de "Rosa Bonheur", entre autres.

 
Fastbear

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De Fastbear

Le 21 mars à 10h04

Dans le meilleurs des mondes il ne devrait pas y avoir de soucis qu'un individu fasse la fête 12 heures d'affilées en gobant n'importe quoi. Dans la réalité pour certains cela relève de l'auto destruction et pour d'autres des dommages parfois irréversible quand ce n'est pas la mort qui les attend au bout de la nuit.
.
Normal que les autorités fassent un peu le ménage.

 
Sophie

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De Sophie

Le 21 mars à 13h18

Perso, j'aime pas les boîtes, donc je m'en fiche un peu ^^

 
william

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De william

Le 21 mars à 15h37

Les rabat-joie qui y vont de leur commentaire réac sur Under sans y avoir jamais mis les pieds me font penser à des puceaux qui parlent de sexe.

Ce matin, je me suis levé tôt, j’ai fait l'ouverture de mon bureau de vote puis la fermeture d'Under. C’était une belle Under, merci JLC. C’était une des dernières soirées hors-norme de Paris (j'en vois encore une ou deux autres), la seule en tout cas à faire venir des gars des quatre coins de l'Europe. RIP Under. Welcome en Sarkozie.

 
hector dumas

0

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De NémoGizmo

Le 21 mars à 18h09

bien dit...

 
Val

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De Val

Le 21 mars à 17h46

ex-clubbeuse pendant de nombreuses années, j'ai plusieurs choses à dire sur le pourquoi de la fin des afters. Tous les clubbers ne prennent pas de drogues certes mais dans les afters... soyons honnêtes... rares sont les personnes qui ne consomment pas ! La fin du clubbing en général c'est d'abord la consommation de GHB. cette drogue a miné les soirées et les afters. Ce n'est pas par hasard si à Ibiza, le temple du clubbing, les autorités ont interdit également les afters. Les gens ne savent pas se tenir, ne connaissent pas les limites et si nous devons nous plaindre de ces nouvelles législations qui tuent la fête c'est d'abord à toutes ces personnes qui font n'importe quoi ! Sorties dans des états pitoyables devant des familles, des enfants, des touristes, etc... vomito, comas et j'en passe en pleine rue ! conduite de 2 roues ou de voitures en mettant leur vie en danger mais surtout celles des autres, comas, bagarres, accidents de toutes sortes, c'est le lot des sorties d'afters, soyons honnêtes ! Moi, j'adorais le clubbing, les afters à Paris mais rien à voir avec ce qui se fait depuis ces deux dernières années, c'est d'ailleurs pour cela que je ne sors plus ici ! Pour Under, c'est vrai que c'était un bel after et JLC tenait très bien sa soirée, essayait de véhiculer une bonne image des afters et de leurs clients mais malheureusement il ne pouvait pas être derrière tous les cons ! C'est dommage d'en arriver là mais que faire d'autres pour protéger les gens d'eux mêmes ?!

 
hector dumas

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De laurent paris

Le 22 mars à 01h47

même si je ne suis pas convaincu du bien-fondé de cette decision et reste persuadé qu'il existe une volonté chez les autorités (prefecture ET mairie) de transformer paris en musée bien propre et de tuer la fête telle qu'elle existait encore il y a une dizaine d'années, ce poste de Val est pour moi le plus interessant, parce qu'il vient de quelqu'un qui apparemment connait et aime la nuit.

c'est vrai qu'avec l'âge (35) et surtout les prix prohibitifs je me suis beaucoup calmé sur les sorties avant l'explosion du ghb, mais la situation aujourdhui est elle vraiment differente des années ecsta?
il y avait deja les comas et au moins autant d'accidents sur les routes. curieusement les afters etaient pour moi l'occasion de desaouler un peu avant de repartir. est ce qu'il posent vraiment plus de problemes maintenant ou c'est juste une volonté de "policer les moeurs".

 
hector dumas

0

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De NémoGizmo

Le 22 mars à 01h55

d'acc avec toi sur la volonté de l'Etat et de la Préf de police, mais pas du coté de la mairie, non.

