DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Andrea Paredes, trans et joueuse de tennis pro
CHRONIQUE. Andrea Paredes est devenue la première joueuse de tennis transsexuelle à évoluer sur le circuit professionnel féminin depuis Renée Richards en 1977.

La Fédération française de tennis ne croyait pas si bien dire. «Le tennis, un sport réservé à tous», tel est en effet l'un des slogans qu'elle aime à mettre en exergue depuis quelque temps déjà. Visiblement, le message s'est propagé hors de nos frontières, jusqu'à atteindre la Fédération internationale elle-même. Et l'on ne va pas s'en plaindre. Car l'instance dirigeante planétaire a donné le feu vert à Andrea Paredes, une Chilienne, pour participer à des tournois professionnels. Et alors? Alors, Andrea est née Ernesto il y a trente-sept ans de cela. Mais lundi dernier, c'est bien Andrea qui a perdu au premier tour du tournoi ITF de Buenos Aires, un «10 000 dollars» pour les initié(e )s. Elle est à cette occasion devenue la première joueuse de tennis transsexuelle à évoluer sur le circuit professionnel féminin depuis Renée Richards en 1977. La seconde de toute l'histoire.
«J'ai été opérée en 2000, après une série de tests psychiatriques et psychologiques, a expliqué Andrea Paredes en marge de l'épreuve. En 2003, j'ai entendu parler de Renee Richards et un jour de 2004 j'ai commencé à penser à la possibilité de pouvoir un jour disputer un tournoi professionnel.» Bénéficiaire d'une wild-card (invitation) à Buenos Aires, celle qui dit avoir préféré l'Argentine à son pays natal, le Chili, «moins ouvert» selon elle, comme cadre de cette première, a sévèrement chuté dès le premier tour, battue par la Britannique Nicola Slater 6-0, 6-0. Quelques jours plus tard, elle a remis, ça, et a de nouveau été dominée sur le même score par l'Argentine Barbara Montiel. Deux tristes défaites? Non, pour Andrea, une seule et même victoire.
À propos de tennis et de victoire : merci Amélie. Oui, Amélie Mauresmo, 29 ans et toute sa motivation intacte. Grâce à elle et ses trois points, l'équipe de France de Fed Cup a assuré son maintien dans le Groupe mondial. Hey, les petites jeunes? Prenez-en de la graine car la patronne, pour l'heure, c'est toujours elle.












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De Solange D.
Et pendant ce temps, en Sarkoland, les trans sont toujours des malades mentales... Et notre "sport" consiste à persuader quelque ayatollah en blouse blanche de bien vouloir nous laisser vivre.
Autour de nous, en Europe, dans le monde entier, les choses bougent, le front de la bêtise et de l'ignorance recule (un peu). Un jour, peut-être, le nuage de l'espoir passera nos frontières...