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Exclusion de don du sang: retour sur la plainte déposée par un gay

Par Stéphane Corbin dimanche 19 avril 2009, à 17h21 | 3787 vues
Plus de: Alès, don du sang

Alexandre Marcel a entamé des poursuites contre l'Etablissement français du sang. TÊTU revient sur ses motivations et les enjeux de cette procédure.

On a refusé son don du sang parce qu'il est gay. C'est la raison pour laquelle Alexandre Marcel a porté plainte, mercredi, auprès du procureur de la République d'Alès. Quelques jours auparavant, ce décorateur de 28 ans, habitant d'un petit village proche d'Alès, avait voulu participer à la collecte organisée par l'EFS au centre communal de Bagard, dans le  Gard. A la question «Avez-vous eu des relations sexuelles entre hommes?» du formulaire à renseigner, il répond : «Oui, relation fidèle depuis quatre ans et demie, test VIH négatif». Mais le verdict du médecin qui le reçoit est sans appel : son sang ne peut être collecté, en vertu de l'arrêté du 12 janvier 2009, signé par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, qui remplace la circulaire du 20 juin 1983 du professeur Roux, directeur général de la santé aux débuts de l'épidémie.

Cet arrêté, qui fixe les critères de sélection des donneurs de sang, prévoit l'exclusion permanente de dix-huit catégories de donneurs, dont les homosexuels. En revanche, les hétérosexuels ayant eu des pratiques à risque doivent simplement respecter un délai de quelques mois avant de donner à nouveau leur sang.

Une démarche individuelle citoyenne
A cette annonce, le sang d'Alexandre n'a fait qu'un tour. «J'ai été choqué d'apprendre qu'on me fichait, qu'on m'interdisait désormais un don de sang à vie parce que je suis homo» s'émeut-il. D'où ce dépôt de plainte, qu'il assume comme une démarche personnelle, plus que communautaire. Cette procédure est «celle d'un citoyen qui veut les mêmes droits que tous les autres» explique-t-il, comme celui de faire ce geste symbolique d'entraide qui peut sauver des vies.

Alexandre conteste notamment l'argument de l'EFS et du ministère de la Santé selon lequel le taux de prévalence (le rapport entre les gays ayant contracté le VIH et la population gay qui se fait dépister et qui répond aux enquêtes) est très élevé en comparaison de celui des hétérosexuels. Selon l'Institut de veille sanitaire, qui prend appui aussi sur les enquêtes des centres de dépistage, le Baromètre gay, l'Enquête presse gay et le Baromètre gay 2005, ce taux de prévalence est voisin de 15%, d'une proportion quasi identique aux autres pays européens aux méthodes similaires (entre 10 et 15%), alors qu'il n'est que de 0,2 % chez les hétérosexuels en France. Mais pour Alexandre «ces chiffres ne sont pas représentatifs» puisque ce taux est obtenu à partir d'enquêtes déclaratives qui ne concernent qu'une partie de la population homosexuelle (estimée par l'InVS dans les années 90 à 300 000 homosexuels actifs) et non sa totalité.

«Je n'ai pas le droit d'avoir de devoirs»
Pourtant, la méthode de calcul du taux de prévalence de l'InVS n'est pas contestée par les associations de lutte contre le sida. Pour preuve, l'InVS va lancer à la fin de ce mois l'enquête «Prévagay» (lire l'article du 17 avril) dans des établissements gays parisiens volontaires avec le soutien d'Act Up-Paris, Aides, Le Kiosque et Sida Info Service.

Cette question risque donc d'être encore largement débattue. Mais, selon Alexandre, le problème réside surtout dans la définition de la contre-indication permanente. Il préférerait la substitution de l'orientation sexuelle par le comportement individuel des donneurs. «Si je suis homo, que je n'ai pas de plutipartenariats, que je suis séronégatif, il n'y a aucune raison qu'on me refuse un don de sang si ce n'est une raison discriminatoire. Je n'ai pas le droit d'avoir de devoirs» explique-t-il.

Le centre n'a fait qu'appliquer la loi
Selon un proche du ministère de la Santé, contacté par Têtu, cette plainte n'appelle pas de commentaire par rapport aux positions de Roselyne Bachelot suite à la publication de l'arrêté de mi-janvier, confirmant cette exclusion du don du sang. «Le centre qui a refusé ce don n'a fait qu'appliquer la loi» s'est-on borné à nous répondre. Pour Luc Abratkiewicz. l'avocat d'Alexandre, au-delà de l'appréciation du principe de précaution, «la discrimination est constituée par le refus. Reste à savoir s'il y a un motif légitime?» D'autant que la législation française interdit toute discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, ainsi que la législation européenne et la Charte des droits de l'homme.

