Besançon: Anne Kronenberg, guest star du débat sur l'homophobie et l'éducation
«Éducation et homophobie, une forme de discrimination dans le système éducatif», est un colloque qui vient de s'achever à Besançon. TÊTU est allé à la rencontre de ses intervenants, dont Anne Kronenberg, militante qui a combattu à San Francisco aux côtés de Harvey Milk.

Crée il y a tout juste quatre ans, l'association Nouvel Esprit a décidé de monter, en moins de six mois, le colloque «Éducation et homophobie», un événement scientifique d’importance qui s'est tenu du 15 au 17 juin dans les murs de la faculté des lettres à Besançon. Avec cette question centrale: quels outils concrets peut-on produire pour combattre l'homophobie en milieu scolaire?
Pour Thibaut Jeunet, président actuel et co-fondateur de l'association, «l'idée, parmi d'autres, de rendre la retranscription des débats consultables facilement par l'ensemble des éducateurs, professeurs, enseignants, afin qu'il puissent facilement se doter d'informations pour mener des débats et actions concrètes dans leurs structures» serait un bon point de départ. Une collaboration avec les voisins suisses, belges, et même un rapprochement avec le Gris à Montréal, devrait permettre aussi de plancher sur des outils pédagogiques.
L'homosexualité au programme?
De visée internationale, «Éducation et homophobie» a drainé une centaine de participants, dont une grande majorité de militants et représentants associatifs, et un tiers d'étrangers.
«L'éducation est la mère de toutes les batailles», estime Louis-Georges Tin, présent à l'événement. L'activiste rappelle d'ailleurs que le Comité IDAHO (Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie), qu'il a créé, travaille pour que les problématiques LGBT soient intégrées dans les programmes scolaires.
Le ministre absent
Le colloque a même compté sa guest star américaine, l'activiste Anne Kronenberg (photo), militante qui a combattu dès les années 70, à San Francisco, aux côtés de Harvey Milk – et qui était d'ailleurs représentée dans le film du même nom. Elle a pu témoigner de bonnes initiatives en Californie, telle que la célébration du Harvey Milk day dans les écoles, justement. Un hommage et une façon de parler du combat LGBT. «Changer les perceptions de chacun par l'école est l'une des manières de faire accepter efficacement les changements, en l'occurrence, d'empêcher que les homosexuels souffrent de discriminations», a-t-elle confié à TÊTU.
En revanche, les organisateurs ont regretté un désistement: celui de Luc Châtel, le ministre de l'Éducation nationale. Le maire PS de Besançon, Jean-Louis Fousseret, a en revanche profité de l'occasion pour signifier son engagement dans la lutte contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie. Preuve d'un premier soutien, le financement par la municipalité de la majeure partie du colloque. Le reste ayant été honoré par le Conseil Général de Franche-Comté et l'association Nouvel Esprit elle-même.











LES CHAÃŽNES 














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De Têtunaute de l'Est
Comme c'est étonnant que le ministre Chatel se soit désisté...
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De rb45
c'est bien lui qui a juger le dessin animer "le baiser de la lune" inaproprié pour les écoles primaires...
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De NémoGizmo
Luc Châtel, ministre de l'Éducation nationale, qui déserte, oh oui, quelle surprise?!!
en effet, il était monté au créneau CONTRE le petit film soft animé "le baiser de la Lune".
il avait peur que des tomates ou des oeufs salissent son brushing de censeur anti-LGBT?
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De Kech
@Némo
Moi j'optais plus pour lui lancer des poissons mâles... ;)