C'est la première «Journée de la bisexualité» en France
Cette initiative américaine, en fêtant ses dix ans, s'exporte enfin en France, grâce à l'association Bi'cause. Est-ce le premier pas d'une véritable représentation des bisexuels dans la communauté LGBT?

Le drapeau bi, créé par l'Américain Michael Page en 1998 (photo wikipedia).

Une fois par an, la communauté LGBT est cordialement invitée à se souvenir que la lettre «B» en fait partie. Et ce n'est pas gagné. Alors que les gays occupent encore l'écrasante majorité des prises de parole et de l'attention des médias, que les lesbiennes peinent à se faire entendre et que les trans commencent tout juste à prendre la place qui leur revient, les bisexuels sont décidément toujours aussi invisibles. Parce que méconnus? Ou muets?
10e anniversaire
L'une des rares tentatives de changer la donne, la Journée internationale de la bisexualité, célébrée chaque année depuis le 23 septembre 1999, connaît une certaine audience dans les pays anglo-saxons. Aujourd'hui, à l'occasion du dixième anniversaire de cette journée, l'association Bi'cause, le seule en France qui se propose d'être porte-parole des bisexuels, à l'origine du «Manifeste français des bisexuelles et des bisexuels», a décidé de la reprendre à son compte.
Mais de façon encore bien timide. La seule activité proposée est parisienne, et elle a lieu demain, jeudi 24: il s'agit d'une rencontre entre les membres de l'association et ceux qui souhaitent participer. Elle aura lieu au Banana café (13 rue de la Ferronnerie, 1er arrondissement) entre 20h et 22h.
L'occasion de compter les bonnes volontés et de faire une action de plus grand éclat l'an prochain?
Photo: les créateurs américains de la journée «Celebrate Bisexuality» en 1999: Wendy Curry, Michael Page et Gigi Raven Wilbur. DR.
Télécharger ici le manuel «Fêter le Corps et Continuer à vivre» de Bi'cause contre les IST.












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De NémoGizmo
c'est vrai que les bi" sont souvent invisibles.
quand ils sont marié-e-s et avec enfant(s), la majorité pense qu'elle doit vivre cachée pour éviter tout tracas.
c'est dommage, car certains sont... "des amours", ou des "bombes". Sans toujours s'en rendre compte.
ils restent très peu visibles hélas, y compris lors des "pride", partout en Europe et ailleurs. Aucune statistique fiable ne saurait d'ailleurs nous dire combien de "bis" il y a...
1 ami, "vrai" bi très tranquille, "à 50/50" (qui vit avec sa nana ET son mec!), me disait 1 jour: "en fait je ne suis pas bi. Quand je suis avec 1 mec, je suis gay, et quand je suis avec ma copine, je suis hétéro..."
en fait, la variété des situations n'est pas tjrs simple à faire comprendre aux homos... et le sentment "d'appartenance" est encore + diffus que chez les gay, lesbiennes ou trans qui restent isolés. Résultat, opur beaucoup de bi hommes, les choses se résument au sexe, pâr quelques vecteuyr que ce soirt: lieux extérieur de drague (parc, bois, aire d'autoroute...), sauna, sex-club/"bordel", ou via internet (ces mecs "ne recoivent" presque jamais, domicile conjugal & voisin-e-s oblige :-)....
une longue route, en somme...