Selon cet avocat, l'arrêté ministériel contrevient à «la directive européenne de 2004 préconisant les critères médicaux d'exclusion du don du sang. Elle évoque le comportement sexuel mais jamais l'orientation sexuelle des donneurs. Ainsi, elle ne fait pas de distinction entre homosexuels et hétérosexuels, contrairement à la France» surenchérit-il.

La bataille est donc désormais juridique. Le procureur de la République d'Alès a désormais trois possibilités: soit il classe sans suite cette plainte, soit il la fait prospérer sur le plan pénal, soit il ne donne aucune réponse dans un délai de trois mois, auquel cas Alexandre devra saisir différemment la justice. Mais lui et son conseil affirment haut et fort ne pas vouloir «lâcher cette affaire et aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme s'il le faut». Autant dire qu'aujourd'hui se joue le premier chapitre d'une affaire qui devrait en comporter bien d'autres.

Photo: Capture France 3

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18 réactions de la communauté

 
mattlau

De mattlau

Le 19 avril à 17h45

cela fait des années que je n'e peux plus donner mes plaquettes (indispensable pour les gens atteints de leucémie) j'avais contacté l'association "Laurette Fugain" qui disait qu'il n'y avait rien à faire. je trouve cette intitative très bien. y a t il moyen de monter une pétition? je sais "une de plus" mais au moins pour soutenir Alexandre .....

 
nonoss79

De nonoss79

Le 19 avril à 21h30

Je soutient Alexandre pour son combat. Il faudrait faire une petition pour avoir le droit comme tout le monde de donner son sang... Tous les homos ne sont pas coureurs et irresponsables sexuellement.