le ghb est quand même très différent de l'ectasy des années 80-90.

cela dit, encore 1 fois, la drogue est bien + présente à Londres, notamment le tragique crystal...

 
hector dumas

0

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De laurent paris

Le 22 mars à 06h35

@Némo "d'acc avec toi sur la volonté de l'Etat et de la Préf de police, mais pas du coté de la mairie, non." le contraire m'aurait etonné.

pour en revenir à la drogue. le probleme est peut être qu'elle s'est beaucoup democratisée donc elle pourrait mathematiquement faire plus de degâts.
avant, la cocaine n'etait accessible qu'aux fetards friqués mais le prix a enormement chuté. tout comme celui des e's.
je n'ai aucune idée du prix du ghb, mais je crois que certains produits en vente libre ont des effets similaires, en plus devastateur.

Mais je ne sais toujours pas s'il y a vraiment plus d'accidents maintenant que dans les années 90 par exemple.

 
hector dumas

0

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De NémoGizmo

Le 23 mars à 01h08

@ laurent paris:

ben désolé, j'aime bien que les accusations soient étayées de faits :o))
j'ai déjà vu et lu des choses assez nombreuses, ces dernières années, à fleurets pour le moins mouchetés entre Préfecture de Police et Mairie sur les sujets "animations / vie nocturne et fêtes".

JL Caron connait le "terrain" de la nuit, comme il le dit les prix (cf baisses de la TVA de -14% depuis juillet, sauf sur l'alcool, avec presque aucune baise de tarifs...) et le personnel peu formé (en anglais...) ou pas aimable reste un grave souci en France, à Paris aussi.

Oui, il parait que la coke est moins chère, mais je doute que des étudiants de "classe moyenne" puissent s'y adonner toutes les semaines ou tous les mois.
je crois qu'on reste (pour le moment) moins touchés que Londres ou même l'Australie (lors d'un séjour sportif et touristique il y a qq années, je m'étais entiché d'un superbe mec, beau brun BF, souriant-craquant, viril et gentil, très sexy et chaud :o)) -il se prénommait Shane-: il avait pris au fil des heures (soirée, musiques, danse... et autres) un cocktail effarant de produits, pilules (des trucs avec des mystérieux/jolis noms pleins de "X", de "K"... ou autres), liquides et substances diverses et parfois aux effets opposés... j'i décliné poliment, à la chaîne, mais démontrant que mon énergie et ma libido naturelle :o) n'avait pas "besoin" de tout cet arsenal chimique à mes yeux fort incertain. Au bout de 9 ou 10h de jeux divers ensemble, et avec qq partenaires 1 à 1 en + par moment (je suis plutôt exclusif et jaloux quand on me plait bien, mais bon je me sais parfois me dévouer...), hélas, j'ai finalement gentiment pris mes cliques et mes claques, c'était too much, j'ai eu peur de me trouver à l'étranger avec 1 zombie... et je n'ai jamais vu le quart de cela en France.

Le GHB est a priori très bizarre, n'oublions pas son usage à l'insu d'une possible "victime", et le produit "dérivé" (ou source) devrait être en effet bien plus contrôlé, il est grand temps.

Je ne sais pas qui peut dire (police, pompiers, hôpitaux?) s'il y a vraiment + ou - d'accident qu'avant. Déjà, y'a t-il + ou - de soirées? + ou - de clubbers? + de soirées "privées"?
Reste que le fameux "Palace" avait dû, en son temps (années 90), fermer après X histoires de stupéfiants et de gens ayant fait des malaise, voire pire... Donc les problèmes, + ou - répandus, existent depuis longtemps, sans qu'on puisse vraiment dire s'il y a + d'usages de produits et s'ils posent + de problème de santé (délire, violence, abus sexuel, coma...).



 
alelooooooya

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De alelooooooya

Le 21 mars à 20h13

pff non mais ca c tipique ffrance, des loiis des lois des lois et encore des lois...

