DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Le marathon d'Amélie Mauresmo, ses envies de Coupe Davis
CHRONIQUE. La jeune retraitée Amélie Mauresmo vient de boucler le marathon de New York. Ce qui ne l'a pas empêchée de venir à Bercy car le tennis masculin l'intéresse. Elle sera même à Belgrade!
Bravo à elle, elle l'a fait! Fidèles lectrices de TÊTUE, il ne vous aura en effet pas échappé qu'Amélie Mauresmo a couru le marathon de New York. Et pour son tout premier «42,195 km», l'ancienne n°1 mondiale de tennis avait non seulement choisi le plus légendaire de tous, mais elle y a en outre très bien figuré, ajoutant à son statut officiel de «finisher» (sur les quelque 40.000 participants, tous ne vont pas forcément jusqu'au bout) un chrono plus qu'honorable: 3h40. Soit mieux que son pote Yannick Noah, mais surtout, mieux que l'objectif qu'elle s'était fixé. «Je suis très contente car je visais moins de 4h, a ainsi expliqué Amélie dans les travées du Palais Omnisports de Paris-Bercy qu'elle a rejointes mercredi, à peine rentrée de NYC. Dans ma vie de tenniswoman, je vivais dans l'élite où tu vises la gagne à chaque fois, là c'est un autre challenge. C'était plus par rapport à moi-même, me prouver que je pouvais me dépasser.» Ça, c'est donc fait. Mais on n'en doutait pas vraiment.
Mais pourquoi des hommes?!
On connaît l'histoire maintenant: un défi lancé comme cela, un peu sur le ton de la boutade, par son préparateur physique Xavier Moreau lorsque, en décembre dernier, la championne a décidé de mettre un terme à sa carrière, puis le challenge pris au sérieux, et relevé, à force de footings réguliers et d'une période de deux mois d'entraînement plus intensif. Pendant l'US Open, où elle était présente pour commenter des matches, elle a ainsi usé ses semelles dans les allées et contre-allée de Central Park dans ce but. Heureuse d'avoir réussi à se surpasser, Amélie Mauresmo ne rêve pas pour autant du Grand Chelem des marathons (il en existe cinq majeurs, dont New York justement). Mais s'il n'est pas non plus question de reprendre la raquette en compétition, elle ne va pas pour autant renoncer à l'effort. «Ce qui m'intéresse, dit-elle, c'est de me donner des petits challenges en termes de prépa physique pour m'entretenir, garder la forme. Là c'était le marathon, demain ce sera peut-être des épreuves en équipes comme un raid, il faut varier.»
Et histoire de varier les plaisirs, à peine descendue d'avion, notre marathon-woman a donc pris la direction de Bercy et du dernier Masters 1000 de la saison. Oui, parfaitement: du tennis, d'accord, mais pour voir des garçons en découdre sur le court le plus rapide du circuit à l'heure actuelle. Fichtre, diantre! Mais pourquoi des hommes?! Tout simplement parce qu'à Paris, comme elle l'avait fait lors de la tournée sur gazon puis à Montpellier il y a quelques jours, Amélie Mauresmo a joué les conseillères spéciales auprès de Michaël Llodra. Toujours à la demande de ce dernier et, pour le moment, toujours de manière ponctuelle. Mais la double championne en Grand Chelem n'a pas caché qu'elle prenait dans ce genre de collaborations davantage de plaisir que dans ses fonctions de commentatrice télé -dont, pourtant, elle s'est jusqu'ici acquittée avec brio-. De quoi lui ouvrir des perspectives dans un avenir proche? En tout cas, chez elle, pas de désamour du tennis donc, au contraire, et c'est une excellente nouvelle.
Amélie avec les Bleus en Coupe Davis
Au point que, c'est la petite surprise de la semaine, Amélie fera le voyage à Belgrade pour la finale de la Coupe Davis opposant la France à la Serbie de Novak Djokovic du 3 au 5 décembre. «J'ai envie de vivre le truc», a expliqué à Bercy celle qui se garde bien de donner des conseils de coaching à son ami Guy Forget, ci-devant capitaine de l'équipe de France. «Il a connu cette vie de groupe, cette tension, comme joueur et comme capitaine, dit-elle. Je n'ai pas spécialement de conseils à donner. Il faudra vraiment un groupe soudé dans ce contexte. Ce seront eux contre 15.000, 16.000 spectateurs.» Car dans l'Arena de Belgrade, et de cela les Tchèques défaits en demi-finale par les Serbes peuvent en témoigner, l'ambiance promet d'être très, très chaude. Voire explosive.
Mais, euh, au fait... Un an après son départ à la retraite, comment va la vie «d'après» d'Amélie Mauresmo? «Très bien, au top, assure l'intéressée. C'est passé très vite en fait, j'ai bien profité. Et je ne me suis pas du tout ennuyée, ce qui était une de mes inquiétudes.» Y a pas à dire, ça n'a pas changé: la savoir heureuse, nous rend heureuses.











LES CHAÃŽNES 