 
vpi79

De vpi79

Le 19 avril à 22h11

Malheureusement, même si la raison en était le taux de prévalence plus élevé pour certaines maladies (ce qui pose des questions, étant donné que tous les dons sont soumis à des analyses obligatoires, pour que l'exclusion ne se base pas sur une probabilité mais sur des faits avérés et vérifiés), c'est très regrettable que les gays oient exclus, d'autant qu'ils en sont eux aussi bénéficiaires des produits sanguins. De plus il y a des tas d'autres maladies qui ne font pas l'objet de ces exclusions, et qui peuvent elles aussi être dangereuses aux transfusés. Le principe devrait être d'abord celui fondé sur les analyses médicales. Et il faut savoir ce qu'on veut: les produits sanguins sont indispensables, il n'y a aucune certitude absolue dans le monde médical concernant leur efficacité à 100%, en revanche ils sont nécessaires pour traiter des risques immédiats. Tous les dons d'organes exposent le receveur à certains risques (dont le rejet, et toutes sortes d'intolérances). Il n'existe AUCUN individu dans le monde qui n'ait jamais été exposé à des éléments pathogènes. Mais exclure du don pour un risque supposé et facilement détectable s'il existe, c'est vraiment superflu et insultant (surtout si en plus les personnes refusées font l'objet d'un fichage à vie alors que le donc est supposé être anonyme!) Qu'on accepte au minimum les dons des gays pour les gays: cela ne changera rien au taux de prévalence supposé: les dons recuillis et analysés ont de toute façon une prévalence de 0% si les analyses sont fiables. Si pour n'importe quelle raison, les analyses ne sont pas fiables, de toute façon cela affectera aussi les donneurs hétérosexuels, et ce ne sera pas les analyses qui empêcheront le risque résiduel lié à la transfusion elle-même. Et ne serait-ce que pour faciliter les recherches médicales, les dons infectés pourraient aussi servir pour les recherches sur les traitements. Ce sont des donnes indispensables à l'observation des mutations,souches résistantes. Et s'il fallait un fichier pour suivre les personnes infectées ce serait pour pouvoir les cibler dans des recherches de façon volontaire. C'est sans doute vrai que l'EFS manque de moyen pour traiter tous les produits extraits et les analyser, mais si un tel besoin en produits sanguins est nécessaire, l'EFS doit rechercher ces moyens d'analyse et de classification des produits extraits en les demandant à ses clients à qui il doit les facturer, que ceux-ci soient des hôpitaux ou des unités de recherche privées. La collectivité doit pouvoir financer ces campagnes de détection et les matériels d'analyse car elle en a trop besoin. Refuser les dons des gays c'est organiser aussi leur non-responsabilisation: un gay qui a envie de donner et tient à ce que ses dons soient utiles fera ce qu'il faut pour se protéger. Cela n'empêchera pas de leur proposer un suivi spécialisé servant à détecter d'autres choses ou traiter certaines autres affections: le suivi médical régulier que de tels dons impose a ses vertus et participe à la santé publique. Cela doit rester aussi un observatoire fiable parmi les gays qui se protègent et sont près à contribuer à la prévention. L'exemple le plus flagrant de cas considérés concernant l'exclusion des gays du don concerne la prévalence des infections au VHB, même celles qui sont définitivement guéries. C'est vrai que c'est l'infection la plus courante (de loin) mais que la contamination est largement involontaire même avec des mesures de protection lors des pratiques sexuelles (car la transmission n'est pas que sexuelle). Pourtant, plus de 90% des personnes infectées guérissent spontanément (et définitivement) de cette infection, et une grande partie des autres guérissent avec un traitement. L'effet de l'hépatite B est en fait bien moins dangereux que la grippe qui touche pourtant tous les ans des millions de personnes, avec des effets secondaires important et un risque vital nettement plus important et à bien plus court terme. le don n'exclue pas non plus les femmes après 35 ans alors que le taux de prévalence du cancer du sein devient nettement supérieur, et que le risque de transmission par des cellules métastasées ou par les virus ou infections qui ont pu les causer est aussi important. on peut revoir les questions sur les papillomavirus responsables des cancers de l'utérus. Il y a en fait énormément de maladies auxquelles tout le monde est exposé. Y avoir été exposé ne signifie pas qu'on développera la maladie, ou les rendra incapables de se défendre contre elles, ni que ceux qui recevraient des produits ne seront pas capables eux aussi d'y résister. L'usage des produits sanguins n'est certes pas la panacée, on les emploie cependant comme dernier recours quand on ne peut pas faire autrement pour préserver la vie des personnes qui sans ces produits sont immédiatement condamnées. Si on les sauve immédiatement avec ces produits et qu'on leur donne des années de vie supplémentaires, faut-il aussi leur promettre que cela sera sans aucun risque pour des maladies, même graves, mais dont le pronostic vital n'est pas engagé avant des années ou des dizaines d'années? D'autant que les personnes transfusées (ou recevant une greffe) bénéficient d'une surveillance médicale accrue et très régulière permettant de détecter très tôt les autres maladies qu'on détecte souvent tardivement chez les autres et sont au contraire moins exposées que les autres. Le risque supposé (et non démontré) concernant les maladies spécifiques aux gays (et qu'on