«Dans le patinage, les stigmates homophobes ont disparu depuis longtemps»
«Tropicana», le dernier opus de la saga Holiday on Ice, pose ses patins en France pour une tournée qui débute à Paris aujourd'hui. À la mise en scène, le champion olympique de 1980, Robin Cousins. Le Britannique de 52 ans évoque pour TÊTU son nouveau métier.

TÊTU: Comment le champion olympique que vous êtes a-t-il un jour décidé de devenir metteur en scène?
Robin Cousins (en photo ci-dessous, à gauche): En fait, le cheminement s'est fait naturellement pour passer du statut de «perfomer» à celui de chorégraphe. J'ai eu l'immense chance de travailler par le passé avec de grands metteurs en scène et chorégraphes et j'ai beaucoup appris de ces différentes expériences. J'ai une vision très précise de ce que je veux voir les patineurs réaliser sur la glace, donc cela faisait sens pour moi d'être capable de superviser l'ensemble du spectacle en en étant également le metteur en scène. Le principal est toujours d'avoir une équipe créative très forte qui travaille bien ensemble. Ce qui implique que je dis ce qui doit l'être et pas simplement ce que les gens veulent entendre.
Il n'y a pas un mais plusieurs aspects qui font que le patinage artistique est un sport plaisant à regarder. Parmi ceux-là, il y a en premier lieu le côté «show»...
Tout dans le patinage artistique est show! Même en compétition il existe une part d'exhibitionnisme et un grand compétiteur doit ou en tout cas devrait livrer une vraie performance à chaque fois qu'il sort sur la glace. Un jour, mon père a fait cette remarque très juste. Il a dit: «le sport réside dans l'entraînement, l'art dans l'exécution». En outre, si vous trouvez la musique adéquate et que vous croyez en votre performance, alors vous créez naturellement l'aspect dramatique nécessaire à dépeindre un sentiment à tout un public sans avoir besoin de prononcer un traître mot.

Quant aux costumes, on peut dire qu'ils tiennent un rôle essentiel en patinage...
Hmmm... Cela dépend de la musique et de l'événement. Par exemple, pour Holiday on Ice, les costumes doivent être extravagants et faire partie d'un ensemble qui va bien au-delà d'un numéro pris individuellement. En compétition en revanche, c'est le patinage qui doit s'exprimer en premier lieu. Le costume doit mettre en valeur la musique et la performance et non les combattre ce qui est de mon point de vue trop souvent le cas dans les compétitions de danse sur glace!
En tant que patineur ouvertement gay, avez-vous souffert d'homophobie? La question a-t-elle été un problème par exemple lorsque vous êtes devenu champion olympique en 1980?
En tout cas, ce n'est pas quelque chose dont j'avais conscience. Ce qui est sûr, c'est que, de toute ma carrière, je n'ai jamais rien observé ou entendu que j'aurais pu trouver offensant ou qui aurait pu me faire me sentir mal. Il me semble que les stigmates qu'on avait l'habitude de coller au ballet, à la danse et au patinage artistique ont disparu depuis longtemps et que les gens apprennent de plus en plus à être honnêtes avec eux-mêmes et à ne s'excuser auprès de personne.
Holiday on ice, Tropicana, au Zénith de Paris du 11 au 21 février, puis en tournée dans toute la France.
A voir ci-dessous, un programme court de M6 (partenaire du spectacle) sur ce nouveau show:












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De NémoGizmo
oui, bien.
mais quand on entend Ph.Candeloro parler des mesc efféminés ou des homos dans ce sport (ou d'autres), ca fait un peu peur quand même...
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De anje
oui mais...Ph. Candeloro , tous le monde sait ,qu'il na pas inventer la machine à courber les bananes!
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De SOCRATE
Tu m'a retiré la banane que je suçais de la bouche, il est vrai que Ph. Candeloro n'avait pas la banane le jour où il a pondu cette déclaration fracassante....