«C'est une forme de violence de ne pas accorder le droit au mariage ou à l'adoption»
INTERVIEW. A quelques jours de la Marche des fiertés parisienne, le porte-parole de l'Inter-LGBT, Vincent Loiseau, nous présente l'édition 2010. Priorité de la pride cette année: dénoncer la recrudescence des agressions homophobes et l'immobilisme du gouvernement.

Cette année, le slogan de la marche est «Violences, discriminations : ASSEZ ! Liberté et égalité, partout et toujours». Y a-t-il eu des événements qui expliquent ce choix?
Les associations notent une augmentation des violences et des discriminations sur tout le territoire, et les chiffres du rapport de SOS Homophobie prouvent cette recrudescence. Une plus grande visibilité des LGBT génère toujours un regain de violence mais il faut l'accroître en faisant avancer progressivement la société. Pour que l'opinion considère mieux notre demande d'égalité réelle, nous souhaitons lui montrer la réalité des violences. Nous dénonçons également les discriminations institutionnelles: c'est une forme de violence de ne pas accorder le droit au mariage ou à l'adoption.
Quelles sont les principales revendications de la marche cette année?
Le bilan du gouvernement est très négatif. Depuis trois ans, aucun projet législatif n'a été mis en œuvre à l'égard des LGBT. On nous avait promis le Contrat d'union civil, mais il est loin d'être à l'ordre du jour. Le gouvernement a également reculé devant sa majorité conservatrice sur le statut du tiers. Et depuis un an, nous n'avons plus aucun dialogue avec Nadine Morano, qui ne répond plus à nos sollicitations. Nous souhaitons donc interpeller les pouvoirs publics et les pousser à mieux prendre en compte les violences que l'on subit. Nous demandons par exemple la mise en place d'un groupe de travail au ministère de l'Education nationale, pour sensibiliser le personnel aux discriminations et notamment à celles liées à l'identité de genre. Nous attendons également que soit pris en compte le mal être de nombreuses personnes LGBT dans le monde du travail. La lutte contre les discriminations doit être mise en avant dans les bonnes pratiques des entreprises et des administrations.
Quelles sont les nouveautés de la Gay pride 2010?
La principale est le podium musical à la fin du parcours, place de la Bastille. Les Sœurs de la perpétuelle indulgence, dont le couvent de Paris fête ses 20 ans, y feront de nombreuses bénédictions. Beaucoup regrettaient la disparition du podium mais, faute de moyens, nous ne pouvions plus le mettre en place.
Comment avez-vous réussi à le financer ?
Nous avons bénéficié d'une subvention de 23 000 euros de la Région Ile-de-France. Le Conseil régional nous a toujours soutenus et c'est la première fois qu'il nous accorde une subvention et qu'il sera présent en tant qu'institution dans le défilé. Nous n'avons aucun autre financement public pour la marche. Nous bénéficions de partenariats avec des marques ou des entreprises mais notre principale source de revenus est l'octroi organisé Pont de Sully. L'année dernière, il nous a permis de récolter aux alentours de 20 000 euros. Cette somme fait vivre l'association toute l'année, et permet d'employer des agents de sécurité ou d'aider les associations qui ont besoin que l'on participe au financement de leur char.
Photo: HES
Mise à jour (22 juin): changement de titre.












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De NémoGizmo
tou-te-s à la Marche!!!
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De Tatie de Guéthary
Je ne suis pas d'accord avec l'analyse et le discours de Vincent Loiseau. Un "bilan négatif" signifierait que l'action du gouvernement serait allée contre les intérêts LGBT, ce qui est faux : l’égalité fiscale entre pacs et mariage, les campagnes contre l'homophobie en milieu scolaire, la déclaration de dépénalisation internationale de l'homosexualité ou le retrait du transsexualisme de la liste des maladies psychiatriques, sont des avancées somme toute modestes mais bien réelles. Le bilan du gouvernement à un peu plus de la moitié de la mandature du Président n'est ni négatif, ni très négatif, il est nettement insuffisant et la dynamique semble stopée, dans des domaines prioritaires et symboliques que sont le mariage et l'adoption. Lorsque Xavier Bertrand dit aux responsables de GayLib qu' aujourd'hui il ne sais pas quand et comment faire passer le Contrat d'Union dans sa majorité, le porte parole de l'Inter LGBT plutôt que de porter la parole de HES (homosexualité et Socialisme) devrait proposer comme réponses aux questionnements de Mr Xavier Bertrand:
-Quand: maintenant
-Comment : avec courage et détermination, simplement en respectant les engagements pris devant les français.
