Deux lesbiennes tabassées en pleine rue à Charleville-Mézières
REVUE DE PRESSE. Deux hommes ont roué les jeunes filles de coups lorsqu'ils les ont vues s'embrasser en public.

Mise à jour à 13h: Les deux agresseurs identifiés
L'Union révèle ce matin que les deux agresseurs présumés, «très vite identifiés par les enquêteurs de la section criminelle de la sûreté départementale», se sont manifestés spontanément. L'un d'eux était déjà connu des services de police. Selon le quotidien régional, un premier agresseur s'est présenté de lui-même au commissariat, dès dimanche. Le second «a téléphoné pour dire que, travaillant toute la semaine en région parisienne», il viendrait s'expliquer vendredi prochain, lorsqu'il remonterait dans les Ardennes.
Deux jeunes lesbiennes ont été agressées sauvagement, samedi 15 octobre, vers 17 heures, en plein centre de Charleville-Mézières, en Champagne, rapporte sur son site internet le quotidien L'Union. Les violences se sont déroulées devant un nombre important de personnes.
La place Ducale était en effet noire de monde, en ce samedi après midi ensoleillé. Les deux femmes faisaient partie d'un groupe d'une dizaine de jeunes gens occupés à discuter sous les arcades de la place. Serrées l'une contre l'autre, elles s'embrassaient. Mais ce baiser d'amour a déplu à deux garçons qui passaient à proximité. Les deux jeunes hommes ont fondu sur le couple. Ils ont attrapé chacune des deux femmes, les jetant violemment contre un pilier des arcades et leur assénant de très sévères coups de poing. Mais les deux garçons ne se sont pas arrêtés là. Ils ont ensuite jeté leurs victimes à terre et leur ont donné des coups de pied.
Les agresseurs ont pris la fuite
Stupéfaits, choqués, interloqués, les membres du groupe auquel appartenaient les deux jeunes femmes ont mis quelques petites secondes avant de réagir. Des amies du couple sont alors intervenues, tombant à bras raccourcis sur les agresseurs, qui n'ont eu d'autre solution que de prendre la fuite.
Des badauds ont également tenté d'arrêter les deux hommes, en vain. Ils ont réussi à prendre la fuite. Les pompiers arrivés sur les lieux ont pris en charge les deux victimes, qui souffrent de multiples contusions. Elles ont été transportées au centre hospitalier de Charleville-Mézières.
Emoi dans la communauté LGBT
Une élue municipale de Charleville s'est rendue sur place aussitôt après l'agression. La police est également arrivée sur les lieux et a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l'agression et de retrouver les deux hommes. Le témoignage des membres du groupe ayant vu le visage des agresseurs sera précieux aux enquêteurs.
Ce déchaînement de violence a suscité un vif émoi dans la communauté LGBT de la région. L'association LGBT Ex-aequo, à Reims, a décidé d'entrer en contact avec les victimes afin de leur proposer son soutien.
Photo: Capture du site de l'Union.