 
SOCRATE

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De SOCRATE

Le 22 mars à 00h29

L'Etat pourrait envisager une solution : laisser les discothèques ouvertes 24/24 et 7/7 mais avoir une politique plus ferme à l'égard des établissements où circulent des drogues.
De plus, la consommation d'alcool pourrait être interdite à partir de 6 h du matin.

De toute évidence personne ne devrait couper les lumières des boites car Paris est une ville magique où la fête doit être reine.

Les fléaux c'est le tabac, l'alcool, les drogues illégales mais pas la danse ni la musique.

 
SOCRATE

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De SOCRATE

Le 22 mars à 00h32

Et puis n'oubliez jamais une chose : les policiers sont des fonctionnaires dont le rôle est de protéger nos vies au péril trop souvent de la leur. A ce titre les policiers, les gendarmes méritent un grand respect.

 
hector dumas

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De vpi79

Le 22 mars à 01h04

Oui, mais ici on ne parle pas des policiers ou des gendarmes. Il s'agit d'une décision préfectorale, basée sur une certaine interprétation de la loi qui en fait devait surtout s'appliquer à des boites ouvertes toute la nuit, même si finalement ce sont les policiers qui la font exécuter.

Dans le cas présent, la décision revient à mettre fin de façon autoritaire une société tout à fait légale qui devient de fait totalement interdite d'exercer (ou alors va devoir revoir ses horaires pour ouvrir en début de soirée et non le matin, donc va aussi devoir changer tout son personnel qui ne voudra pas travailler de nuit), ça veut dire des licenciements immédiats.

L'autre solution: qu'elle ouvre à 7 heures et demie (comme ça elle sera bien fermée à 7 heures...), comme le font les autres cafés et bars partout dans Paris (bien qu'un grand nombre dans Paris ouvre dès 6 heures du matin : il faudrait qu'ils ferment avant 7 heures pour rouvrir après ?), et prendre la dénomination de "bar" (leur licence IV leur permet déjà), et servant aussi des petits déjeuners et plus de boissons sans alcool (les jus de fruits sont très bien).

Qu'est-ce qui sera alors hors la loi ? La musique, la piste de danse ? Ou bien le droit d'entrée (qui n'est pas indispensable à ce genre d'établissement qui peut très bien vivre sur le prix élevé des consommations, surtout alcoolisées...) ?

La loi a été faite plutôt pour éviter des horaires extensibles d'ouverture, et devrait être là surtout pour protéger les salariés, pas pour les mettre de fait à la porte. Sinon autant fermer TOUS les établissements vendant de l'alcool (donc annuler toutes les licences IV) et instaurer la prohibition totale (et alors voir exploser les traffics d'alcool plus ou moins frôlatés, et donc des tas de morts).

Que la loi commence d'abord par interdire la vente d'alcool à emporter (ou livrée) la nuit (dès 20 heures jusqu’à 9 heures du matin avant le début des cours dans les lycées, et nombre d'écoles et de facs) dans les stations service et tous les commerces ouvert la nuit.

Cela doit concerner aussi les pizzérias et la restauration rapide, et toute la restauration en général : consommation uniquement sur place, au verre ou dans un gobelet (et pas dans une bouteille fermée), avec un repas lui aussi consommé sur place, donc servi en table ou sur un plateau. Et même dans certains transports par exemple dans les TGV).

 
hector dumas

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De NémoGizmo

Le 22 mars à 01h07

ce qui est "bizarre" au passage, c'est que les agent de l'Etat, quand il s'agit de controler, de fermer (et verbaliser) les très nombreux supermarchés qui restent à présents ouverts tous les dimanches après-midi, dans la + totale illégalité, là, on ne le voit pas aussi zélés qu'avec les boîtes de nuit...

 
hector dumas

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De vpi79

Le 22 mars à 01h38

C'est vrai que la raison invoquée était la protection du personnel. Mais d'une part il y a des tas de gens qui seraient prêts à travailler le dimanche, mais aussi les supermarchés se sont tous mis aux caisses automatiques avec un minimum de personnel aux caisses (pour les contrôles aléatoires des clients qui ont la carte du magasin).

