Clubbing à Nice: la Rainbow Power fête son premier anniversaire
INTERVIEW. Anthony et Thibaud, les créateurs de la soirée Rainbow Power, dévoilent les ingrédients de ce beau succès de la nuit qui a redonné un coup de fouet à la vie nocturne gay sur la Côte d'Azur.
En août 2008, Anthony et Thibaud (en photo), deux jeunes gays niçois qui organisaient les soirées itinérantes White Night Before Paradise (WNBP), ont décidé de se lancer dans une nouvelle aventure avec la soirée Rainbow Power. Très rapidement, la «Rainbow», est devenue la soirée courue par tous les gays et lesbiennes de la Côte d'Azur. A l'occasion du premier anniversaire de cette soirée qui aura lieu ce dimanche 9 août, ils répondent aux questions de TÊTU.
TÊTU: Quel bilan dressez-vous à l'occasion de ce premier anniversaire?
Anthony : C'est un bilan très très positif. Ça a dépassé tout ce qu'on pouvait espérer. Même quand on part faire la promotion de la soirée à l'extérieur de Nice, les gays et les lesbiennes ont entendu parler de la Rainbow et de Nice. Du coup, plein de gays et lesbiennes reviennent à Nice pour faire la fête. Depuis un an, c'est toute la vie gay niçoise qui est en plein boom. On ne compte plus les établissements gays qui ouvrent leurs portes. Cette dynamique est géniale. Les homos ne peuvent plus dire qu'ils ne savent plus où sortir à Nice. Et ce n'est qu'un début...
Qu'est ce qui vous a conduit à lancer ces soirées?
Anthony : Il y a un an, on n'avait plus de club pour sortir à Nice. Il ne restait qu'une seule boîte, qui en plus fermait à deux heures du matin. Beaucoup de personnes pensaient qu'une énorme soirée gay et lesbienne ne marcherait pas à Nice. On a pris le risque. On a organisé la première Rainbow au High Club, un immense club hétéro situé sur la Promenade des Anglais. Les gays et les lesbiennes nous ont suivi... au-delà de nos attentes.

Côté organisation, comment se monte une soirée Rainbow ?
Thibaud : Avec Anthony, on fait tout du début jusqu'à la fin. On s'occupe de la conception des visuels, du choix des artistes, de créer et de monter la déco, de la promotion... et même de l'animation de la soirée avec Britney Sbears.
Britney Sbears ?
Britney Sbears, c'est moi ! (Rires). J'enfile la tenue de ce personnage burlesque pour bien montrer qu'on est là pour faire la fête, sans se prendre au sérieux. Pour moi, c'est capital d'être au milieu des clubbers avec mon personnage de Britney Sbears. Elle est complètement déjantée, et est toujours bien entourée par de magnifiques artistes drag et par de sublimes gogos...
Et côté ambiance, ça donne quoi une Rainbow Power?
Thibaud : L'excès dans la fête... Aussi bien dans la déco, que dans les shows, on recherche ce qui est le plus coloré, le plus excentrique, le plus Rainbow. Et pour bien montrer qu'on est dans une soirée gay et lesbienne, on a choisi d'appeler la soirée, la « Rainbow Power ». En plus, à chaque soirée on accroche un immense Rainbow Flag de 30 mètres au plafond du High Club. C'est génial de voir tous ces clubbers, gays, lesbiennes, hétéros, danser sous le drapeau arc-en-ciel. On a aussi voulu que le mélange se retrouve dans la programmation musicale. Le DJ résident, Rémy Triton, passe de la house à la dance à l'éléctro. Ce qu'on veut, c'est que ce soit un son festif, pour s'éclater!
Propos recueillis par Stéphane Garneri.












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De NémoGizmo
"Il y a un an, on n'avait plus de club pour sortir à Nice. Il ne restait qu'1 seule boîte, qui en plus fermait à 2h du matin."
merci à eux 2 d'avoir corrigé le tir, c'était vraiment une situation délirante pour la 5è + grosse ville de France!!!