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De Tatie de Guéthary
Le Titre de cet article vient d'être modifié
«C'est une forme de violence de ne pas accorder le droit au mariage ou à l'adoption» remplace "Le bilan du gouvernement est très négatif".
Mon cher Vincent, j'adhère complètement à ce nouveau titre et persiste dans mon analyse quant au bilan du gouvernement.
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De NémoGizmo
quoi que tu dises, il est le porte-parole de l'Inter-LGBT, donc de la majo des assoces LGBT présentes à la Marche.
et ces phrases, qui restent si la ,1ère a été otée (à votre demande? :-)) du titre général, pèsent lourdement:
"Le bilan du gouvernement est très négatif. Depuis trois ans, aucun projet législatif n'a été mis en œuvre à l'égard des LGBT."
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De Tatie de Guéthary
@NémoGizmo
Ai-je remis en cause le fait que Vincent est porte-parole de l'inter-LGBT et en réalité l'élément moteur, inspirateur et identifiable de cette association ? Non je ne le pense pas. Où inventes-tu ce genre de propos si ce n'est dans ton imaginaire fantasmagorique peuplé d'ennemis des Gays et d'êtres ne pensant pas comme toi donc forcément contre toi.
Tes théories du complot relèvent du discours des illuminatis. Voila que nous aurions le pouvoir de faire modifier les titres d'articles de TÊTU. Je pense que ce titre à été modifié à la demande même de Vincent, après relecture parceque c'est un exercice souvent ardu d'être porte-parole de l'inter LGBT (qui comme tu le dis a vocation à représenter TOUTES les associations LGBT) après avoir eu des responsabilités au sein de HES (Homosexualité & Socialisme) ou le discours est naturellement moins consensuel, plus polémique, plus politique.
Objectivement et pour parler honnêtement, le bilan du gouvernement peut être qualifié de très inssuffisant, de décevant, son attitude qualifié d'immobilisme, on peut faire le reproche au gouvernement de ne pas tenir les engagements pris devant les français, mais en aucune manière le bilan ne peut et ne doit être qualifié de négatif. L'immobilisme du gouvernement peut avoir des répercutions négatives, là oui on peut tenir ce langage et argumenter.
Les activistes et en général les associations LGBT devraient bien comprendre que le combat pour les droits LGBT doit être un combat POUR et pas un combat CONTRE, nous gagnerons en clarification et en efficacité.
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De NémoGizmo
tu as bien écrit "l'analyse et le discours de Vincent Loiseau", comme s'ils étaient perso, alors que ce sont ceux de l'Inter.
je ne fantasme donc en rien: relis toi, simplement...
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De NémoGizmo
tu as mêm ajouté:
"plutôt que de porter la parole de HES"
donc évidemment tu n'as pas mis en doute sa focntion acteulle, mais la valeur de son propos comme porte-parole de l'Inter-LGBT.
on se demande de quel droit...
aucune "théorie du complot" de ma part, juste les faits, tes mots douteux mettant en doute la légitimité, l'indépendance et même l'expertise de l'Inter-LGBT, via ses responsables élus.
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De Tatie de Guéthary
Lorsque j'écris "l'analyse et le discours de Vincent Loiseau", dans cet article j'entends naturellement, Vincent Loiseau porte parole de l'INTER LGBT!
Vouloir toujours et à tout prix avoir le dernier mot, surtout pour ne rien dire, ou si peu ou si mal, n'a pas de sens. Donc pour ma part je clos le débat sur ce sujet.
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De Haléksi
J'aime pas ce nouveau titre, il est, comme trop souvent porteur d'un message victimisant. A force de crier au scandale pour n'importe quoi, les PD n'ont plus aucune crédibilité.
"c'est une forme de violence de ne pas accorder le droit au mariage ou à l'adoption."
Quelqu'un peut-il m'expliquer où est la violence ?
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De Haléksi
J'aime pas ce nouveau titre, il est, comme trop souvent porteur d'un message victimisant. A force de crier au scandale pour n'importe quoi, les PD n'ont plus aucune crédibilité.
"c'est une forme de violence de ne pas accorder le droit au mariage ou à l'adoption."
Quelqu'un peut-il m'expliquer où est la violence ?
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De Haléksi
J'aime pas ce nouveau titre, il est, comme trop souvent porteur d'un message victimisant. A force de crier au scandale pour n'importe quoi, les PD n'ont plus aucune crédibilité.
"c'est une forme de violence de ne pas accorder le droit au mariage ou à l'adoption."
