Gay pride: entre les Panthères roses et Gaylib, la guerre continue
Des militants des Panthères roses et d'autres associations ont bloqué le char de Gaylib, samedi à la Marche des fiertés. L'affrontement a dégénéré et, aujourd'hui, accusations et menaces de plainte fusent.

Cette année encore, Gaylib, mouvement affilié à l'UMP, aura vécu une gay pride agitée. Samedi, son char a été bloqué pendant presque deux heures sur le boulevard Henri IV, peu avant la place de la Bastille, point d'arrivée du cortège. Pour l'empêcher de passer, des dizaines de militants des Panthères roses et d'autres associations de gauche se sont allongés par terre. Leur mot d'ordre n'a pas changé: un mouvement solidaire d'un «gouvernement et d'un parti homophobes» n'a pas sa place à la marche des fiertés.
Intervention musclée
« Nous avons été victimes d'une agression scandaleuse, estime aujourd'hui Stéphane Dassé, porte-parole de Gaylib. C'est une atteinte à notre liberté d'expression, à notre droit de manifestation et à la démocratie ».

Après une heure et demi de face à face entre les deux camps, la situation a dégénéré. Des policiers en civil sont intervenus pour disperser les bloqueurs. Et l'intervention aurait été particulièrement musclée: «Deux personnes, une femme noire et un homme d'origine maghrébine, ont été frappées et plaqués au sol. Un homme qui essayait de les séparer a reçu un grand coup dans la figure. Ensuite, les deux personnes victimes de violence ont eu droit à un contrôle d'identité», racontent les Panthères roses. Mais le déroulé exact des événements reste difficile à établir. «C'était un moment de confusion», admet l'association. Du côté de Gaylib, on estime que «la police a fait son travail».
«Diffamation»
Peu après, à la demande de l'Inter LGBT, Gaylib a dû quitter le cortège, pour laisser les chars suivants rejoindre la Bastille.
Dans un communiqué diffusé hier, les Panthères roses dénoncent une agression raciste, et se disent choquées et «indignées par la violence qui s'est exprimée à la marche des fiertés, du fait de la présence d‘un parti méprisant et violent contre les trans, les gouines et les pédés.» Gaylib déplore également cette altercation, et ne compte pas en rester là. «Les accusations des Panthères roses sont inadmissibles et ne resteront pas sans suite, prévient Stéphane Dassé. Nous n'excluons pas le dépôt d'une plainte pour diffamation.»
Photos: droits réservés.
























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De Jérôme M
Triste !
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De triskel
ils nous font les victimes ayant des valeurs de droites reactionnaires et conservatrice proche de boutain et tt la clique catho trad ump - il fallait les ignorer c est tout -la violence ne resout rien - passez votre chemin meme si ils sont limites provoc et font la promo a sarko -ignorer les pas d agressions debile -sinon ça degenere et ils vont faire les victimes