Cinépride: «un cinéma qu'on ne verra jamais le reste de l'année»
Comme chaque année, le Cinépride investit le cinéma Katorza, pour sept jours de films, de rencontres et de débats autours de l'homosexualité. Rencontre avec les organisateurs l'événement nantais.

Marc Maesene et Laurent Delanuit.
Le cinéma LGBT est dans tous ces états à Nantes ! Comme chaque année, le Cinépride investit le cinéma Katorza, pour sept jours de films, de rencontres et de débats autours de l'homosexualité. Dans l'univers des festivals nantais, il a une place à part, parce qu'il est «la représentation d'un cinéma qu'on ne verra jamais le reste de l'année», explique Marc Maesene, du Katorza. Bien sur, ceux qui ont raté le fameux Harvey Milk, de Gus Van Sant, pourront toujours se rattraper. Mais le cinépride, c'est surtout une large programmation de films et documentaires, français ou internationaux, qui abordent tous les thèmes qui touchent les LGBT.
Parmi ces films inédits, certains n'ont jamais été traduits, ni même sous-titrés. «Il y a des films qui viennent des Etats Unis, explique Marc, et que l'on sous-titre nous même. Ces films ne sortent nulle part ailleurs». D'autres reviennent en copie neuve pour la première fois en France. C'est le cas du mythique My own private Idaho de Gus Van Sant, à voir absolument. D'autres encore abordent des thèmes d'actualité. On peut citer Mes 2 mamans, documentaire canadien d'Aurore Thériault, qui met en lumière l'évolution de l'accès à l'homoparentalité. Innovation de cette nouvelle édition, le Cinépride 2009 proposera aussi la diffusion de nombreux courts-métrages, dont deux documentaires du CLGBT. Notamment Comment faites-vous l'amour? qui présente le travail du CLGBT en milieu scolaire.
Un festival de rencontres
Si le public du Cinépride est majoritairement homo, ce festival se veut ouvert. «L'important, c'est que ce ne soit pas un festival ghetto», explique Laurent DelaNuit, responsable du centre LGBT de Nantes. Il s'agit de «faire découvrir l'univers LGBT dans la ville, pour qu'il y ait du dialogue et de la communication autours de ce festival». Et du dialogue, il devrait y en avoir: plusieurs débats et rencontres sont prévus, à l'issue des projections. La réalisatrice Sophie Laloy devrait notamment s'exprimer sur les thèmes abordés par son film Je te mangerais, un long métrage qui explore les relations entre filles. Côté documentaire, La révolution du désir, qui aborde les synergies entre mouvements féministes et homosexuels dans les années 70 pour un monde plus libre, sera suivi d'un débat avec l'historienne Marie-Jo Bonnet.
Une autre rencontre importante attend les spectateurs, après la projection de Next station nana, un documentaire français de Marina Oboussier et Arthur Manz, qui retrace le parcours transgenre de François, devenu Camille. Elle sera présente pour échange après la séance. Le centre LGBT de Nantes interviendra aussi à l'issue de plusieurs séances. Laurent DelaNuit proposera pendant la soirée Sexe et prédation, un décryptage du film Les prédateurs (ci-dessus, en médaillon). Ce film de Tony Scott, avec Catherine Deneuve et David Bowie, pousse le spectateur à s'interroger sur le désir et la prédation, l'amour et le temps.
En pratique:
Du 13 au 19 mai. La séance: 5,80 € ; Les 5 places : 25 €, en prévente dès le 13 mai. Soirée Sexe et prédation: forfait de 9 € les deux films.
Contact: centre LGBT de Nantes au 02 40 37 96 37
Cinéma le Katorza au 02 51 84 90 60

Image extraite du film Antartica de l'Israëlien Yahir Hochner, sélectionné par le Cinépride. La bande annonce est ci-dessous :











LES CHAÎNES 














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De J_P_M
“My own private Idaho” est très bien dans la première moitié, et River Phoenix est sublime, comme toujours. Le film se gâte nettement dans la dernière partie, avec le voyage en Italie. Partez avant la fin !