Des associations interrogent: «Pour vous, la bisexualité, c'est quoi?»
SOS homophobie, avec Bi'cause et le Mag-Jeunes LGBT, lance la première enquête associative en ligne autour de la biphobie.

Selon la vice-présidente de SOS homophobie, Léa Lootgieter, il y a déjà eu des études sur le rejet des personnes bisexuelles par des sociologues mais jamais une enquête n'avait été organisée par la communauté LGBT: c'est pourquoi, avec le Mag-Jeunes LGBT, Act-Up Paris et Bi'cause, elle lance ce week-end une enquête française sur la biphobie.
Victimes de clichés?
«Les bisexuels sont victimes de clichés dans la communauté LGBT et chez les hétéros. On leur reproche d'avoir de multiples partenaires, d'être ainsi un vecteur de transmission du sida, de ne pas être attachés à la défense des homosexuels, et c'est cela que nous voulons mesurer», a ajouté Léa Lootgieter, qui espère obtenir un millier de réponses à un formulaire composé d'une quinzaine de questions.
Le questionnaire est disponible sur internet ici et sera également diffusé dans la rue à Paris, Marseille, Strasbourg, Nice, Nantes, Montpellier et Besançon. Les résultats de l'enquête seront communiqués le 17 mai 2013, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (Idaho).
Illustration: le drapeau bisexuel et une partie du questionnaire – TÊTU.










LES CHAÃŽNES 











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De Korial
hum à ça, c'est une question double sens...SIIK
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De Korial
et encore si seulement tu savais pk SIIK
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De bdbg24
Je vous copie une réponse que j'avais trouvé intéressante d'un têtunaute
De Emmanuel Le 25 août à 00h00
« Bonjour,
« Il y a beaucoup de réactions assez peu compatibles dans un lieux où l'on pourrait s'attendre à un peu moins d'intolérence, de catalogages, de préjugés ...
« Chacun pensera ce qu'il veut, personnellement je n'ai pas besoin de ce genre d'étude pour savoir si la bisexualité existe ou pas.
« Depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours été autan attiré par les filles que par les garçons ...
Je ne suis ni bi, ni hétéro, ni gay, je suis un simple mec qui vit sa sexualité comme il l'entend, je n'ai besoin d'aucune étiquette et ni de drapeau pour savoir qui je suis ...
« J'avoue ne m'être jamais posé la question, quand je rencontre quelqu'un pour la première fois, de savoir si la personne est gay, bi, ou autre ... personnellement je m'en fou ...
« Bon cela rassure certains, de faire partie d'une communauté, d'avoir un drapeau ... ils se sentent moins seul ...
« Et la communauté peut aussi avoir du bon quand on est discriminé, par exemple, elle peut être un refuge, un endroit où l'on est compris, cela peut aussi être un lieux d'échange simple autour de centres d'intérêts communs, mais cette communauté doit rester ouverte et pas simplement une communauté face à une autre communauté ...
Il ne faudrait pas tomber dans le communautarisme ambiant, et arrêter de regarder l'autre comme étant de son camp ou pas ... l'autre n'est qu'un humain comme toi, qui vit, peut-être, les choses différemment de toi, et alors, qu'est ce que cela peut faire ...
« Les préjugés de nos sociétés occidentales judéo-chrétiennes ont pourri la vie d'un bon nombre de personnes gay, lesb, bi ou trans ...
Il serait alors dommage de voir des préjugés et jugements trop hâtifs ainsi se développer au sein d'une communauté LGBT que l'on pourrait penser plus ouverte ... et qui devrait bannir tout "étiquetage" ...
« Et pour rire, je me permettrais de demander aux fameux chercheurs américains, s'ils peuvent me dire ce que je suis alors, car je me rends compte que je n'ai eu (pour l'instant) que des compagnes ou compagnons brunes ou bruns, quel est le nom, l'étiquette que je devrais alors porter ...
« Je ne suis peut-être pas le seul, je pourrai ainsi être identifié, me référer à un groupe, pourquoi pas créer une nouvelle communauté ... Mais pas avec ceux qui fréquentent des blonds ou des blondes, non eux ils ne sont sans doute pas comme moi ...
Ces étiquettes sont ridicules ...
« On se rend compte d'une chose, c'est que les personnes dites bisexuelles font partie sans doute du dernier groupe d'individus tout autan rejeté par un bon nombre d'hétéros et d'homos comme on peut le voir ici ...
« Pourtant, oui un mec qui exprime sans gène son "goût" indifférencié pour les deux sexes peut être rejeté par sa famille, et peut perdre sont emploi, cela m'est arrivé ...
je me suis même fait casser la gueule pour cela une fois ...
Et je suis loin d'être le seul ...
« Malheureusement les réactions les plus virulentes sont souvent venues de gays, on le voit ici avec certains, qui sont, c'est dommage pour eux, sans doute tout autan biphobique qu'homo-intégriste ...
« Un humain parmi les autres.
Qu'en pensez-vous ?
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De Pelle Svanslös
J'en pense que je suis entièrement d'accord avec toi sur la multiplication des étiquettes.
J'en pense que j'aimerais en savoir plus sur cette épisode où tu t'es fait casser la gueule pour comprendre en quoi il s'agissait de biphobie et pas seulement d'homophobie (voire d'autre chose, jalousie par exemple, voire connerie caractérisée).
J'en pense que les bi ne sont pas le dernier groupe d'individus rejetés par un bon nombre d'hétéros et d'homos. Tu veux des exemples de groupes humains rejetés par hétéros et homos? Mais tu n'as que l'embarras du choix : les homos eux-mêmes (c'est triste mais c'est comme ça), les femmes, les étrangers. Et en cherchant bien tu trouveras peut-être des bi qui rejettent la bisexualité (l'être humain étant ce qu'il est il n'y a aucune raison pour que ce cas de figure n'existe pas).
J'en pense que quand tu parles de rejet il faudrait préciser. En tant qu'homo si j'aborde un mec c'est parce que je pense qu'il est homo, ou au moins gay-friendly (ou hétéroflexible). Si je sais que j'ai en face de moi un hétéro pur sucre, je laisse tomber. Je pourrais crier au rejet. Dans quel but? Evidemment dans un monde idéal je devrais pouvoir aborder n'importe qui sans problème. Mais notre monde n'est pas un monde idéal.
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De bdbg24
@ Pelle Svanlös
La discussion est ouverte sur ces sujets mais... je ne peux répondre à ta première question puisque je ne fais que citer une autre personne (comme indiqué au début de mon post). J'avais trouvé (et trouve encore) ce témoignage utile et juste, bien au delà des questions LGBT.
Sinon, oui, il y a des personnes sectaires quelles que soient leur(s) orientations sexuelles, leur genre, etc.. Les LGBT sont des personnes comme tout le monde (mêmes qualités et mêmes défauts), et nous ne cessons de le répéter... sans toujours être entendus !