Quelqu'un peut-il m'expliquer où est la violence ?
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De Haléksi
Merci ! :D
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De vpi79
Moi je veux bien tenter de l'expliquer, mais je pense qu'elle est tout de même maladroite car elle prend le problème à l'envers. Je reprend le début de la phrase:
« Nous dénonçons également les discriminations institutionnelles: c'est une forme de violence »
Pour moi les discrimination institutionnelles sont en elles-même une violence contre les droits constitutionnels. En vertu de quoi, on en subit les conséquences légales, mais aussi les conséquences indirectes (jusqu'à la violence physique contre les personnes) puisque la loi excuse certaines discriminations, comme si elles étaient légitimes, alors qu'elles n'ont jamais été approuvées par la république et encore moins par notre constitution actuelle, et qu'elles auraient du de toute façon être révisées pour appliquer les principes du préambule réaffirmé dans notre constitution. Les questions sur le seul mariage ou l'adoption sont une partie d'un problème de fond bien plus important.
Je n'arrive pas à comprendre que des juges (administratifs) en soient rester à savoir quelle était la valeur légale de ces lois d'Empire mal écrites et encore plus mal interprétées, alors que leur application est totalement contraire à nos principes. Et que le Conseil Constitutionnel aurait du s'en saisir pour désavouer le Conseil d'Etat, ou sommer le Parlement de réviser ces articles de lois, faute de quoi ils seraient annulés automatiquement (créant un vide juridique total sur tous les mariages et toutes les adoptions, ce qui serait une catastrophe dont les députés et le gouvernement ne pourraient prétendre qu'il n'y a pas urgence à agir ou qu'il y a encore d'autres priorités).
Quant à la saisine du Conseil constitutionnel, et de la cour européenne des droits de l'homme cela s'imposait dès lors que ça a conduit à sanctionner un maire (contre les électeurs qui lui ont donné mandat dans une fonction où il a bien un pouvoir de décision judiciaire). D'autant plus encore que la décision de ce maire était motivée par une lecture de la Constitution, plus forte pour interpréter une loi civile et qui en plus promet de protéger les traités ratifiés par la France et donnant la compétence à la CEDH pour agir (puisque la voie de recours à la plus haute juridiction française, le Conseil d'Etat, avait échoué).
Quand la Constitution est votée et approuvée par les français ou amendée par le Congrès, son entrée en vigueur impose pourtant des devoirs aux législateurs pour amender les lois (et au Conseil constitutionnel d'y veiller, même contre l'avis du gouvernement ou de la majorité en place au parlement). Les oublis d'hier (en 1958 ou même avant dans la précédente république) ne sont pas une excuse pour ne pas agir, alors qu'il y a eu des demandes répétées, des décision judiciaires dénoncées, des voies de recours exercées. Tous les gouvernements de droite et de gauche depuis 1958 en portent la responsabilité.
Malheureusement en France il nous manque des lobbies dans le monde judiciaire défendant les droits civiques sur le seul plan du droit fièrement annoncé. Je suis sûr qu'il y a des tas d'avocats LGBT qui pourrait aider à faire casser ces lois qu'appliquent des juges administratifs trop zélés (jusqu'au Conseil d'Etat puisqu'il n'y a pas plus haut en France, hormis la grâce présidentielle) qui ne lisent jamais la Constitution pour au moins se déclarer incompétents avant de prendre une décision hostile basée sur une loi inconstitutionnelle.
Un juge français peut aussi saisir la CEDH, mais quelle perte de temps quand il pourrait demander l'avis au Conseil constitutionnel sommant le gouvernement de présenter un projet de loi conforme au Parlement et de l'inscrire sans délai à l'agenda. Faut-il attendre une condamnation de la France (avec dommages à payer se chiffrant en millions avec astreinte jour après jour) devant une cour internationale ? Comme si nos déficits publics étaient destinés à être gonflés par un tel gaspillage...
Moi j'aurais un cabinet d'avocats, je me lancerais dans la bataille car il y a beaucoup à gagner, même financièrement (sur les sommes récupérées par un collectif de plaignants et de nombreuses parties civiles) et sur la renommée du cabinet qui fera plier l'Etat, si ça aboutit à une condamnation de la France à Strasbourg. Il est temps de lancer un lobbying légal actif contre toutes les discriminations légales inconstitutionnelles (y compris celles contraires aux traités ratifiés sans restrition par la France, et qui justement prétendent mettre fin sans délai à ces discriminations).
