Trois obédiences maçonniques déplorent l'arrêt blanchissant Vanneste
"Une régression pour tous les humanistes attachés au respect de la dignité de la personne", estiment-elles.
Trois des principales obédiences maçonniques considèrent l'arrêt de la Cour de cassation blanchissant le député Christian Vanneste, poursuivi pour propos homophobes, comme "une régression pour tous les humanistes attachés au respect de la dignité de la personne", dans un communiqué commun diffusé mercredi. "Si les francs-maçons sont très attachés à la liberté d'expression, et notamment dans la presse, ils considèrent qu'il appartient aux élus de la République, dans l'exercice de leurs mandats publics, de respecter l'ensemble des citoyennes et des citoyens auxquels ils s'adressent et qu'ils représentent", estiment le Grand Orient de France, la Grande loge féminine de France et la Fédération française du Droit humain. "Les élus de la République qui tiennent ces propos font en définitive le lit du communautarisme en provoquant, en réaction, des attitudes de repli identitaire chez des personnes qui se sentent stigmatisées au mépris de l'égalité républicaine qui ne reconnaît que des citoyens égaux en droits et en devoirs", selon le texte. "La décision de la Cour de cassation constitue donc un très mauvais signal au moment où la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, NDLR) note combien les efforts sont encore nécessaires pour lutter contre toutes les formes de discrimination dans la société française", indiquent encore les trois obédiences maçonniques.











