Vanneste blanchi: GayLib "profondément consterné"
Le groupe homo de l'UMP n'accepte pas qu'on puisse se poser la question de l'infériorité des homosexuels, et que leur injure soit permise.
Dans un communiqué paru au lendemain du blanchiment de Christian Vanneste pour injure envers les homosexuels (lire article du 12 novembre), et intitulé "Casse toi pauv' Pédé", GayLib exprime sa "profonde consternation".
Pour Emmanuel Blanc (photo), président de ce groupe homo de l'UMP, "cet arrêt de la Cour de cassation va hélas donner à croire aux homophobes qu'ils peuvent exprimer leur haine en toute impunité. C'est précisément ce que la loi de 2004 voulue par le gouvernement de Jean Pierre Raffarin a voulu combattre. La quintessence de la liberté d'expression peut-elle consister à insulter son prochain? Ainsi, les homosexuels français seraient-il des inférieurs, des sous-femmes et des sous-hommes, qu'il serait encore possible d'injurier à volonté? Nous n'acceptons même pas qu'on puisse se poser cette question en 2008!"
"Nous regrettons cette interprétation de la loi de 2004, et nous ne manquerons pas d'utiliser très directement notre liberté d'expression, conclue Gaylib. Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser insulter et mépriser par les sectaires, les intégristes de toute sorte et les nostalgiques d'un Ordre moral."
Photo: DR.