Le bureau des traités a également enregistré les ratifications de pays qui ont eux respectés leurs engagements. Ces traités prévoient des procédures d'enquête et de plainte pouvant aussi conduire à des cours internationales : il doit être possible de faire appel à ces pays (Canada, Pays-Bas, Espagne, Belgique...) pour témoigner du fait que la France est en infraction sur l'application de ces traités, et doit être sommée d'y répondre, cette réponse ne pouvant être que l'application du traité ou son retrait total, ce qui serait internationalement un signal politique dénoncé partout, et pouvant aussi conduire à des demandes en justice de réparation envers les autres parties aux traités.
La France ne peut d'ailleurs plus dénoncer le traité donnant compétence à la CEDH, puisque cela fait partie maintenant des conditions non négociables d'adhésion à l'Union européenne (de fait, si elle ne veut pas en sortir, elle devrait lui payer des millions tous les jours au titre de réparation ; la France a maintenant beaucoup trop besoin de la CEDH pour se passer de sa compétence, et en déposant ses instruments de ratifications, elle a offert sa Constitution en garantie de leur application, et mentionné la liste des voies de recours nationales qui aujourdhui sont épuisées depuis les décisions en Conseil d'Etat).
Ce n'est plus des cas individuels qu'il faut plaider internationalement, mais bien celui de la collectivité, qui compte des millions de LGBT dont aujourd'hui au moins quelques milliers se sentent légitimement lésés, mais qui sont représentés au moins partiellement par des parties civiles organisées à qui il ne manque que les moyens pour porter l'affaire en justice et épuiser les recours nationaux. Pour mener une telle action, il faut avancer de l'argent pas seulement des manifestations. Ces parties civiles pourraient faire campagne pour une levée de fonds destinées à mener ces actions (car le faire à titre individuel est trop couteux, et devrait pour réussir se faire par des dizaines d'actions individuelles, contre lesquelles la France pourrait encore payer les condamnations, et car il est impossible de le faire en France par une action collective comme aux USA ou au Canada, où ce sont les cabinets d'avocats qui se lancent eux-même dans la création de collectifs regroupant de nombreux particuliers et parties civiles ; en France de timides actions ont eu lieu de la part des organisations de consommateurs, hors des questions LGBT mais dans le domaine commercial et uniquement contre des organisations, pas contre l'Etat, mais chaque dossier individuel a du être étudié séparément et de nombreux rejetés pour des raisons techniques, car il n'a pas été tenu compte de leur témoignage, les décisions n'ayant pas eu non plus de portée globale et formant une jurisprudence applicable à tous, et les organisations n'étaient que parties civiles et pas reconnues elles-mêmes comme plaignantes mais uniquement comme témoins).
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De Xuban
COMMUNIQUE DE GAYLIB
ASSEZ DE PROMESSES, L’EGALITE MAINTENANT !
Comme chaque année depuis 2003, GayLib défilera à la marche des fiértés parisiennes pour manifester notre soutien au mouvement LGBT et à la cause qu’il défend: l’égalité pour tous et pour toutes.
Je vous invite à venir nombreux nous soutenir pour affirmer votre engagement en faveur de l’égalité des droits pour nos familles, nos couples, et affirmer que les LGBT sont des citoyens à part entière qui ont les mêmes devoirs et méritent les mêmes droits.
Cette année, Gaylib défilera sous ses propres et seules couleurs. Notre char ne sera pas financé par l’UMP et n’en portera pas le logo.
Nous continuons à faire confiance à Nicolas Sarkozy et au gouvernement pour mener à bien les réformes dont la France a besoin, au premier rang desquelles l’indispensable retour à l’équilibre des finances publiques.
Néanmoins, concernant les sujets spécifiquement LBGT, nous ne pouvons aujourd’hui que constater un grand décalage entre les revendications du mouvement gay dans son ensemble, et de GayLib en particulier, et les positions de l’UMP.
Si de nombreuses avancées permettent de penser que le gouvernement ne se désintéresse pas des questions LGBT, les deux grandes réformes qu’il s’était engagé à faire sont aujourd’hui au point mort: le reconnaissance de la famille homoparentale à travers le statut du tiers; la reconnaissance du couple homosexuel au même niveau que le couple hétérosexuel.
A l’heure où toute l’Europe accorde le mariage civil à tous les couples, où le gouvernement conservateur britannique fraichement élu consacre un véritable programme d’inclusion pour les gays lesbiennes et trans, notre famille politique semble incapable de se saisir de ces sujets et fait du sur place.
GayLib ne saurait s’accommoder de cette inaction.
Nous sommes dorénavant bien en avant de notre famille politique sur ces sujets, et nous ne pouvons que constater le décalage existant entre le mouvement gay et lesbien et l’UMP.