LES CHAÃŽNES 











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De NémoGizmo
énervant et sidérant!
.. sympa, la Champagne :-(
mais bravo à la réaction des proches et de la foule, ayant fait fuir ces 2 lâches lesbophobes.
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De Gay08
Attention, vous allez mettre en colère les ardennais lol. Charleville-Mezières c'est pas la Champagne, c'est les Ardennes...
La région est composé de la Champagne avec la Marne, l'Aube et la Haute-Marne...et de l'autre coté vous avez les Ardennes...lol
Vous avez raison en revanche de saluer le courage des gens qui sont intervenus, car bien souvent les gens se regardent n'osant pas bouger de peur d'être à leur tour pris pour cible.
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De MysteriouScow
Tu sais plus que cette nouvelle triste et dégueulasse.
C'est le traitement de ce journal "L'Union" que je trouve particulièrement scandaleux, non seulement dans la présentation des agresseurs que dans la description de ce qui a provoqué l'agression.
Je rêve ou bien ?
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De NémoGizmo
oui, désolé:
en effet, il fallait dire "en Région Champagne-Ardenne" :o)
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De Gay08
Tu es tout pardonné Némo hihi
C'est vrai que niveau homophobie la région se défend bien si je peux m'exprimer ainsi. Notament à Reims qui a été la scène de crimes atroces...c'est triste.
Oui, j'ai été voir l'union et j'ai mis un commentaire ici sur mon l'impression que m'a laissé leur article et les commentaires, du début à la fin, la lecture est difficile, ça donne envie de vomir.
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De Gay08
@ Mamie la combattante : Et si on renvoyait tous les c--s à la frontière vous iriez où?
J'aime bien ces gens qui se disent victimes de discrimination et sont les premiers à discriminer et avoir de la haine contre toute une partie de la population...
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De Jaléo
Et puis,il serait temps que Têtu laisse les gens comme la Mamie s'exprimer.
C'est assez hypocrite de la censurer continuellement,quand on sait que cette habitude d'opposer racisme à homophobie est partagée par beaucoup,y compris par certains tétunautes qui se gardent bien de se prononcer au vu et su de tous.
C'est tout autant ridicule que l'habitude d'occulter les noms des agresseurs lorsqu'ils sont issus de minorités.Ce n'est pas avec ce genre de pirouette que vous arriverez à avoir des discussions sincères et réelles.Il faudra bien finir par affronter ces problèmes de racisme et d'homophobie.
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De Tilit
Mamie, casse-toi, tu nous fait chier avec tes commentaires racistes. Signalés à la modération de Têtu.
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De Tilit
Ciao Mamie.....
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De Tilit
Exact Alex, je corrige: "Hasta la vista mamy"
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De Hélo Barjotphobe
@Mysteriouscow ! Oui l'article de l'union est immonde, très raciste évidemment et le titre est lesbophobe à mon sens ! Honteux !
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De AmourBond
@mysteriouScow et @ Hélo
je suis à 1000‰ avec vous.
Le titre de l'Union m'est aussi insupportable, et est lesbophobe peu importe le sens, Hélo.
Tu n'est pas la seule à remarquer cela et en plus ils en rajoutent dans l'article
" façon Josiane Balasko et Victoria Abril, dans le film Gazon maudit" c'est humiliant d'être toujours comparée à ce film très lourd, vulgaire sur l'homosexualité féminine ou le cul est plus important que l'amour. Où 2 femmes ensembles au cinéma pour les mecs qui sont des beaufs d'hétéro de première (malheureusement une bonne partie de la population masculine) c'est des nanas bombes sexuelles qui finiront avec le mec car il est le seul à savoir les satisfaire, ou c'est la bonne grosse Butch, camionneuse caricaturale et encore pire dans ce film car elle finie aussi dans le lit du mec (pour de bonnes raisons personnelles) mais qui montre toujours qu'ont ne peut rien faire sans le mâle.
Et on en rajoute une couche avec "cette stupide agression" , en se foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes "
Je viens juste de m'apercevoir que le titre et que certaines phrases ont été changé par l'Union, vous pouvez lire un texte dérangeant sur le 1er Union (en rouge dans le texte de Têtu) et un texte politiquement correcte dans le 2ème Union (toujours en rouge et un peu plus loin dans l'article de Têtu) L'Union a t'il pris en compte certaines réflexions de la communauté? Prise de conscience ou peur?
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De vpi79
Franchement le premier titre du journal paru dimanche parlant « d'agression » en raison d«homosexualité» était plus en adéquation que le titre actuel soit disant corrigé sur l'article (publié mardi) du site internet du journal «Gazon maudit et distribution de gifles », qui cette fois donne un aperçu insultant dans ce qui n'était que de simples baisers dans la rue, et pas une relation sexuelle entre deux « gazons », et qui en plus nie totalement l'agression et en fait une simple question de « giffles ». Projeter les filles contre un mur ou à terre ou les rouer de coups de pieds, ce ne sont pas des « giffles » c'est bien plus violent que ça !
Comme si le journal tentait d'atténuer la nature de l'agression, et en plus cherchait à excuser les auteurs... Comme si l'échange de baisers entre les filles était un comportement outrageant et sexuellement explicite...
N'en déplaise au journal, les « passants honnêtes » n'étaient pas outragés de ces baisers puisque justement ils leur ont porté secours dans ce qui est une agression particulièrement violente et ont tenté de contenir les agresseurs. Qui sont donc les « passants honnêtes » dont parle le journal ? Une certaine frange de ses lecteurs ? Et d'où sort dont cette diatribe façon « gazon maudit » ?
Franchement le journaliste (qui signe « G.G.-M. ») qui écrit ça met un jugement personnel car ce ne sont certainement pas les mots des victimes ou des témoins. Une pure invention. De l'anti-journalisme qui oublie totalement son devoir de journaliste de rapporter les faits ou les seules paroles des témoins et veut en faire une tribune, comme s'il voulait par son article dire aux lesbiennes ou aux gays d'arrêter de s'embrasser dans la rue comme le font tous les couples amoureux, une façon de leur dire « regardez ce qui arrive, rentrez chez vous, on ne veut pas de ça dans nos rues, vous l'avez cherché les filles... »
Et ce journaliste d'en rajouter en écrivant qu'une des filles était « armée » quand il s'est défendue avec une bombe lacrymogène, et d'exacerber aussi leur différence d'âge pour porter la responsabilité sur la fille majeure qui s'en est mieux sortie.
Finalement il n'y a plus qu'une chose à apprendre de cet article, que les habitants de Charlevilles-Mézières sont des « carolomacériens ». On se demande ce que ça vient faire comme conclusion de l'article, où le journaliste en vient à regretter l'absence de télésurveillance sur la place publique. Derrière ça on doit trouver un mépris total des libertés individuelles et de la protection de la vie privée. Je crois bien que l'article du web paru mardi est bien pire que ce qui était dans le journal, car point par point il vient relativiser l'agression pour s'en servir comme tribune pour d'autres objectifs.
En plus le journaliste se prends totalement les pieds dans la même phrase: parlant de mêlée entre des filles « à terre » (dont le nombre gonfle à 3) et des agresseurs « en fuite » (deux dont un se serait interposé ? comme si la lâcheté venait des filles plus nombreuses que ces agresseurs... pour un peu ce serait les passants qui ont cherché à rattraper les agresseurs qui passeraient pour des lyncheurs?)...
Pour moi il ne fait aucun doûte que ce « G.G.M. » écrivant pour l'Union est emprunt des thèses du F.N, avec un discours clairement destiné à faire peur et soutenir le lynchage comme méthode pour faire régner l'ordre.