Et que ça ne les empêche pas non plus d'être des distributeurs d'alcool (combien je vois d'étudiants et lycéens sortir de là chargés uniquement de packs de bière et de bouteilles d'alcool, pour leurs soirées de beuveries chez les uns ou les autres, ou dans les halls d'entrée d'immeubles, voire au beau milieu de la rue toute la nuit, où dès la sortie des cours et tous les week-ends...).

C'est pas dur de savoir où ça se passe : les services de nettoiement des rues en savent quelque chose dans tous les centres-villes de n'importe quelle ville moyenne, et au moindre rassemblement populaire (ne serait-ce qu'un marché ouvert en plein journée, ou aux abords des stades). Il n'y a pas d'heure qui compte, il y aura toujours des moyens pour ceux qui veulent "faire la fête" sans s'arrêter de passer outre.

Tout ce qui peut être demandé c'est aux débiteurs de boissons de refuser toutes les ventes ou même l'entrée aux personnes visiblement agitées, ennivrées ou qui tiennent à peine debout et n'ont pas une tenue acceptable, pour que les autres ne soient pas dérangés ni poussés à des comportements déraisonnables (au passage, la loi devrait leur imposer de pouvoir contrôler l'hébriété en les obligeant à acheter eux même les matériels de test, comprenant un timbre ensuite apposé sur les bouteilles vendues contre la signature d'un registre d'établissement, attestant que l'acheteur s'est soumis au contrôle, mais aussi établissant que l'établissement effectue bien ces contrôles que leur impose déjà leur licence IV).

Pour la vente d'alcool en hyper, l'attestation d'identité des acheteurs peut-être établie par le relevé des cartes bancaires, ou des cartes nominatives de magasins. C'est possible pour ces établissements (magasins, discothèques, bars...) de contrôler au minimum 10% de leurs clients pour tout achat de ces produits alcoolisés (le contrôle étant alors mentionné sur les rouleaux d'enregistrements des caisses, comme si c'était un produit supplémentaire gratuit, et demandé de façon automatique par ces mêmes caisses, en fonction des quantités vendues d'une part et d'un tirage aléatoire pour atteindre un seuil minimum de contrôle).

 
hector dumas

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De vpi79

Le 22 mars à 01h57

On peut encore imaginer d'autres solutions: par exemple ne plus permettre le paiement par autre chose qu'une carte spéciale personnelle pour la consommation d'alcools le soir, ce service pouvant aussi à terme être intégré sur une carte bancaire, mais appuyé par un compte bancaire nominatif. Chacun ne pouvant avoir qu'une seule carte comportant ce service.

Cette carte de paiement spéciale (alimentée lors de la première consommation et gardant la trace des consommations dans les dernières 24 heures) ne pourrait pas être alimentée au delà de 100 euros (ou un décompte en nombre équivalent de verres) par tranche de 24 heures, non cumulable. au delà, on ne pourrait consommer que des boissons sans alcool. elle serait utilisable dans tout commerce vendant de l'alcool, ou bien la possibilité d'emporter l'alcool acheté passerait par un contrôle obligatoire.

Au delà de ces quantités (pour les achats d'alcool en quantité dans les supermarchés), il ne pourrait y avoir que des livraisons à domicile contre paiement d'un timbre fiscal d'acquis posé sur un document nominatif (un timbre fiscal qui existe déjà et est normalement obligatoire), ou via aussi un contrôle d'alcoolémie.

Maintenant on ne va pas interdire aux gens de se bourrer la gueule chez eux ou chez leurs amis, tant qu'ils sont conscients qu'ils ne peuvent pas conduire mais ont les moyens de rester sur place sans avoir à conduire pour rentrer chez eux, ni à errer ivres dans les rues en attendant l'ouverture des moyens de transport... Après à chacun de savoir qui il invite chez lui, et comment il va contrôler les comportements de chacun de ses invités, ou comment il va les accueillir le temps qu'ils "cuvent".

 
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