Foot: à l’OL, ce sont les filles qui gagnent!
DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Au foot en France, ce sont les filles qui gagnent. Les joueuses de l’Olympique lyonnais ont remporté la prestigieuse Champions League. De quoi se réjouir pour Wendie, Lara, Lotta et Sonia.

Longtemps, les chants ont résonné. Sur la pelouse de Craven Cottage, le stade de Fulham, d'abord. Dans le bus, ensuite, puis dans l'avion qui a ramené les filles de Patrice Lair à l'aéroport de Bron. Puis, jusqu'au bout de la nuit dans des lieux qui leur appartiennent. Les joueuses de l'Olympique lyonnais ont savouré longuement leur titre européen, conquis ce jeudi soir face à Potsdam, en finale de la Ligue des Champions. Une première pour le football féminin français et une première pour l'OL, puisque malgré ses sept titres consécutifs de champion de France conquis entre 2002 et 2008, jamais l'équipe masculine du club n'a réussi une telle performance.
«Le football professionnel masculin est magnifique aussi, a commenté Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, à l'issue de la finale, mais là, il y a quelque chose en plus. C'est un ballon d'oxygène extraordinaire. Jamais une équipe française n'avait été championne d'Europe, et on a des filles magnifiques et un coach extraordinaire. Le match de ce soir va servir évidemment l'Olympique Lyonnais, mais également tout le foot féminin qui mérite une attention particulière.»
Ode au collectif
Une attention particulière, mais bien sûr! Depuis le temps qu'on le dit ici! L'effectif lyonnais dans son ensemble a contribué à cette belle victoire, dans le remake heureux de la finale de l'année dernière, qui avait été perdue de la plus horrible des manières, à savoir aux tirs au but. Une vraie victoire de groupe donc, à l'image de ces remplaçantes venues rejoindre leurs coéquipières sur la pelouse quelques nanosecondes à peine après le coup de sifflet final. «Je ne vais pas dire que j'étais confiant, mais vu la qualité de notre groupe, l'ambiance, on avait des chances, a souligné le coach Patrice Lair. Bravo à tout mon groupe, j'ai un groupe fabuleux. J'ai pris un énorme plaisir toute la saison avec elles.»
Wendie et Lara: droit au but
Et parmi ce groupe, faisons ressortir ici quelques individualités qui méritent que l'on se penche sur leur cas quelques instants. Wendie Renard d'abord. Dont la coupe très Diana Ross and The Supremes mâtinée de Macy Gray qui domine son 1,85 m ne vous aura peut-être pas échappée, mesdemoiselles. Surtout lorsqu'elle a ouvert le score de son pied droit à la 27e minute. «Une énorme fierté, a dit la native de Schœlcher en Martinique, et un moment à vivre comme il y en a peu dans une carrière.»
Lara Dickenmann, ensuite (photo ci-dessus). La Suissesse de l'OL, auteure du second but à la 85e minute sur une bonne frappe du droit. Fan de Roger Federer qu'elle rêve de rencontrer, fondue du riz au haricots, baba du Costa Rica, la Zurichoise avait jusqu'ici deux objectifs: remporter la Champions League et se qualifier pour un «gros événement» avec son équipe nationale. Sachant que la Suisse n'est pas qualifiée pour la prochaine Coupe du monde, elle peut continuer à courir après son rêve, et ça, c'est beau à 20 ans.
La classe de Lotta, l'expérience de Sonia
Lotta Schelin (photo ci-contre). Elle, c'est la Suédoise de Lyon. La star de l'équipe. La joueuse la mieux payée du championnat de France aussi. Signes caractéristiques: elle adore «ouvrir (s)on pied droit et enrouler (s)a frappe. Comme Thierry Henry»; ainsi qu'un sourire désarmant qu'elle dégaine à tout va. En finale, l'avant-centre n'a pas scoré, mais elle a été décisive notamment dans sa capacité à garder le ballon. Lotta, c'est la classe internationale.
Et puis, et puis, que serait cet OL sans Sonia Bompastor, la capitaine incontestée des gônesses… Jean-Michel Aulas et son staff sont allés la rechercher aux Etats-Unis où elle était partie faire parler son talent et bénéficier des quelques dollars instillés dans le Women's Professional Soccer.
«Cette Coupe a une saveur particulière, a-t-elle expliqué avec enthousiasme. On a tellement donné cette saison, et il y avait tellement de pression ce soir par rapport à l'année dernière... C'est trop beau! Je n'ai pas eu beaucoup de match dans ma carrière ou j'ai ressenti un tel stress. J'ai attendu d'avoir 31 ans avant de remporter la Coupe d'Europe, mais ça valait la peine!» Et puisque Sonia est aussi la capitaine de l'équipe de France, on sait ce qu'il nous reste à faire: la soutenir très fort, elle et ses Bleues, dès le 26 juin prochain, lors du premier tour de la Coupe du monde. Ce sera face au Nigéria. Et ce sera là aussi un sacré morceau.
Regardez le résumé du match:











LES CHAÃŽNES 














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De Alex Simons
Bravo les filles, vous avez été géniales, contrairement à vos collègues masculins... Exploit inédit, merci! Et quel 2ème but!!!
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De chewby
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