Cette position, nouvelle dans l’histoire de notre jeune mouvement associé et indépendant, met en évidence que notre soutien ne peut se manifester que dans l’exigence et le respect de la parole donnée.
Nous appelons ainsi notre famille politique à se ressaisir rapidement, et à mettre en œuvre, par l’inscription de ses mesures au calendrier parlementaire, l’esprit de liberté, de tolérance et de responsabilité qui la caractérise.
GayLib quant à elle, ne cessera pas de porter haut notre seule et unique revendication : l’égalité maintenant.
Emmanuel Blanc
Président de GayLib
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De NémoGizmo
bon, l'enjeu est surtout, pour eux, de ne pas se prendre une volée de bois vert en pleien face ce samedi à la Marche de la part de dizaines ou centaines de manifestant-e-s et de la part des assoces importantes... :o)
en revanche, à mes yeux, cette phrase est de trop, elle nuit clairement à la crédibilité de l'ensemble:
"Nous continuons à faire confiance à Nicolas Sarkozy et au gouvernement"
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De Xuban
@ NémoGizmo
Merci de citer la phrase complète et non tronquée laissant malhonnêtement entendre nous serions dans une attitude de confiance bienveillante sur les sujets LGBT avec le chef de l'executif.
"Nous continuons à faire confiance à Nicolas Sarkozy et au gouvernement pour mener à bien les réformes dont la France a besoin, au premier rang desquelles l’indispensable retour à l’équilibre des finances publiques."
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De NémoGizmo
aucune malhonneteté, tout le monde a pu lire en entier cette prose laborieuse :o)
tu veux qu'on liste les membres du CA de GayLib qui travaillent directementavec ou pour des ministres UMP (ou NC) actuels???? On verra si certains prennent vraiment leurs distances, et qui est "honnête" envers les LGBT, face au gouvernement!?
Reste que les mots que j'ai repris rappelent que vous soutenez encore l'UMP dans sa politique globale (y compris celle consistant à "faire carpette" face aux + homophobes des chefs d'Etat...), voilà ce que je pointe.
Reste aussi que, depuis le 13 mai, le député UMP Vanneste n'a nullement été sanctionné pour ses propos disant que les gays sont, en gros, pas loin des pédophiles. Ni le siège de l'UMP à titre collectif et officiel ni l'Elysée ni Fillon ni même la fédération du Nord (dont il dépend) n'ont rien fait.
qui ne dit mot, surtout face à un élu important et médiatisé, consent????
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De jlth
Je cite la phrase en entier pour ne pas heurter gaylib : "Nous continuons à faire confiance à Nicolas Sarkozy et au gouvernement pour mener à bien les réformes dont la France a besoin, au premier rang desquelles l’indispensable retour à l’équilibre des finances publiques."
Pour mener un "indispensable retour à l'équilibre des finances publiques", ne faudrait-il pas une exemplarité venant du plus haut niveau de l'Etat. Or, nous constatons tous la déliquescence continuelle trouvant son origine dans la confusion entre intérêt général et intérêts personnels, voire une perte complète de l'intérêt général.
Depuis 3 ans, la situation française ressemble de plus en plus à l'affairisme qui s'était développé sous le 2nd empire. Je vous invite d'ailleurs tous à relire, ou lire "la curée", 2e tome de son oeuvre majeure les ROUGON-MACQUART. La situation décrite est tout à fait transposable ...
En outre, sarko vient de déclarer qu'il souhaitait une "République exemplaire". Ne l'avait-il pas promis en 2007 ? Sa déclaration sous-entend qu'il admet qu'elle est loin d'être exemplaire. Il n'a donc rien fait sur ce point depuis son arrivée au pouvoir. Pourquoi ne commence-t-il pas à faire du ménage et remettre de l'ordre dans ce gouvernement calamiteux.
Un seul exemple : fillon vient de déclarer qu'il se désolidarisait de blanc en déclarant que ce dernier devrait rembourser ses 12000 euros de cigares. C'est tout de même un minimum. En matière de détournement de fonds publics, carc il s'agit bien de çà , il me semble que le code pénal prévoit une condamnation pouvant aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150000€ d'amende. Demander à blanc de simplement rembourser, l'exemplarité me semble bien partie, d'autant que sarko s'était d'ailleurs engagé sur une tolérance zéro.
Inutile de préciser que je ne fais pas confiance à sarko ni à l'ump, que ce soit pour redresser les finances publiques ou pour accorder une égalité des droits aux lgbt.