DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Toutes au chaud avec Victoria, Nadia, Eva, Maryna, Valentina…
CHRONIQUE. Alors que la neige tombe et que l'hiver s'installe, les volleyeuses du RC Cannes ont eu la bonne idée de poser pour un joli calendrier qui nous réchauffe le cœur. Dénudé mais au naturel. Avec comme chef de file, la charismatique Victoria Ravva.
D'accord, la neige c'est joli, c'est doux au toucher et ça permet d'en mettre dans la capuche de sa pire ennemie avant de la lui retourner sur la tête. Mais un peu de soleil, de chaleur et de plage, cela ne peut quand même pas faire de mal en plein cœur de l'hiver. En tout cas, lorsque ce sont les volleyeuses du RC Cannes qui nous lancent une telle invitation, que voulez-vous, pas vraiment moyen de résister. Disons que ce serait même péché.
«Un calendrier qui ne tombe pas dans la vulgarité»
«Leçons de volley 2010», elle s'appelle, cette invitation en bonne et due forme. Il s'agit d'un calendrier, noir et blanc, avec, rendez-vous compte, douze mois à l'intérieur! Et chaque mois est symbolisé par l'une des joueuses de l'effectif pro. Il y a bien sûr, et ce, dès la couverture, la joueuse-phare du club, la très charismatique Victoria Ravva. Mais il y a aussi, et dans le désordre, Nadia Centoni, Maryna Marchenko, Eva Yaneva (photo) ou encore Valentina Fiorin. Et dès le premier coup d'œil, on est rassurées: enfin un calendrier sportif dénudé que les filles aussi pourront apprécier. Parce que, pas question de faire dans le Pirelli. On n'est pas là pour entrer dans l'imaginaire façon pin-up dans la cabine du semi-remorque. «Nous voulions faire un calendrier qui ne tombe pas dans la vulgarité, confirme Colette Fradin-Vaudoit, secrétaire générale du RC Cannes. Les filles restent très naturelles sur les photos. Tout en étant glamour, et ça, ça colle bien avec l'image de Cannes!»
La séance photo a été organisée les 12 et 13 octobre derniers, après le retour au bercail des internationales, sur une plage privée de la Croisette. «Il a fait un temps magnifique et on a eu beaucoup de chance, se souvient Nelly Debackere, assistante administratif et communication du club. Parce que dès le lendemain, il a fait un temps épouvantable.»
Besoin d'attirer l'attention
Bon, c'est bien tout ça. Mais pour quoi faire? Pourquoi un calendrier dénudé de plus? «Nous voulions donner une image différente du sport de haut niveau, explique Colette Fradin-Vaudoit. Cela amuse beaucoup les joueuses car cela les change de leur quotidien de sportives. Mais il faut dire que c'est aussi pour attirer l'attention car, hélas, le volley-ball ne fait pas assez parler.» Et c'est bien là le problème.
Pour faire parler de lui et de son sport, le RC Cannes ne peut pas uniquement compter sur ses résultats. Et pourtant. «Nous avons un palmarès extraordinaire, énonce ainsi la secrétaire générale du club. Le RC Cannes est le club le plus titré de France, tous sports confondus. Mais qui le sait?» Deux titres et une finale en Ligue des Champions, quatorze titres de Champion de France (plus cinq finales), treize sacres en Coupe de France (plus deux finales), trois victoires dans le Tournoi de la Ligue. Des joueuses exceptionnelles, parmi les meilleures au monde, à l'instar de la centrale Victoria Ravva. Et tout cela ne suffit pas pour que l'on en parle?
Pourquoi se dénuder pour faire parler?
Alors, bien sûr, on pourrait s'étonner que dans ce monde, il faille que des sportives se dénudent, même joliment, pour mériter de faire peut-être pas les gros titres, mais au moins d'être l'objet d'une petite attention médiatique. Mais on pourrait aussi se dire que, Dieu (ou qui vous voulez) merci, le RC Cannes a choisi de le faire avec goût. Et qu'après tout, le plaisir des yeux ne nous est pas interdit.
C'est l'option que nous avons retenue, à TÊTUE. Parce que ce joli calendrier vous apportera du soleil toute l'année, mois après mois. Parce que ce joli calendrier ne coûte que douze euros. Et parce qu'en achetant ce joli calendrier, vous aiderez ces joueuses à financer un peu de leurs déplacements et à ainsi continuer à briller à l'échelle européenne.
«Un petit coup de pouce»
«C'est sûr, c'est aussi un petit coup de pouce pour nous, confirme Colette Fradin-Vaudoit. D'ailleurs, ce calendrier a été financé par l'un de nos partenaires. Pour vous donner un ordre d'idée, le déplacement à Belgorode, en Russie, nous a par exemple coûté, pour les transports et l'hébergement, 22 000 euros. Alors, même si le calendrier n'est pas cher, pour nous c'est un petit complément non-négligeable.»
Car dans le cas du volley, qui plus est féminin, de copieux droits télé ne viennent pas compenser les trous dans le budget. À la différence de ce qui se pratique dans certains sports hissés au rang de religion nationale. Suivez notre regard…
Photo Pascal Chipaux





















