Une Journée des femmes tendue et "barbue"
La Journée des femmes du 8 mars a rassemblé entre 400 et 500 personnes pour une marche festive et colorée dans les rues de Paris.
La marche féministe du 8 mars à Paris a sonné le réveil d'une nouvelle générations de féministes. À l'appel d'Act Up-Paris et des Panthères roses, entre autres, ce sont entre 400 et 500 personnes qui ont marché depuis la Place de la République jusqu'à la Fontaine des innocents où un rassemblement avait lieu avec les autres collectifs féministes (Lire Quotidien 7 mars). L'importance des problèmes rencontrés par les femmes dites "minoritaires" (femmes séropositives, sans-papières, trans', lesbiennes, musulmanes, travailleurs du sexe etc.) ont été rappelées par les organisateurs et la volonté commune de reconstruire un vrai mouvement féministe, réaffirmée.
Le nouveau groupe d'action féministes La Barbe a collé une barbe bien visible sur la statut de la République pour dénoncer le phallocentrisme de la République française. Selon une membre du groupe la Barbe, à l'arrivée à la Fontaine des Innocents, des militantes du CNDF ont refusé de donner la parole à Zezetta, une travailleuse du sexe. Des coups auraient même été distribués par ces mêmes personnes.
Dans le Finistère, l'association LAM, (lesbiennes à Morlaix) s'est fait remarquer en diffusant un message sur tous les panneaux lumineux de la mairie dans la ville, déclarant: "L'association LAM, lesbiennes à Morlaix, vous souhaite à toutes une bonne journée de la femme". "Comme il n'y avait pas beaucoup de messages, le nôtre est passé très souvent, toutes les minutes, raconte amusée Lisbeth, de l'association LAM. En plus, le samedi c'est le marché chez nous, il y a plein de monde dans le centre ville. Et à la mairie, la responsable de l'affichage des panneaux m'a très bien accueillie."
Photo Act-Up Paris et La Barbe











