Une marche silencieuse un an après le meurtre de Laurent Francazal
Le Toulousain tué en 2006 aurait connu son agresseur sur un site de rencontres. Le Collectif contre l'homophobie lance un appel à témoins.
L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances du meurtre de Laurent Francazal, retrouvé deux jours après sa mort à son domicile toulousain, en décembre 2006 (lire Quotidien du 15 janvier). Le suspect, Hakim Edir, déjà condamné pour de multiples vols, violences et affaires de stupéfiants, aurait reconnu le meurtre mais nie la préméditation et l'intention de tuer. "Il affirme que c'est pour se dégager de l'emprise de la victime qui l'a frappé", a expliqué son avocat, Me Pujol, à la Dépêche du Midi lors de la reconstitution du meurtre, en novembre. Avant de dérober la carte bancaire de sa victime, Hakim Edir aurait informé un ami de son projet de cambriolage. Laurent Francazal avait informé son entourage de ses contacts par internet et SMS avec son futur agresseur, puis de relations sexuelles au cours d'une première rencontre. Une marche silencieuse rendra hommage à Laurent Francazal, le samedi 15 décembre, départ à 14 heures du square Charles-de-Gaulle, à Toulouse. Le Collectif contre l'homophobie lance un appel à témoins par mail (collectifcontrelhomophobie@hotmail.com) en direction de personnes qui auraient rencontré Hakim Edir, en particulier "un homosexuel de couleur noire dont le prénom commence par D.", qui aurait pu être sa prochaine victime.











