Dans le Sud, Elsa veut faire bouger les lesbiennes
Elsa organise des soirées 100% filles à Narbonne et ses alentours depuis deux ans. Si les idées ne lui manquent pas, côté organisation elle a pour l’instant du mal à créer l’émulation: «Il me faut de l’aide!»
«La province se réveille! Aidez nous!» C'est avec ce mail envoyé à la rédaction qu'Elsa (photo ci-dessous), qui vit à Narbonne depuis 7 ans, a attiré notre attention. Dans cette commune du sud de la France, qui ne compte ni bar ni boîte LGBT, elle a créé l'association L2 France en 2009. «Sa vocation est d'organiser des soirées pour que les lesbiennes se rencontrent, explique cette chargée de clientèle de 36 ans. Mais on n'est pas là que pour faire la fête: le but, c'est que les filles s'assument de plus en plus.»
«J'aimerais que Narbonne se réveille!»
Les soirées 100% filles avaient dès le départ trouvé pour cadre un bar narbonnais. «Mais le patron en voulait toujours plus: une quarantaine de filles, ça ne lui ramenait pas assez. On a alors décidé de faire une soirée mixte, qui ne s'est pas très bien passé donc on a arrêté les soirées. Depuis, on cherche toujours un lieu fixe à Narbonne. On ne trouve pas d'établissement prêt à nous donner un vendredi ou un samedi soir tous les mois.»
Elsa n'a pour l'instant personne pour l'épauler dans ses recherches. «J'aimerais que Narbonne se réveille, il me faut de l'aide!». Comment expliquer cette absence d'émulation? «Je pense que les filles ont du mal à s'assumer», nous répond-elle, même si elle note qu'il y a «de plus en plus de lesbiennes qui s'affichent dans les rues. J'aimerais faire comprendre aux filles que si on n'a pas peur, il ne peut rien nous arriver». C'est un peu le leitmotiv d'Elsa, qui cumule les projets. A commencer par une Fête de la musique entre filles, le 21 juin, à 20 mn de Narbonne, «sur une plage qui nous sera réservée!». En juillet et septembre prochain, deux soirées sont également déjà calées, sur un autre site, «avec piscine et jardin anglais».
100 km pour faire la fête
Elsa mûrit toujours par ailleurs une idée de festival lesbien qui impliquerait tout le Sud... «A Narbonne, plein de jeunes ont envie que ça bouge!», s'enthousiasme-t-elle. Elles en ont marre de devoir faire 100 km jusqu'à Montpellier pour faire la fête!» Sur ce point là, les lesbiennes de Perpignan, Carcassonne, Béziers et alentours partagent le même combat. Le souhait d'Elsa? Que ces dernières puissent bientôt mettre le cap sur Narbonne, plus proches d'elles que la capitale languedocienne, pour passer des soirées 100% filles mensuelles aussi délurées qu'à Montpellier!
Photos: Fotolia et DR.











LES CHAÃŽNES 














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De FoxClub
Bravo Elsa, belle idée et touts mes voeux de réussite.... ce n'est jamais évident quand on a l'initiative mais vas jusqu'au bout quoi qu'il arrive ! j'encourage également toutes celles qui hésitent à franchir le pas de s'entraider pour y arriver.
allez les filles ! elles sont nombreuses à attendre l'accomplissement de vos projets
à bientôt. Johanne