ne saurait pas détecter avec les analyses obligatoires qui sont pourtant faites sur tous les prélèvements, avec en plus des échantillons conservés pour analyse ultérieure sur tous les produits qui ont été effectivement injectés) n'en vaut(il pas la chandelle? A cause de cela, les hopitaux français doivent aller acheter du sang aurpès d'autre organismes de collecte étrangers, où les campagnes de préventions sont pourtant très peu développées, où les conditions de collecte sont moins surveillées, où on rémunère les donneurs (qui appartiennent donc à des catégories défavorisées et également plus exposées, y compris à des maladies qu'on ne connait pas ici). On marche sur la tête, et en plus cela coûte très cher à la collectivité ! Si autant d'argent était investi plutôt pour permettre une collecte plus facile et plus large, mais avec des analyses plus poussées et des recherches permettant l'inactivation plus efficace des risques dans les produits eux-même, on éviterait d'importer de nouvelles souches résistantes qui ne sont pas détectées ici car par encore prévalentes et pour lequelles on n'a pas encore de modèles statistiques fiables permettant de valider les tests. De plus en rejetant les gays, on risque autre chose: tout bonnement que ceux-ci ne se déclarent pas et mentent sur les questionnaires. S'il ne peut y avoir de rapport de confiance, il sera impossible de juger des prévalences réelles. Si l'intéret de lutte contre le sida/VIH ou les hépatites est réel, il serait plus que temps de réaliser ces tests de façon systématique sur TOUS les prélèvements faits pour la biochimie (avec obligation d'informer les patients ainsi que des résultats, avec des méthodes préservant le secret médical entre le patient et l'équipe médicale). Le fichage nominatif centralisé des personnes infectées ne doit pas exister non plus (il doit passer uniquement par l'inscription de numéros identifiants uniques relatifs à chaque prélèvement individuel, seule l'équipe médiacle possédant les clés d'association de ces numéros à un patient, dans un fichier strictement local ne permettant pas le rapprochement avec d'autres fichiers sans la connaissance préalable de l'identité du patient; pour des raisons d'étude épidémiologique on peut y adjoindre certains éléments comme l'indication de la tranche d'age et la localisation, à l'échelle cantonale sans aller jusqu'à l'adresse). Mais en quoi un don fait par gay est plus dangereux pour le receveur qu'un don fait par une autre personne? Quelles sont les affections spécifiques qui ne sont pas détectées chez eux comme chez les autres donneurs à l'aide des analyses obligatoires? Je n'en vois strictement aucune. La prévalence des infections des produits extraits près analyse doit être totalement identitique, et les risques poir le receveur totalement équivalent, à condition d'être sûr des méthodes utilisées lors de la collecte. Ce qui n'est pas du tout le cas quand les hopitaux français vont acheter des produits sanguins au Brésil, en Inde, en Chine, en Russie, au Mexique, en Amérique du Sud, via un réseau de laboratoires privés qui n'assurent pas la traçabilité complète des échantillons prélevés (au contraire de ce qui est fait en France où tous les produits préparés disposent de la liste des numéros de prélèvement à partir desquels ils ont été préparés, ainsi que de la conservation pendant plusieurs dizaines d'années des échantillons complets dans des paillettes placées dans l'azote liquide et dans des centres de conservation agréés, ce qui permet de lever des doûtes en cas de maladie ultérieure d'un receveur, et d'effectuer de la recherche). Et puis il faut aussi mesurer les risques en fonction du type de produit sanguin et du mode de préparation: c'est surtout s'il faut, pour les préparer, prendre des extraits provenant de très nombreux prélèvement différents que ce risque vient à monter. au delà d'un certain seuil, les distinctions gay/pas gay chez les donneurs sont complètement inadéquates car on sort du cadre de validité des statistiques, et tous les donneurs sont égaux à cette échelle. Le risque est donc celui du type de produit sanguin et pas celui de donneurs ou de catégories de donneurs, la seule façon de le réduire c'est dans l'amélioration des procédés de préparation (et aussi de manipulation et de conservation) ou de séparation (pour diviser les risques). Mais contre les virus, aucune méthode de préparation ne sera efficace à 100%. Ce qui compte c'est leur quantité. Le produit sanguin ne peut pas êre injecté sans traitement complémentaire associé à ce risque. Maintenant on se lance uniquement dans l'étude des populations à risque. Mais évalue-t-on seulement le reste de la chaine de distribution des dons: conservation, modes préparatoires, mesures d'asseptie des produits et matériels utilisés, évaluation de la qualité des produits, vérification de la traçabilité jusqu'aux échantillons initiaux conservés, etc...) Pourtant ce sont des infos dont devraient disposer les receveurs et leurs médecins pour être capable d'évaluer les risques ou le bénéfice attendu, qui peut se discuter aussi avec le malade receveur (qui aussi ne doit pas être contraint à accepter une transfusion). Bref c'est plutôt dans l'amélioration du suivi médical des patients, donneurs et receveurs qu'il faut aller, mais certainement pas vers leurs exclusion d'un parcours de santé et de responsabilisation (pour autant que les donneurs soient responsables de tout... car il y a aussi le facteur hasard/malchance que rien ni personne ne peut éliminer).

