Victimes d'homophobie: la police et la gendarmerie se doivent d'enregistrer les plaintes
Cette obligation est désormais affichée dans chacun de ces services, sur la "Charte de l'accueil du public et des victimes".
Les victimes d'agressions homophobes rencontrent parfois des difficultés à faire enregistrer leur plainte auprès des services de police ou de gendarmerie (lire Quotidien du 5 juin). "Après avoir rencontré de nombreux policiers et gendarmes ainsi que certains de leurs représentants syndicaux, le Collectif contre l'homophobie a découvert que c'est la pression politique au sujet des statistiques de la délinquance qui pousse certains agents à user de manœuvres dilatoires et dissuasives pour ne pas enregistrer les plaintes des victimes", explique son président, Hussein Bourgi. Il a longtemps, avec d'autres associations d'aide aux victimes, réclamé un rappel de l'obligation d'enregistrement des plaintes, notamment récemment auprès de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, en juillet. Elle avait alors demandé à ses services d'envisager l'introduction d'une disposition dans la future LOPSI (Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) qui sera votée dans les prochains mois. En attendant, cette obligation figure à l'article 5 de la Charte de l'accueil du public et des victimes désormais affichée dans tous les bureaux de police et unités de gendarmerie: "les services […] sont tenus de recevoir les plaintes déposées par les victimes d'infractions pénales, quel que soit le lieu de commission", est-il écrit. "L'aboutissement d'une de nos revendications bénéficiera à toutes les victimes", se félicite Hussein Bourgi, qui promet toutefois d'être vigilant à toute infraction à cette règle, clairement établie et désormais affichée.











LES CHAÃŽNES 













