Face à la violence, deux lesbiennes se résignent à déménager
Deux femmes en couple ont été agressées physiquement la semaine dernière, après plusieurs mois d'intimidations dans leur quartier de banlieue parisienne. SOS Homophobie demande qu'elles soient protégées par la justice.
Deux femmes en couple, harcelées par leur voisinage et finalement violemment agressées, frappées à la tête par un groupe de garçons. L'affaire n'est pas sans rappeler celle de Segré, où un couple de lesbiennes s'était résigné à déménager, lassé des insultes et des intimidations de quelques jeunes (lire l'article de TÊTU). Cette fois-ci, les faits se sont produits dans la cité des Gerbaux, à Epinay-sous-Sénart, au sud de Paris.
«L'homosexualité, c'est péché»
L'agression a eu lieu jeudi dernier. SOS Homophobie rapporte les faits, et demande que les deux femmes soient protégées par la justice. «Dès leur installation dans la cité en janvier, plusieurs jeunes leur avait indiqué qu'ils feraient partir "ces gouines" parce que "l'homosexualité c'est péché!"» rapporte l'association dans un communiqué. «Après des mois d'insultes, de menaces, de harcèlement quotidien, quatre jeunes dont trois mineurs s'en sont donc pris physiquement à ce qu'ils considèrent comme des pécheresses", poursuit le texte, précisant que les quatre auteurs présumés ont été arrêtés mais «ont continué à insulter les victimes à la sortie du commissariat et ont été immédiatement remis en liberté par la justice».
«Ce couple de lesbiennes est ainsi doublement victimes», estime SOS Homophobie, «harcelées, agressées et obligées de quitter leur logement et leur quartier puisque les jeunes agresseurs, eux, peuvent y revenir avec un sentiment d'impunité». `
Coup sur la tempe
Dans le journal Le Parisien, les deux femmes racontent leur calvaire au quotidien. Les menaces («on va vous faire l'appartement »), et les insultes, (l'inscription «Les gouines» sur leur immeuble). «Les insultes venaient toujours de gens différents, même de filles» rapportent les deux femmes.
Une violence qui dépasse le harcèlement, ce jeudi, lorsque l'une des femmes, excédée, demande aux jeunes de s'arrêter et reçoit en retour un coup de poing sur la tempe. Sa compagne, qui tentait de s'interposer, est aussi frappée. Bilan: quatre jours d'incapacité totale de travail pour chacune, et la décision de quitter définitivement leur appartement. «On ne peut pas retourner là-bas, ils vont continuer à s'en prendre à nous» explique le couple au Parisien. Elles sont actuellement hébergées chez des amis.
Agression lesbophobe en hausse
SOS Homophobie relève de son côté que «Nicolas Sarkozy avait pourtant, parmi ses nombreuses promesses, affirmé qu'il remettrait les valeurs de la République au sein des cités». «Pourtant, force est de constater une fois encore que ce sont des jeunes, imbibés de discours religieux sexistes, machistes et homophobes, qui font la loi dans certains quartiers», commente l'association.
Au final, l'association demande «que la justice protège les victimes et appelle les plus hautes autorités de l'Etat à réaffirmer les valeurs laïques de la République partout sur le territoire et à ne plus tolérer les discours discriminants et intolérants de beaucoup d'autorités religieuses».
Le rapport annuel 2009 de SOS homophobie fait état d'une hausse des agressions physiques contre les lesbiennes qui passaient de 6% des témoignages en 2007 à 15% en 2008.
Avec AFP. Photo: Le Parisien


















De maurice66
Bonjour, J ai lu l article et je suis en rage!!!M.... qu on nous laisses tranquille.Les 2 filles ont le droit de vivre dans cette cité,de faire ce quelles veulent.Je suis de tout coeur avec vous. A perpignan un ami,olivier a eu le même problème,insultes,cambriolage,dégradation de son scooter...et asperger d eau de javel.Nous l'avons soutenus,épaulé,la presse locale et tetu ont couvert ce cauchemar.Il y a eu un procès,l accusée,une femme a eu 500e d amande et un stage d'une semaine de citoyenneté a sa charge. C ets surement pas grand chose mais cette femme n avait pas les revenus pour payer ce stage cela la mise dans le caca.Depuis olivier va mieux,mais il se retourne toujours de peur des agressions.Il habite dans une cité a Perpignan.Il souhaite déménager mais ce n est pas la solution,les emmerdeurs eux sont encore libre et tranquille. Il faut que la France s engage a fond dans la lutte contre l'homophobie,il faut donné les moyens pour lutter contre.Mais aussi que nos ministres,députés et maires aient le courage de faire bouger les choses. Les filles nous sommes de tout cœur avec vous,surtout ne baissés pas les bras vous etes des victimes,ce n est pas a vous de partir,ni de vous rendre invisible dans ce quartier,vivez comme bon vous semble. Bises maurice maurice.fab@hotmail.fr
De LILIO29
Oui moi aussi j'ai un couple d'ami homo sur brest dans un quartier "sensible"... la nuit on venait pisser sur leur paillasson... entre autre évidemment