 
hector dumas

De Handidier vers Marseille

Le 21 avril à 11h10

superbe cette réponse très précise et zrgumentee = merci bien !!

Didier (donneur régulier puis exclu depuis les années 80 ....)

 
NémoGizmo

De NémoGizmo

Le 19 avril à 23h29

ce mec est courageux, on doit le soutenir, même s'il y a peu de chance que cela aboutisse vite. le + lamentable c'est la sortie de Mme Bachelot quand elle justifié son changement de pied tardif sur le don des gays: dire que le don serait autorisé quand gays séropos (environ 15%) et hétéros (moins de 1%) auront le même pourcentage de séropos était d'un cynisme effarant...

 
basque33

De basque33

Le 20 avril à 08h34

S'il suffit de dire " je suis hétéro" et que j'ai "x " partenaires il s'agit bien de discrimination ....je soutien l'action d' Alexandre . Que nous soyons " hétéros, homos, bi , trans, nous avons tous le DROIT de pouvoir donner notre sang . Il faudra bien qu'un jour Mme BACHELOT évolue dans ses idées et ait suffisamment de courage pour faire évoluer les choses . A quand une autre Mme WEIL.. Alexandre nous sommes tous avec toi.

 
PATRICKMONTEAU

De PATRICKMONTEAU

Le 20 avril à 10h56

C'est étrange car je ne peux pas donner mon sang car je prends un traitement contre l'épilepsie à vie mais bon j'en ai fais mon deuil. Cependant quand je lis le témoignage de notre ami, je trouve désolant et consternant qu'il ne puisse donner son sang, une partie de sa vie. Pour tout dire, j'en ai pleuré car je suis très sensible et à fleur de peau quand on touche un cheveu d'un gay ou d'une lesbienne. Que des gays aient des partenaires multiples c'est vrai pour certains mais si ce jeune homme est sincère et fidèle il DOIT pouvoir donner son sang pour sauver des vies humaines je nous le soutenons très fort !!! Patrick Monteau ses parents Pierre Monteau et Marie-Georgette MONTEAU 13300 SALON DE PROVENCE

 
benjamin

De benjamin

Le 20 avril à 11h54

ils veulent réduire les risques moi ca ne me choque pas mauvaise pub pour les homos tout ca certains vont penser que vous voulez les contaminer

 
maurice66

De maurice66

Le 20 avril à 13h37

Salut Alexandre, Félicitation pour ta démarche,il y en aura d autres comme toi qui porterons plainte,et peut être que les choses évolueront .Nous menons aussi ce combat( 1 rassemblement le 15.4 a perpignan,lors d'une collecte de sang). Don du sang,discrimination ca suffit !

 
Gaspard

De Gaspard

Le 20 avril à 14h14

Tres bonne initiative. A soutenir impérativement, au final vous gagnerez car sur le plan juridique vous avez 100 fois raison, le seul hic c'est que cela va prendre du temps. D'ici là bon courage.

 
vpi79

De vpi79

Le 20 avril à 19h50

Benjamin : "ils veulent réduire les risques" Très bien dans ce cas qu'on se base sur des données fiables. A commencer par les analyses obligatoires sur les prélèvement, mais aussi ét pourquoi pas, par l'inscription du don de sang dans le parcours de santé: Pourquoi pas le don de sang sur prescription médicale (comme on le fait dans le sport) avec le médecin traitant référent? On peut vouloir imposer par exemple la carte de sécu mentionnant le médecin, imposer les bilans de santé réguliers (qui sont déjà offerts par la Sécu à tout le monde). L'important c'est que le donneur suive une démarche de protection dde sa santé, de soin et de suivi. A partir de ce momenet là on puet à juste titre considérer qu'il est responsabilisé. Et il n'y a absolument pas besoin de faire ce genre de discrimination. D'autant que pendant ce temps là on laisse les hétéros ayant des partenaires multiples ou ayant pris un risque simplement exclus de façon provisoire. Ce n'empêchera pas qu'il y a aura et qu'il faudra conserver l'anonymat du donneur par rapport au receveur, mais il n'y a pas de raison de se baser uniquement sur ce que contient un formulaire déclaratif. Les risques ne sont pas dans ce qu'on déclare, d'autant que le donneur est le plus mal informé sur la nature des risques réels ou son état de santé, et que c'est son médecin référent qui est le mieux à même de juger de sa capacité de donneur, et certainement pas un ministre par suite d'une décision administrative basée sur des éléments déclaratifs collectés peu fiables (et en plus dangereux au plan de la protection de la vie privée, puisque ces déclarations font l'objet d'un fichage nominatif, qui ne pourra même pas être corrigé en cas d'erreur car il sera impossible d'y faire figurer les raisons réelles du refus, ce qui rend ce fichier encore plus douteux sur son usage). Effectivement on peut vouloir exclure ceux qui s'exposent à des risques avérés et mettent volontairement leur vie en danger (toxicomanes, ce que n'importe quel médecin pourra constater facilement sans avoir à poser des questions d'ordre privée puisque ceux-ci portent eux-mêmes les traces de leurs prises de risques) mais un gay n'a pas vocation à mettre sa vie en danger et encore moins à se révéler pour être inscrit comme gay dans un fichier national, mêm si ce sont des médecins qui théoriquement le gère (dans les faits c'est bien un organe administratif, l'EFS, où les médecins sont très minoritaires, avec au mieux 2 médecins par centre départemental, et la plupart du temps aucun biologiste non plus sur place puisque tout est fait par des labos extérieurs, la plupart du temps privés; le reste ce sont des techniciens, des personnels d'accueil, des secrétaires, des préparateurs et conditionneurs... des personnels d'entretien ou de service pour la préparation des plateaux alimentaires; l'EFS restant alors pour tous les autres avant tout une structure de gestion commerciale pour le revente des produits collectés, la revente servant à payer les analyses, l'accueil, la conservation des produits, et les permanences pour les demandes de livraison en urgence vers les hôpitaux demandeurs).

 
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