Huit nanas en maillot et une policière à la barre
La chronique sport du week-end à l'occasion de l'Open EDF de natation qui se déroule ces 19, 20 et 21 juin à La Croix Catelan au Bois de Boulogne de Paris.
Si ça se trouve, les nageuses pro vont elle aussi désormais tout faire pour obtenir une dispense les jours où elles auront piscine. On rigole, mais l'Open EDF qui se déroule ces 19, 20 et 21 juin à La Croix Catelan, au cœur du Bois de Boulogne à Paris, risque de ressembler à une séance d'EPS géante, où chacune -et chacun- va jeter un œil angoissé à sa voisine, histoire de constater de visu quel maillot elle porte. Sauf que là, contrairement à nos années collège, il ne va pas s'agir de voir à quoi sa pire ennemie ressemble dans son «une pièce», mais de constater pour combien d'argent elle a sur elle, et d'anticiper à quelle vitesse elle va nager. En bref, de savoir avec quelle combinaison elle évolue. Et si cela se fait avec l'aval de la Fédération internationale.
Car de maillot de bain, il y a belle lurette qu'il n'en est plus question. Des records du monde qui ne veulent plus rien dire tant ils s'enchaînent, des inconnu( e)s qui apparaissent soudain sur les podiums des plus grandes compétitions internationales, et les athlètes les plus pauvres complètement largué( e)s au chrono... Eh oui, 372 euros la combi à air intégré, ça fait cher tout de même! C'est donc ça, la natation version 2009? Où l'habit fait totalement la moniale.
«Huit nanas en maillot derrière le plot»?
La Suédoise Therese Alshammar, l'une des principales têtes d'affiche de la compétition parisienne, prône le retour aux sources. La vice-championne olympique du 50 et 100m nage libre, qui n'a pas que ses beaux yeux pour elle, dit en effet : «le chemin qu'on a fait dans un sens, on peut le refaire dans l'autre. Les équipementiers trouveront toujours un moyen d'améliorer le bout de tissu qui reste, donc ça n'est pas un problème pour eux : il nous faudra toujours quelque chose pour nager!» À moins que... Un bain de minuit généralisé, c'est peut-être cela qu'il nous faut?
A propos des combinaisons, toujours. La phrase de la semaine pourrait paraître macho. Et pourtant non. Elle émane du triple médaillé olympique en brasse Hugues Duboscq : «C'est quand même plus joli de voir huit nanas en maillot derrière le plot !» Pas faux.
Matrix, version suicide blonde
Des bassins aux pistes. Il n'y a qu'un pas que TÊTUE.COM n'hésite pas à franchir du bout de ses pointes. Pour l'ouverture de l'ultime saison de Golden League à Berlin, la sauteuse en hauteur a crevé l'écran. Non seulement l'Allemande a réussi une performance ahurissante (2m06), à un cheveu du record du monde et en se payant au passage Blanka Vlasic, mais en plus, sa personnalité a irradié le stade. Et nous a interpellées.
D'abord, il y a son look. D'accord, Ariane Friedrich (photo) a les mêmes chaussettes qui remontent jusqu'aux genoux, le même mini-slip et la même brassière que toutes ses collègues. Mais elle a aussi des cheveux courts peroxydés et des lunettes de soleil qu'elle ne quitte pas pour sauter. À la limite d'une Cary-Ann Moss dans Matrix, version suicide blonde.
Ensuite, il y a sa façon de faire de la retape pour son métier. Celui qui lui permet de gagner sa vie, puisque l'athlétisme n'est, rappelons-le, rémunérateur qu'à de très rares exceptions. Ariane Friedrich est policière. Et elle dit sur son site internet : «il est clair que depuis mon enfance, j'ai toujours voulu entrer dans la police.» Ouvrez l'œil cet été. Sait-on jamais, des fois que vous ayez programmé une escapade du côté de Hessich-Lichtenau. C'est le nom de la ville où elle officie.
Et pendant ce temps-là, que chante Sexy Sushi, déjà? Ah oui : «le sex appeal de la policière...»



















