Vanneste blanchi: "Trois millions d'homosexuels sont consternés"
"La décision de la Cour de cassation semble relever d'un autre âge", déclarent les associations qui avaient porté plainte.
Suite à la décision de la Cour de cassation de casser la condamnation de Christian Vanneste, les associations SOS homophobie, Act Up-Paris et le Sneg, initiatrices du procès qui a vu le député UMP condamné à deux reprises, ont réagi ainsi aujourd'hui, mercredi 12 novembre:
"La Cour de cassation paraît ainsi valider des propos qui portent atteinte à la dignité des homosexuels présentés par M. Christian Vanneste comme inférieurs moralement aux hétérosexuels et dangereux pour la survie de l'humanité. À l'heure où des personnalités de tout bord s'engagent en faveur du "manifeste pour l'égalité réelle", la décision de la Cour de cassation semble relever d'un autre âge.
"Le respect du principe fondamental de la liberté d'expression, tel qu'il est défini par l'article 10 de la convention européenne des droits de l'homme, ne saurait en aucune manière justifier une atteinte intolérable à la dignité de la personne des homosexuels. Ces derniers apparaissent une fois de plus comme une catégorie de "sous hommes" que l'on pourrait injurier à loisir. L'histoire ne serait-elle alors qu'un éternel recommencement faisant revivre les pires heures, celles qui précisément considéraient qu'il y avait la race et les sous races.
"Nous ne pouvons que déplorer l'analyse de la Cour de cassation, qui ne paraît pas conforme à l'esprit de la loi du 30 décembre 2004 permettant la poursuite des injures homophobes.
"Ce dernier texte demeure la référence incontestable et permettra tôt ou tard aux 3 millions de français homosexuels d'être reconnus pour ce qu'ils doivent être: des citoyens à part entière."
Photo: Paul Parant pour Têtu.

















