Gaysportmed: faites du sport samedi à Marseille
La Cité phocéenne accueille pour la première fois ce samedi Gaysportmed, 
une série d'épreuves ouvertes à tous organisée par le club LGBT Frontrunners

Stéphane Colonna (président), Giampiero Mancinelli (secrétaire) et Jacques (chargé des événements), trois des organisateurs de ce Gaysportmed, réunis l'an dernier aux Eurogames de Rotterdam (Pays-Bas). (Photo DR)
Dans le Marseille de l'OM, c'est un changement de division! La Cité phocéenne accueille pour la première fois, ce samedi, une compétition sportive organisée par des homos. Plus exactement le Gaysportmed. 100 m, 200 m, 400 m, 1 500 m, relais 4x200, saut en longueur, triple saut, poids, javelot... toutes ces épreuves sont homologuées par la Fédération française d'athlétisme. Mais elles sont organisées par un club peu banal. Surtout à Marseille.
Comme tous les autres Frontrunners du monde depuis l'invention de ce club de sport LGBT en 1974 à San Francisco, l'antenne locale marseillaise a débuté par la pratique de la course à pied en 2002. En dix ans, elle s'est ouverte à d'autres disciplines: la natation, l'athlétisme, le volley, l'inévitable foot et le roller. Si Frontrunners s'est autant diversifié qu'il a grossi pour atteindre une soixantaine d'adhérents, il est resté fidèle à l'association sportive LGBT de ses origines.
Une soixantaine d'engagés
Dix ans plus tard, le club sort véritablement du placard aujourd'hui avec cette épreuve disputée dans un stade prêté par la mairie. «C'est le fruit de la volonté convergente de quelques bénévoles passionnés de sports et d'une subvention sollicitée en 2009 qui nous a amené à structurer le club et à envisager l'organisation d'une compétition», explique Pierre Huguet, le trésorier. Ouverte à tous les athlètes âgés d'au moins 18 ans, LGBT ou pas, amateurs ou expérimentés, cette rencontre comptait déjà une soixantaine d'inscrits vendredi soir.
Plusieurs élus et dirigeants sportifs sont également attendus pour adouber ce meeting qui a pour slogan «Contre les discriminations, faisons du sport ensemble. » Il vient concrétiser la signature il y a tout juste un an de la Charte contre l'homophobie dans le sport par la Fédération française d'athlétisme. A Marseille, il prend une dimension très particulière. En juillet 2013, ce bastion du machisme, en réalité plus coincé qu'homophobe, accueillera l'Europride. Frontrunners souhaitait contribuer au succès de ce rassemblement en y greffant son Gaysportmed. L'expérimentation tentée ce samedi avec un peu plus d'une année d'avance s'inscrit donc pour ses organisateurs comme un échauffement. Les sportifs savent combien c'est utile pour être ensuite au top de sa forme.
Plus d’infos sur www.frontrunnersmarseille.fr










LES CHAÃŽNES 











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De chrisdelondres
Marseille en realite plus coincee qu'homophobe encore un qui sait de quoi il parle...
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De Jaléo
Je pense que c'est une " attitude " surjouée, revendiquée comme élément de folklore. Comme si nombre de Marseillais étaient conscients de leur réputation tout en ayant dépassé le stade d'ouverture d'esprit qu'on leur prête.
Enfin moi de ce que j'ai vu, le "beaufisme" du marseillais n'était pas de l'ordre de la conviction ou de l'idéologie, mais une exagération dans un jeu d'attributs de la masculinité. Une façon de rire d'eux-mêmes, de rires de ce qu'on pense d'eux, et quelque part + ou - se rassurer qu'ils sont les derniers des "vrais hommes" de France...
Ce qui d'ailleurs explique un langage, des manières et un style répandu ( et non pas uniforme) que certains veulent présenter ou croire comme trait sous-culturel du phocéen alors qu'en fait quand tu grattes, il n'y a rien derrière finalement.
Le truc d'ailleurs intéressant ici, c'est que ce petit coté d'effronté machiste est + langagier qu'autre chose, leurs actes sont opposés à ce qu'ils disent. Je n'ai d'ailleurs jamais rencontré de problèmes ici, pourtant j'ai des accointances professionnelles et amicales dans cette ère urbaine qui est un véritable modèle( au sens de modélisation) de gentrification.
Un autre truc significatif est que cette attitude traverse les cloisons de la ville, puisque jusqu'à présent, c'est partagé un peu partout en fait, noirs, blancs,beurs etc. C'est une ville vraiment étrange.
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De Jaléo
C'est sur que ça irrite. La parole y est "décomplexée", plutôt spontanée.
ça plus l'attitude, ça met en boule au début, c'est clair. Il m'a fallu 2 ou 3 mois au boulot pour m’accommoder au franc-parler et au beaufisme ambiant de mes collègues, qui étaient en même temps très prévenants pour le reste, quand ce n'était pas carrément des trucs limites gênant parce que tactiles, parce que disant parfois des choses un peu ambiguës( du genre bien te "montrer" qu'ils tiennent à toi, et que ce n'est pas que le boulot, mais vous êtes une "famille" etc ).
Surtout que dans mon service c'est vraiment mélangé quoi, le dernier cri du meltin pot transgénérationnel : 1 étranger noir pédé [moi], une quarteronne du même age que moi qui est amoureuse de Sarkozy; un quadra beauf d'ascendance espagnole qui vote "au pif", aime nous raconter ses aventures sur badoo, son divorce difficile [et qu'accessoirement dit que sa femme est une grosse S** qu'il hait un jour et pleure le lendemain]; un quinqua "gentil macho" ubersexuel ", toujours en fringues super bien coupées, d'ascendance italienne, qui hait tous les politiques et se voit comme un anarchiste, et qui un jour m'a dit "que je suis le fils qu'il aurait voulu avoir", un jeune et tout petit stagiaire très volontaire, d'ascendance corse du genre innocent à la grande gueule, qui n'a pas honte d’être encore puceau tout en surjouant à outrance la virilité ; un quadra d’ascendance juif un peu mytho sur les bords mais tellement entertaining...
Ben figures toi que malgré tout ça, le beaufisme et tout, en fait on est vraiment très très liés.Ils vivent mon homosexualité comme le ferait famille qui au début ne peut pas s’empêcher d'utiliser des expressions qu'elle emploie depuis longtemps, mais ensuite adapte son comportement .
ils nous arrivent d'avoir des grands débats entre midi et deux, et le truc c'est que tout y passe : les noirs, les rebeus, les juifs et Isarael, l’insécurité, le féminisme, les homos, les quadras pervers sur internet (lol) etc.